Solidarité avec le peuple grec!

D’Athènes à Paris en passant par Porto, Madrid…l’Europe du capital et le FMI agressent les peuples!

Fillon: “on va prendre des décisions qui seront des décisions difficiles” (5 mai) Il est ainsi impératif, a-t-il dit, de “baisser la dépense” publique -“dont les dépenses sociales”- qui est aujourd’hui “trop élevée” (Nouvel Observateur 6 mai)

Vidéo Point d’actu du NPA: http://www.dailymotion.com/video/xd6ywn_point-actu-npa-avec-pierre-francois_news?start=0

Vidéo Conférence de presse de l’appel “La retraite, une affaire de jeunes !“: http://www.dailymotion.com/video/xd6d5o_conference-de-presse-la-retraite-un_news?start=33

Mercredi 5 mai les syndicats grecs appellent à une journée de grève générale contre les restrictions budgétaires.


Rassemblement de solidarité ce même mercredi à 18H à Montpellier place de la Comédie à l’appel des organisations suivantes: NPA, Parti de Gauche, FASE, PCF, JC, MPEP, GU, Les Alternatifs, Les Objecteurs de croissance, La Fédération, Les Verts, ATTAC …

Ci-dessous l’article de Midi Libre sur l’action de solidarité à Montpellier

Communiqué du NPA. Un vote pour se faire du fric sur le dos des Grecs

Les députés ont approuvé majoritairement hier soir le versement par la France de 16, 8 miliards d’euros sur 3 ans en faveur de la Grèce.

Les députés du Parti socialiste ont voté pour. Ils ont ainsi avalisé le taux usuraire de ce prêt, à 5%, qui permettra au gouvernement français de se faire du fric sur le dos de la population grecque.

Le choix a été fait d’être solidaire des spéculateurs et donc d’accepter, en conséquence, le nouveau plan d’austérité qui va mettre les salariés du public comme du privé, la population, sur la paille, avec le gel et l’amputation des salaires, congés payés et retraites, le recul de plusieurs années de l’âge légal de départ en retraite, l’augmentation de la TVA, des licenciements facilités, les subventions publiques revues à la baisse dans l’éducation, la santé.

Dans un pays où les bas salaires, aussi bien dans le public que dans le privé, et la précarité, sont largement répandus, ce plan qui frappe la population, avec le concours actif du premier ministre socialiste grec, G. Papandréou, et du socialiste D. Strauss-Kahn, président du FMI, va faire des ravages en terme de niveau de vie.

La génération à 600 euros, qui avait manifesté en décembre 2008, n’est pas près de voir sa situation s’améliorer.

Le NPA est solidaire de la grève qui débute aujourd’hui, 4 mai, pour les fonctionnaires, et de la grève générale mercredi 5 mai.

Le NPA sera présent au rassemblement unitaire de solidarité, mercredi 5 mai, à 18h30, devant la Délégation de la Commission européenne à Paris, 288 boulevard Saint-Germain, Parsi 7, métro Solférino.

Le 4 mai 2010.


Montpellier. Crise La Grèce coulée, la Comédie touchée (Midi Libre 6 mai 2010)

Hier, la Grèce était dans la rue. Sur la Comédie, l’heure était au soutien

Malgré la pluie battante, ils étaient hier soir, une trentaine à venir soutenir le peuple grec « contre la dictature des créanciers ». Représentants des syndicats et du NPA, certains sont venus à titre individuel. « Parce qu’aujourd’hui, c’est les Grecs. Et demain, à qui le tour ? »

Touchés, atterrés par la situation catastrophique de la Grèce, cette «démonstration grandeur nature de la triple dangerosité du FMI, de l’Union européenne et des marchés financiers », les manifestants dénonçaient à l’unanimité le plan d’austérité engagé par l’État grec. « Encore une fois, les responsables de la crise sont épargnés. L’État a attaqué par le bas et ce sont les petites gens, le peuple à qui on présente l’addition. » Pour Tony Anagnostopopoulos, « tout ça vient des États-Unis, qui cherchent à affaiblir l’Europe. Il y a une réelle volonté de créer un climat d’insécurité en Europe. »


