Agglomération de Béziers : gestion calamiteuse, non à l’impôt Couderc.

La liste “unitaire, communiste, 100% à gauche et solidaire” a manifesté lors de la séance du conseil

communautaire de la communauté d’agglomération du 24 octobre.

Elle dénonce une gestion calamiteuse au profit de quelques privilégiés. La presse a rendu compte de ces prises de position.

COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION – VILLE DE BEZIERS :

UNE GESTION CALAMITEUSE AU PROFIT DE QUELQUES PRIVILEGIES.

LES MENAGES SONT MIS LOURDEMENT A CONTRIBUTION.

ET LA SITUATION S’AGGRAVE…

La communauté d’agglomération présidée par Raymond Couderc est au bord du gouffre en raison :

• d’une politique d’investissements pharaoniques dont les coûts dépassent les coûts annoncés lors de la prise de décision ; par exemple, le coût que devait supporter la communauté pour la construction de la médiathèque était prévu à hauteur de 6 M€ ; il s’établit à 19 M€.

• d’une politique de bailleur de fonds pour la satisfaction des intérêts des entrepreneurs ; par exemple, sauvetage de l’équilibre économique de l’opération du carrefour de l’Hours, acceptation de la gestion de l’aéroport.

Ces choix conduisent à instaurer une fiscalité additionnelle (taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti) qui va s’ajouter à une pression fiscale anormalement élevée à Béziers.

Une augmentation de la taxe professionnelle n’est à aucun moment évoquée alors qu’une augmentation d’environ 7 points aurait suffi à combler le gouffre des finances de la communauté : Raymond Couderc préfère ponctionner les ménages les plus modestes et épargner ses amis patrons.

La ville de Béziers est gérée selon les mêmes choix politiques et les indicateurs financiers se trouvent dans le rouge.

En effet, les principaux ratios (charges de personnel, taxe d’habitation, endettement et capacité d’autofinancement témoignent de cette gestion désastreuse.

Plus grave, les seuils d’alertes définis par le ministère des finances traduisent une situation très dégradée : la ville de Béziers se trouve dans une situation financière critique.

Compte rendu
La liste “unitaire, communiste, 100% à gauche et solidaire” a manifesté lors de la séance du conseil

communautaire de la communauté d’agglomération du 24 octobre.
Sur la pancarte, signée “PCF-LCR-citoyens” on pouvait lire : “agglo : non à l’impôt Couderc”
Au cours de cette séance a été adoptée la création d’une fiscalité additionnelle.
Les Biterrois et habitants des communes membres de l’agglomération verront donc leurs impôts locaux augmenter pendant que l’UMP Raymond Couderc :

– dilapide l’argent public dans des projets pharaoniques (médiathèque qui a couté 19 millions d’euros au contribuable au lieu des 6 millions initialement prévus…)
– poursuit sa politique de soutien et de cadeaux distribués avec largesse au patronat (aéroport de Béziers…)

Les élections municipales sont passées, la lutte continue !

Joel

Article de Midi Libre Béziers

Édition du mercredi 29 octobre 2008 Ph. Olivier GOT

Après le vote du désormais fameux “impôt agglo”, les réactions ne finissent pas de tomber et de susciter passions, commentaires et même alternatives. Les membres de la liste “100 % à gauche” et ceux du Mouvement des jeunesses socialistes avancent ainsi, chacun à leur manière, des solutions pour contrer l’augmentation de la pression fiscale.

Ainsi, Aimé Couquet, seul élu de la liste communiste, LCR et citoyenne au conseil municipal apporte-t-il sa contribution : « Puisque, pour Béziers, l’agglo va prélever 103 € en moyenne par foyer fiscal, nous demandons que la commune, le 24 novembre prochain, lors du débat d’orientation budgétaire, propose de baisser ses taux d’autant pour récupérer, par vases communicants, comme le dit souvent Raymond Couderc, cette même somme »

. Pour enfoncer le clou, 100 % à gauche va lancer, dans les jours qui viennent, une pétition visant donc à atténuer les taux de la taxe d’habitation, du foncier bâti et non bâti : « Seulement, Raymond Couderc ne le fera pas car la situation financière de la Ville est catastrophique » . Et de pointer le doigt avec Joël Clairembaux, son colistier, sur un « endettement en très forte progression » , « des charges de personnel qui pèsent de plus en plus lourd » malgré les « transferts de compétences » ou encore « une annuité de la dette par habitant une fois et demi supérieure à la moyenne nationale » .

Si communistes et LCR veulent un débat public sur la législation intercommunale épousant « les critères de Maastricht visant à supprimer, à terme, les 36 000 communes françaises » , les jeunes du MJS ont également des idées sur la taxe additionnelle de l’agglo.

A cet effet, dix propositions viennent d’être mises en ligne sur internet (www.mjs-beziers.com) et ont été présentées hier. Anthony Florins, animateur local les énumère ainsi : « Donner la priorité au développement des zones d’activités économiques pour créer de la taxe professionnelle ; voter une délibération d’urgence pour reconsidérer le projet de déménagement de l’IUT permettant d’économiser 20 M€ ; attribuer la compétence de la gestion des ordures ménagères permettant d’obtenir une dotation globale de fonctionnement de l’Etat plus importante, réaliser des économies de masse en réalisant une vraie intercommunalité et en mutualisant réellement les moyens ; repenser et reporter le projet de piscine sud à Sérignan ou Valras ; établir un schéma de développement durable sur le plan économique et financier pour le Carrefour de l’Hours, véritable gouffre financier ; refuser la construction d’un nouvel hôtel d’agglomération ; faire de Béziers Méditerranée, un pôle étudiant attractif pour un vrai pole de réussite ; lancer une concertation globale en vue de la fusion des communautés de communes voisines ; ne plus prendre à la légère des projets tels que la construction pharaonique de la médiathèque » . Une pétition sur le net est également lancée ainsi que l’opération “chèque barré” visant à envoyer à Raymond Couderc un document bancaire fictif de 92 € pourvu de la mention “annulé”.

Photo issue de l’article de l’Hérault du Jour

Communiqué(PCF – LCR – CITOYENS)

En ces journées d’automne, les élections municipales et sénatoriales
passées, «l’impôt nouveau est arrivé» ! Il n’est pas gouleyant. Il a un goût
âcre. Raymond COUDERC, Président de l’Agglo nous dit: «il faut l’avaler
courageusement».
NON, nous n’acceptons pas ce diktat.
Qu’en est-il? De la coopération intercommunale nécessaire et librement
consentie, nous avons assisté à une fuite en avant dans des projets coûteux
tant en investissement qu’en fonctionnement.
Cette coopération devait permettre aux communes de soulager leur
pression fiscale. Il n’en est rien!Il devait y avoir plus de concertation, de
démocratie. Résultat: le citoyen est éloigné du centre de décision. C’est
seulement un aréopage qui n’est pas soumis au suffrage universel direct qui
coupe et qui tranche.
Maintenant, nous sommes priés de «passer à la caisse» ! Alors que les
salaires, les pensions sont bloqués, que le pouvoir d’achat est en baisse, une
fois de plus, c’est le contribuable de base qui va trinquer.
Pendant ce temps, Nicolas SARKOZY, l’ami politique de Couderc, trouve
plus de 360 milliards d’euros à verser aux banques coupables de
boursicotage et malades de capitalisme !
NON! NOUS DISONS NON A L’IMPÔT COUDERC!

PCF – LCR – CITOYENS
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