Répondre aux crises sociales et à la catastrophe écologique : Les communs et la planification écologique
La situation est sérieuse. L’inflation galope, le chômage et la précarité aussi, avec dans ce paysage une montée de l’extrême droite qui prend le pouvoir un peu partout dans le monde, en Europe. Côté planète, la situation s’accélère avec des déluges, des incendies, la sécheresse, la pollution de l’eau, et une biodiversité qui se réduit de jour en jour. Mais rien n’est joué, nous pouvons agir afin de changer ce système, le capitalisme, avec en tête l’émancipation de toutes et tous, la justice sociale et la préservation de la planète. L’horizon que nous proposons avec d’autres, c’est l’écosocialisme. Parmi les outils pour y parvenir se trouvent la planification écologique et démocratique et l’accès gratuit aux biens communs essentiels comme l’eau, l’énergie, la santé, la mobilité…
Planification écologique et démocratique :
Répondre aux besoins sociaux sans nuire à la planète La planification écologique et démocratique est une approche globale différente des plans étatiques du XXe siècle, car elle propose une vision où les décisions majeures sont prises collectivement, intégrant non seulement les besoins humains mais aussi la santé de notre planète.
Des communs à préserver pour toutes et tous.
Les communs représentent notre patrimoine collectif, des ressources naturelles aux connaissances partagées. Ces biens communs comprennent tout, de l’air pur et de l’eau potable à la culture, l’éducation, la santé, la mobilité. La gratuité d’accès aux communs est cruciale pour garantir une égalité fondamentale, encourager la solidarité et promouvoir une utilisation durable de ces ressources. Elle s’inscrit dans une vision de préservation de la planète, des écosystèmes et des ressources naturelles encourageant une utilisation responsable plutôt que l’exploitation excessive : Les premiers m³ d’eaux gratuits garantissent par exemple ce droit aux biens communs en évitant le gaspillage grâce à une tarification qui augmente avec la consommation pour les m³ supplémentaires. C’est une des réponses aux défis climatiques et environnementaux auxquels nous devons faire face.
Gratuité d’accès aux communs : un choix de société juste.
La gratuité d’accès aux communs est bien plus qu’une simple commodité. C’est un choix de société affirmant que l’accès équitable aux ressources fondamentales est un droit, pas un privilège. Cela signifie que chacun, indépendamment de sa situation financière, a le droit de vivre dignement, de se loger, se chauffer, se nourrir, se cultiver, s’émanciper.
Solidarité : la gratuité comme lien social.
La gratuité d’accès aux communs favorise la solidarité. Cela s’oppose à un modèle basé sur la compétition et l’exclusion. En gros, ce n’est pas aux plus pauvres de prouver qu’ils ont droit à une tarification sociale, puisque c’est gratuit pour tout le monde. Mais cette gratuité est financée par l’impôt, auquel chacun contribue en fonction de ses moyens, et par le partage des richesses. Et la jouissance de ces communs se fait en fonction de besoins définis collectivement et démocratiquement. Même si c’est perfectible et à défendre, nous l’avons pour l’éducation et la santé, gagnons encore en qualité de vie en planifiant l’accès à l’alimentation, la mobilité, l’énergie, la culture… De nombreuses choses restent à inventer.
La planification démocratique est l’outil nécessaire pour mettre en place la gratuité d’accès aux communs : les décisions sur la gestion, les besoins et les financements des ressources communes sont prises démocratiquement, par celles et ceux qui y travaillent ou en ont l’usage. À Montpellier, après les premiers m³ d’eau gratuits, les transports en commun sont désormais gratuits. C’est un acquis social mais aussi écologique. C’est un premier pas, il faut aller plus loin. Il faut élargir la gratuité aux cantines scolaires, temps périscolaires, accueil scolaire et aux premiers kWh électriques…, il faut la gratuité des transports en commun pour tout le monde et pas seulement pour les habitant·es de la Métropole. On continue !