NOUS SOMMES TOUS ET TOUTES DES TRAVAILLEURS GRECS ! (tract national du NPA)

Les perdants…

ça y est. Le couperet est tombé. Etranglée par la dette et sous le poids de ses déficits, la Grèce a fait appel à l’Union Européenne. Cette dernière, avec le FMI (Fonds Monétaire International), a rendu son verdict : en échange d’un plan d’aide de 120 milliards d’euros sur 3 ans, la Grèce doit se plier à une cure d’austérité particulièrement brutale et injuste. Le gouvernement grec avait déjà pris des mesures antisociales. Là, on a atteint un autre niveau dans la « rigueur » qui va être imposée au peuple grec : régression du droit à la retraite (le socialiste et président du FMI Dominique Strauss-Kahn préconise un départ à la retraite à 67 ans), baisse des rémunérations des fonctionnaires et retraités (gel des salaires, suppression des 13e et 14e mois qui font office de congés payés en Grèce), nouvelle hausse de la TVA et de diverses taxes, réduction de l’ensemble des investissements publics, libéralisation des services publics (marchés des transports et de l’énergie), facilitation des licenciements dans le privé!

Et les gagnants.

Qui veut faire payer les travailleurs grecs ? Derrière la dette grecque il y a les vrais coupables : les créanciers, qui veulent baisser les salaires, les retraites des travailleurs grecs, les licencier et attaquer leurs services publics, ont un visage : celui à 85 % des banques européennes et, en premier lieu, les banques françaises comme la Société générale, le Crédit Agricole, BNP Paribas…

Mais ces coupables ont des complices : les gouvernements européens qui multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches, donc diminuent les recettes et creusent les déficits. Les Etats s’endettent alors et sont étranglés par les banques (qui ont reçu, il y en un an de cela, des centaines de milliards d’euros). Ces mêmes banques prêtent aux Etats à des taux d’intérêt exorbitants et spéculent sur la dette grecque. La boucle est bouclée. Les gouvernements mènent les politiques libérales pour faire payer, toujours aux mêmes, la crise.

Ce « scénario catastrophe » n’est pas réservé qu’à la Grèce. C’est une des conséquences de la crise du capitalisme. Le Portugal, l’Espagne, l’Irlande mais aussi la France peuvent se retrouver dans la même situation.

Faire payer les coupables

Imposer des mesures pour contrecarrer les banques, c’est aujourd’hui essentiel. Exiger l’annulation de la dette grecque, constituer un service public bancaire à l’échelle européenne, au service des populations, c’est primordial pour la population grecque comme pour tous les peuples d’Europe.

Mercredi 5 mai, les Grecs sont appelés à une nouvelle journée de grève et de mobilisation. Le NPA participera à tous les rassemblements et à toutes les initiatives en solidarité avec le peuple grec.

Ce n’est pas à nous de payer leur crise !

Pour prendre contact par mail écrire à : ecrire@npa2009.org

le 3 mai 2010

Crise en Europe : racket organisé contre la Grèce

http://www.npa2009.org/content/crise-en-europe-racket-organise-contre-la-grece

Grèce : non aux plans de l’UE et du FMI !

Les coups terribles portés contre les conditions de vie du peuple grec sont mis en scène, afin de les faire accepter comme une fatalité.

Les institutions grecques et l’Union européenne (UE) font tout pour exclure la possibilité d’une protestation radicale face à leurs attaques contre la population. De leur côté, les journaux étrangers n’en finissent pas de radoter sur « les Grecs » qui « truquent les chiffres » et « vivent au-dessus de leurs moyens », ou sur la « tragédie grecque » à l’œuvre, avec l’impossibilité d’échapper aux spéculateurs. Quant au Premier ministre Georges Papandréou (Pasok), il a choisi le joli port d’une petite île pour demander l’activation du programme de prêts de l’UE (30 milliards d’euros), et du FMI (entre 10 et 15 milliards), en s’appuyant sur des références littéraires comme l’Odyssée.

