Mobilisation sur les facs à Montpellier

La loi « relative aux libertés et aux nouvelles responsabilités des universités » a été votée le 10 août dernier. Elle a été votée discrètement pendant les vacances scolaires, pour empêcher tout débat et toute mobilisation. Raté !
À Montpellier comme ailleurs en France, la mobilisation étudiante se développe.

Cette loi renforce « l’autonomie » des universités. Il s’agit d’un vieux projet de la droite, déjà avancé et retiré face à la mobilisation étudiante en … 1986, mais injecté à petites doses depuis.

Cette soit disant-autonomie vise à pousser les universités à rechercher leur financement notamment auprès des entreprises privées et à renforcer le pouvoir de celles-ci sur le contenu des enseignements.

Le risque est évident : disparition des filières jugées non-rentables, développement de filières répondant aux besoins à courte-vue des entreprises mais guère à ceux des étudiant-e-s, hausse fort probable des droits d’inscriptions, introduction de mécanismes de sélection…

À ce jour, près d’une vingtaine d’universités (en progression constante !) ont voté le blocage et Montpellier n’est pas en reste.

La faculté de sciences, Montpellier II, a voté ce jeudi 8 novembre la grève et le blocage.
La faculté de lettres prend le même chemin puisque la grève a été votée à la grande majorité dans une assemblée ayant réuni, ce même jeudi, près de 800 étudiants. Le blocage a été avancé et soutenu par la majorité des syndicats et organisations politiques (SUD-étudiants, AL, CGA, LCR…).
L’UNEF est resté silencieux sur le sujet et s’est même réjoui de la proposition du gouvernement d’offrir une rallonge de 11 millions d’euros pour le logement étudiant, alors que cette démarche n’est autre qu’un coup de Trafalgar visant à enterrer la contestation étudiante. Pour la proposition et le vote du blocage, une autre AG sera tenue ce lundi 12 novembre sur la faculté de lettres et, au vue de la contestation et motivation générale de l’ensemble des étudiants, il y a fort à parier que celui-ci sera décidé par l’AG.

D’autre part, un autre élément encourageant est que le mouvement ne s’est pas limité à la contestation de la LRU : les étudiants se sont montrés solidaires des salariés en lutte contre les attaques du service public en général et l’appel au soutien des cheminots lors de la mobilisation du 14 novembre ainsi que la participation à la mobilisation nationale du 20 novembre ont été votés et acceptés à la grande majorité.
Un mouvement étudiant sur Montpellier et sur le plan national est donc aujourd’hui bien réel et apparaît déterminé à se mobiliser sur les facultés et dans la rue aux côtés des travailleurs et de l’ensemble des gens qui sont aujourd’hui touchés par la politique d’agression sociale que Sarkozy et son gouvernement mènent sur tous les fronts.

Sophie B.

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