18 septembre à Montpellier: A nouveau, intimidations, provocations et agressions par des militants d’extrême droite

Communiqué du collectif Montpellier contre l’extrême-droite

Ce jeudi 18 septembre, la journée de mobilisation sociale forte qui a réuni plus de 10.000 manifestant.es à Montpellier a été ternie par l’arrivée d’un groupe d’une quinzaine d’individus venus provoquer les manifestant.es sur l’esplanade, à la fin de la manifestation. Dans ce groupe, nous avons pu identifier plusieurs militants identitaires connus. D’autres sont des ultras de la Butte Paillade, groupe de supporters du MHSC, qui n’avaient pas l’air d’être gênés plus que ça par la présence de militants d’extrême droite dans leurs rangs.

Police complice ?

Ces individus étaient suivis de près par la BAC qui ne les a aucunement inquiétés.

Ils ont été repoussés jusqu’à la fontaine des Trois Grâces par les manifestant·es jusqu’à ce que la police s’interpose face aux manifestant.es pour permettre aux provocateurs de repartir sans la moindre inquiétude. (vidéo à l’appui).

Fortes de ce soutien, ces mêmes personnes, la plupart ayant le visage dissimulé par des cache-cous et équipées pour certaines de gants coqués sont en début d’après-midi allées intimider et insulter les lycéen·nes de Joffre devant leur lycée (vidéo et communiqué des lycéens à l’appui), jusqu’à ce que le proviseur mette ces lycéen.nes à l’abri dans l’établissement : encore une fois, cette milice d’extrême droite au visage dissimulé volontairement et armée n’a été ni interpelée, ni contrôlée, ni arrêtée.

Pire encore, confiants et toujours libres comme l’air, ils ont pu continuer leur déambulation depuis le centre ville, multipliant les agressions physiques notamment sur la place des Beaux-Arts lorsque des clients d’un bar se sont opposés à leur présence. Au moins trois personnes ont été blessées dont une qui a été rouée de coups au sol et transportée à l’hôpital avec plusieurs fractures au visage. Ce n’est pas la première fois que des agressions violentes commises par des nervis d’extrême droite se produisent à Montpellier. Nous rappelons ici la condamnation d’un membre du bloc Montpelliérain après l’attaque d’un militant syndical lors de la fête des fanfares 2024

Deux poids, deux mesures

Nous dénonçons une situation des plus inquiétantes et demandons  des comptes : le dispositif policier démesuré mis en place a conduit à de nombreux contrôles avant même le début de la manifestation, 21 personnes ont été arrêtées dont 18 placées en garde à vue pour visage dissimulé. 

Pourtant, pendant ce temps, un groupe violent et armé, identifié et sans équivoque sur ses intentions, provoque et agresse en présence de la police nationale et municipale, de policiers en civil ou sous les caméras de la ville et de tous les dispositifs de surveillance déployés ce jour-là !

Stop à l’impunité de l’extrême droite et de ses complices !

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