De telles mises en scène semblent fonctionner : le gouvernement socialiste, malgré la trahison totale de ses promesses électorales, devance la droite de 8, 5 % dans les sondages. Mais elles offrent aussi des contradictions qu’on ne se privera pas de mettre en avant : qui sont les terribles Cyclopes que combat Ulysse, les magiciennes qui transforment les marins en pourceaux (en « PIGS » : Portugal, Irlande, Grèce, Espagne !), sinon les représentants des gouvernements et des patrons qui, en s’attaquant au petit Ulysse grec, veulent surtout engager une totale remise en cause de tous les acquis du mouvement ouvrier en Europe ?

Inutile donc de s’appesantir sur les dangers du célèbre chant des sirènes : « Ouvrez les yeux, fermez la télé ! » est dans la période plus vrai que jamais, en Grèce comme ailleurs. N’a-t-on pas ainsi entendu le présentateur des infos sur France 2 indiquer que la manifestation du vendredi 23 avril, appelée par les syndicats de base et la gauche antilibérale et anticapitaliste pour protester contre les diktats de l’UE et du FMI, était une initiative de « l’ultra-gauche », sous-entendu violente et minoritaire ? En revanche, ce qui n’est pas souligné aux infos, mais qui est ressenti sur le terrain par la population, c’est la bonne idée des émissaires du FMI de fouler le sol grec à la date anniversaire du début du régime de la junte militaire soutenue par les USA (du 21 avril 1967 à l’été 1974). Un tel symbole parle beaucoup plus que toutes les mises en scène évoquées et ne peut que renforcer la colère populaire face aux nouvelles menaces.

Les mesures accablantes déjà prises en février et mars ne suffisent pas à l’UE et au très socialiste président du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui explique qu’il faut étendre au privé les coupes appliquées au secteur public et qu’il faut aller plus loin (salaires, droit du travail) avec une cure de déflation pour que la Grèce devienne concurrentielle !

Tout est donc fait pour que les travailleurs se résignent devant l’ampleur de la riposte à construire, et la riposte syndicale (les syndicats sont dirigés par le courant Pasok) n’est pas à la hauteur, malgré la pression exercée par les syndicats de base. La crainte des bureaucrates est alignée sur celle des bourgeois : la colère ouvrière, telle qu’on l’a vue le 22 avril (grève du secteur public) et le 23, pourrait devenir explosive. Après un 1er Mai qui pourrait être très très combatif mais s’annonce divisé, et avec la perspective d’une grève générale le 5 mai, comment élargir et unifier les mobilisations, très nombreuses chaque jour mais partielles (actuellement : grève des marins, des transports en commun…) ? Un début de réponse est la constitution, encore trop faible, de comités unitaires contre les mesures scélérates.

Andreas Sartzekis

Déclaration d’organisations anticapitalistes de toute l’Europe sur la crise

1. La crise économique globale continue. Des quantités énormes d’argent ont été injectées dans le système financier – 14 000 milliards de dollars pour les mesures de sauvetage aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la zone euro, 1400 milliards de dollars en nouveaux prêts bancaires en Chine l’année dernière – autant d’efforts pour donner une nouvelle stabilité à l’économie mondiale. Mais ces efforts seront ils suffisants pour produire un rétablissement durable, la question reste ouverte. La croissance reste très molle dans les économies avancées, tandis que le chômage continue d’augmenter. Il y a des craintes qu’une nouvelle bulle financière, centrée cette fois ci sur la Chine, soit en train de se développer. Le caractère prolongé de la crise – qui est la plus grave depuis la Grande Dépression – est symptomatique du fait qu’elle trouve ses racines dans la nature même du capitalisme en tant que système.

2. Après une vague sévère de suppressions d’emplois, en Europe le centre de la crise est maintenant sur le secteur public et sur le système de protection sociale. Les mêmes marchés financiers qui ont été sauvés grâce aux plans de sauvetage sont à présent sur le pied de guerre contre l’augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée. Ils demandent des réductions massives dans les dépenses publiques. C’est là une tentative ayant un caractère de classe pour faire payer les coûts de la crise non à ceux qui l’ont déclenchée – avant tout, les banques – mais aux travailleurs-es – non seulement à ceux qui sont employés dans le secteur public, mais aussi à tous les usagers des services publics. Les exigences d’austérité et de «réforme» du secteur public montrent de la manière la plus claire que le néolibéralisme, discrédité sur le plan intellectuel par la crise, continue néanmoins de dominer la prise de décision politique.

