LIEN : La déclaration d’utilité publique est caduque !

Ce vendredi 17 septembre 2022 à 15h30, des militant.es de SOS Oulala, Greenpeace, Alternatiba, XR, FNE, LFI du Pic Saint-Loup et Gauche écosocialiste se sont retrouvés devant la Préfecture de l’Hérault pour déposer une lettre au Préfet.

Cette lettre, rédigée par un cabinet d’avocat et signée par de nombreuses associations environnementales, s’appuyait sur la caducité de l’arrêté de Déclaration d’utilité publique du LIEN (prise en 2015, valable 5 ans et non renouvelée depuis) pour demander au préfet d’arrêter les travaux du LIEN, puisque ceux-ci se poursuivent en toute illégalité. Hélène Ilbert de SOS Oulala a rappelé que ce projet de contournement routier ne réduira pas les embouteillages mais poursuit la logique du tout-voiture dans un contexte de crise climatique de plus en plus aïgue. Elle était la veille à l’Assemblée nationale pour rencontrer des parlementaires au nom du collectif « la déroute des routes », qui demande un moratoire sur les projets routiers.

Sylvain Carrière, député NUPES, est venu une nouvelle fois soutenir la lutte contre le LIEN. Il a en juillet dernier interpellé Jean Castex sur le LIEN, lors d’une audition dans la commission Développement durable dont il est membre, et celui-ci, lui a répondu….sur le bien fondé du COM, qu’il soutient, à fond, comme tous les projets routiers budgetivores et climaticides.

J’ai rappelé que ce projet du LIEN datait des années 80, bâti sur un modèle de développement dont on sait aujourd’hui à quelles catastrophes il nous a conduit, et dénoncé l’aveuglement des pouvoirs publics qui continuent comme si de rien n’était, à ne pas prendre en compte les enjeux climatiques dans leur prise de décision, alors que tout projet aujourd’hui devrait être considéré à l’aune de ces enjeux.

Evidemment, il n’a pas été possible de remettre la lettre au Préfet, nous l’avons donc glissée à travers les grilles.

La Préfet est toujours main dans la main avec le Conseil départemental, qui joue la montre, et a accéléré tout l’été les travaux, arrosant le chantier trop sec alors que tout le département manquait d’eau ! Mais rien n’est perdu. La nature est résiliente et tant que ce n’est pas bétonné, tout peut encore être arrêté. Malgré l’échec du recours devant le conseil d’Etat, la bataille juridique se poursuit avec le recours de FNE sur les espèces protégées. Mais la victoire ne peut être que politique. Il faut que le gouvernement annule ce projet d’un autre temps, comme à Notre-Dames-des Landes, en prenant acte de la mobilisation sur place et des nouveaux enjeux qui, comme l’arrêté de déclaration publique, rendent ce projet caduc.

Nous, en attendant, avec le soutien de nos trois député.es NUPES , de toutes les associations environnementales locales et de la détermination des militant.es climatiques, on ne lâche rien !

Delphine Petit

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