19 novembre : STOP aux violences sexistes et sexuelles

Manifestation samedi 19 novembre 2022 à Montpellier :
14h30 – Place de la Comédie



Pour que nos vies ne soient plus classées sans suite, tous.tes dans la rue le 19 novembre !
L’ensemble des associations féministes et organisations syndicales signataires de ce texte appellent tous•tes celles et ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles à manifester le SAMEDI 19 NOVEMBRE 2022 à MONTPELLIER, rassemblement 13h30 et départ de la marche 14h30 place de la Comédie.
En 2022, les violences sexistes et sexuelles restent massives !
Elles abîment et parfois brisent la vie de millions de femmes, de personnes LGBTQIA+, d’enfants, de familles. Face à cette réalité, une prise de conscience collective a eu lieu. Mais elle n’est pas suffisante. Alors qu’il est maintenant devenu évident que le président de la République et ses gouvernements sont en décalage avec les attentes de la société sur ces questions et ne mènent pas de politiques publiques adaptées à l’enjeu, nous appelons la société tout entière à se mobiliser, dans chaque ville, chaque école, chaque université, chaque établissement de santé, chaque entreprise, chaque parti politique, et sur les réseaux sociaux.
Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps !
Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent aussi, souvent, au croisement d’autres discriminations racistes, classistes, validistes, psychophobes, LGBTQIA+phobes, grossophobes, âgistes, islamophobes, antisémites, xénophobes, etc.
Nous serons dans la rue le 19 novembre pour dénoncer des réalités insupportables, que tous•tes doivent connaître !
Quand 225 000 femmes sont victimes de la violence de leur conjoint ou ex-conjoint chaque année, quand un tiers des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail, quand 80 % des femmes handicapées sont victimes de violences, quand 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe, quand 69 % des femmes racisées sont victimes de propos discriminants au travail, quand les femmes grosses ont 4 fois plus de risque d’être discriminées au travail, quand 6,7 millions de français.es ont subi l’inceste et que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, quand des patient•e•s sont violé•e•s dans des cabinets gynécologiques ou des maternités, nous n’avons pas le choix ! Et nous appelons toute la société à nous rejoindre !
Nous manifesterons pour porter la voix de celles qui ne peuvent plus parler !
La voix des 700 femmes assassinées sous la présidence d’Emmanuel Macron, et de toutes celles qui l’ont été sous les gouvernements précédents.
Nous serons aussi dans la rue le 19 novembre pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles au travail et l’inaction des employeurs, qui silencient et discréditent la parole des victimes, minimisent les faits, refusent d’enquêter. Chaque jour en France plus de 20 viols ou tentatives de viols ont lieu sur le lieu de travail. Il est urgent de généraliser les plans de prévention au travail. Tout comme il est urgent de comprendre que protéger les victimes de violences conjugales doit aussi se faire en instaurant de nouveaux droits qui les protègent dans leur parcours professionnel. L’interdiction de licenciement, les journées d’absence rémunérées et le droit prioritaire à la mobilité géographique et fonctionnelle, sont des mesures essentielles pour leur garantir indépendance financière et sécurité de l’emploi.
Et alors que la crise économique touche les couches de la population les plus précaires, notamment les femmes, les personnes LGBTQIA+ et les personnes racisées, il est également urgent de revendiquer l’augmentation de tous les revenus et leur indexation sur l’inflation.

Nous manifesterons aussi pour crier notre colère face au fonctionnement intrinsèquement défaillant des institutions, notamment de la justice et de la police.
Alors que les discours publics incitent les victimes à parler et dénoncer les violences sexuelles subies, des personnages politiques de premier rang prennent la parole pour défendre haut et fort les agresseurs, y compris lorsqu’ils ont été condamnés, envoyant un signal d’impunité à toute la société. Aujourd’hui des hommes puissants, connus, accusés de viol, instrumentalisent la justice pour attaquer leurs victimes à travers des procès bâillons avec pour seul but de faire peur et de réduire les victimes au silence.

Aux violences dénoncées s’ajoute la violence institutionnelle.
Lorsque les victimes portent plainte ou saisissent la justice pour faire valoir leurs droits, les institutions rejettent massivement leur parole. Absence d’enquêtes, blâme des victimes, discrédit de la parole des enfants, déqualification des viols, classements sans suite, peines dérisoires. Partout en France, tous les jours, des milliers de victimes de ces violences sexistes et sexuelles entendent leur parole niée ou décrédibilisée, se voient humilié.es et attaqué.es.