3. La Grèce est actuellement au cœur de la tempête. Comme plusieurs autres économies européennes, elle est particulièrement vulnérable, en partie du fait d’une accumulation de dette durant la phase d’expansion, en partie parce qu’elle a du mal à rivaliser avec l’Allemagne, le géant de la zone Euro. Sous la pression des marchés financiers, de la Commission Européenne et du gouvernement allemand, le gouvernement de Geórgios Papandréou s’est assis sur ses promesses électorales et a annoncé des coupes budgétaires qui équivalent à 4 % du produit national.

4. Heureusement, la Grèce possède une histoire riche en résistances sociales depuis les années 1970. A la suite de la révolte de la jeunesse, en décembre 2008, le mouvement ouvrier grec a répondu au paquet de coupes budgétaires gouvernementales avec une vague de grèves et de manifestations.

Nous saluons aussi l’exemple du référendum en Islande dans lequel le peuple a rejeté le principe du remboursement de la dette imposé par les banques.

5. Les travailleurs grecs ont besoin de la solidarité des révolutionnaires, des syndicalistes et des anticapitalistes de tous les pays. La Grèce n’est que le premier pays européen à se retrouver visé par les marchés financiers, mais la liste de leurs objectifs potentiels en comprend beaucoup d’autres, en premier lieu l’Etat espagnol et le Portugal.

6. Nous avons besoin d’un programme de mesures qui puissent sortir l’économie de la crise sur la base de la priorité donnée aux besoins sociaux plutôt qu’aux profits et qui impose un contrôle démocratique sur le marché. Nous devons nous battre pour une réponse anticapitaliste : nos vies, notre santé, nos emplois valent plus que leurs profits.

· Toutes les coupes dans les budgets publics domestiques doivent être arrêtées ou inversées : arrêt des «réformes» des systèmes de retraite ; la santé et l’éducation ne sont pas à vendre ;

· Un droit garanti à l’emploi et un programme d’investissement public dans des emplois verts : transports publics, industries des énergies renouvelables et adaptation des bâtiments privés et publics pour réduire les émissions de dioxyde de carbone ;

· Pour un système bancaire et financier public unifié sous le contrôle populaire !

· Les immigrants et les réfugiés ne doivent pas être les bouc-émissaires de la crise : des papiers pour tous !

· Non aux dépenses militaires : retrait des troupes occidentales d’Irak et d’Afghanistan, réductions massives des dépenses militaires, et dissolution de l’OTAN.

7. Nous décidons d’organiser des activités de solidarité dans toute l’Europe contre les réductions des budgets sociaux et les attaques capitalistes. Une victoire des travailleurs grecs renforcera la résistance sociale dans tous les pays.

Grèce: Aristeri Anasynthesi, Aristeri Antikapitalistiki Syspirosi, Organosi Kommuniston Diethniston Elladas-Spartakos, Sosialistiko Ergatiko Komma, Synaspismos Rizospastikis Aristeras;

Portugal: Bloco de Esquerda;

Allemagne: internationale sozialistische linke, marx21, Revolutionär Sozialistischen Bund;

Autriche: Linkswende;

Belgique: Ligue Communiste Révolutionnaire – Socialistische arbeiderspartij;

Croatie: Radnička borba;

Chypre: Ergatiki Dimokratia, Yeni Kibris Partisi;

Écosse: Scottisch Socialist Party;

État Espagnol: En lucha/En lluita, Izquierda Anticapitalista, Partido Obrero Revolucionario;

France: Nouveau Parti Anticapitaliste;

Grande-Bretagne: Socialist Resistance, Socialist Workers Party;

Italie: Sinistra Critica;

Irlande: People Before Profit Alliance, Socialist Workers Party;

Pays-Bas: Internationale Socialisten, Grenzeloos;

Pays Basque: Ezker Gogoa;

Pologne: Polska Partia Pracy, Pracownicza Demokracja;

Russie: Vpered;

République Tchèque: Socialistická Solidarita;

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