Lorsque nous, mouvements féministes, portons dans le débat public des violences que les institutions refusent de traiter, le Président de la République parle de tribunal médiatique et d’inquisition, et appelle à « laisser la justice faire son travail ». Son travail ? Les chiffres sont sans appel ! 80 % des plaintes pour violences au sein du couple sont classées sans suite ; 65 % des victimes de féminicides avaient saisi les forces de l’ordre ou la justice ; 2 victimes sur 3 font état d’une mauvaise prise en charge lorsqu’elles veulent porter plainte ; 90 % des plaintes pour harcèlement sexuel au travail sont classées sans suite ; seulement 0,6 % des viols sont condamnés ; 92 % des enfants qui parlent des violences sexuelles ne sont pas protégé.es.

Il est temps que l’ensemble de la société et les pouvoirs publics regardent en face cette situation, qui ne relève pas de dysfonctionnements ponctuels, mais d’un système qui reproduit les mécanismes de violence et de domination qu’il est censé combattre.

Le 19 novembre, créons ensemble un raz-de-marée dans la rue pour crier notre colère, et porter l’urgence de protéger les victimes et garantir à chacun•e son droit fondamental de vivre à l’abri des violences.
SIGNATAIRES :
– Nous Toutes 34,@planningfamilial.herault, @cqfad, la gauche écosocialiste 34,  @collectifallinclusive, PCF 34, SCUM, @cidff.34
– Humains et dignes, UCL, @sudakasfeministas ,@lesmixeusessolidaires, @supportyourlocalgurlgang, EELV, NPA 34, médecins du monde,
– FSU 34, CGT 34, Solidaires 34, collectif enfantiste, @revisherault,  @collectif_martine, LDH montpellier, Appel égalité
– Fédération de l’hérault du parti socialiste, @l.ultraviolette, Ensemble! Hérault, SOS homophobie Languedoc Roussillon

Contre les violences sexistes et sexuelles, rejoins le pôle anticapitaliste ! 
Manifestation samedi 19 novembre 2022
14h30 – Place de la Comédie
Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, et aux minorités sexuelles et de genre, arrive dans un contexte de crise sociale et politique. La montée de l’extrême droite renforcée par les politiques racistes du gouvernement menace les droits de toustes, souhaite voir un retour à l’ordre moral et un renforcement de la structure familiale traditionnelle. Les attaques réactionnaires transphobes et anti-féministes se multiplient. Les polémiques à répétitions sur la question du voile et de l’islam de la part du gouvernement et de l’extrême droite sont une violence sexiste supplémentaire.
Toutes les femmes et les minorités sexuelles et de genre sont concernées par les différentes formes de violences sexistes. Elles sont ancrées dans un système global d’exploitation et de domination patriarcal qu’est le capitalisme. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son (ex-) conjoint ; en cinq ans, sur la période 2016-2021, le nombre d’actes anti-LGBT+ a doublé (+104%). Il y a urgence à se mobiliser !
Les violences faites aux femmes et aux minorités sexuelles et de genre sont aussi économiques. La crise sanitaire liée au Covid 19 a accéléré la dégradation des conditions matérielles d’existence des personnes les plus vulnérables. Parmi elles, les migrant-e-s, les personnes sans domicile fixe, les travailleur-euse-s pauvres, les mères isolées. Les femmes et les personnes LGBTQI, sur-représentées dans ces catégories, ont davantage été soumises aux pressions et aux violences, que ce soit sur leur lieu de travail, dans l’espace public ou dans la sphère conjugale et familiale. Les travailleur-euse-s de l’éducation, du soin, du commerce, du nettoyage ont été au cœur des activités dites essentielles. Et pourtant, les métiers de ces secteurs dits “féminisés” restent dévalorisés, sous-payés. Précariat, temps partiels imposés, retraites au rabais, les femmes et les minorités de genre n’échappent pas aux conséquences matérielles de l’exploitation capitaliste, et les réformes de Macron (chômage, retraites, etc) ne font qu’empirer la situation des femmes et des minorités sexuelles et de genre ! Il faut reconquérir une protection sociale amplifiée face aux risques liés au travail, à la santé, à la vieillesse, dans un contexte d’attaques du gouvernement contre nos droits (retraite, chômage, maladie), et imposer le partage des richesses.
C’est pourquoi nous vous invitons à constituer un pôle anticapitaliste et revendicatif lors de la manifestation contre les violences sexuelles et sexistes du 19 novembre, à 14h30, place de la Comédie à Montpellier.
Ensemble ! 34 – Gauche Écosocialiste 34 – NPA 34 – Révolution Permanente – Union Communiste Libertaire 34.
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Gauche écosocialiste 34
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