Lycées : répression policière et/ou administrative

12 novembre : Des lycéens bloqueurs exclus et forcés de bûcher sur les retraites (Rue 89)

10 novembre :A Montpellier, la mobilisation lycéenne a rassemblé mardi 9 novembre une centaine de jeunes, plusieurs d’entre eux ont été mis en garde à vue. A Grenoble, la police est intervenue brutalement.

Une jeunesse qui agit et qui, à la surprise de certains, réfléchit en toute autonomie… Photo prise dans la manif de Montpellier du 19 octobre

12 novembre : Des lycéens bloqueurs exclus et forcés de bûcher sur les retraites (Rue 89)

10 novembre : A Montpellier, la mobilisation lycéenne a rassemblé mardi 9 novembre une centaine de jeunes, plusieurs d’entre eux ont été mis en garde à vue. A Grenoble, la police est intervenue brutalement.

Mardi, dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation contre Sarkozy et la réforme des retraites, des lycéens de Monpellier ont organisé une série d’actions. Les lycéens de J. Monnet sont venus devant Clémenceau, se sont installés sur l’avenue, rejoints par des lycéens de Clémenceau. Ce rassemblement a duré une vingtaine de minutes avant d’être dégagé par la police.

Les lycéens mobilisés, (un peu moins d’une centaine), se sont alors déplacés dans la ville pour “promener la police” : Clémenceau, bd Jeu de Paume, Gare, Comédie, Corum, Mermoz, Rives du Lez….

Rives du Lez, les lycéens ont bloqué le pont une quarantaine de minutes, la police est alors intervenue. Elle a arrêté un élève, ce qui a provoqué un rassemblement des lycéens autour du fourgon. Les policiers ont alors donné plusieurs coups de matraques sur un élève. Cinq élèves ont été arrêtés et maintenus en garde à vue jusqu’à 19h. Ils risquent une amende de 1000 à 4000 euros.

Grenoble :
Communiqué des orgas de jeunesse de l’Isère ( les étudiants et lycéens mobilisés ; Inter-lycées de l’Isère, …)

Ce mardi 9 novembre, à la suite du blocage de plusieurs lycées grenoblois
à l’appel de l’Inter-lycées, une manifestation a réuni des étudiants et
des lycéens cours Jean-Jaurès. Le cortège d’environ 200 personnes, s’est
dirigé vers la Porte de France. Nous avons organisé un barrage filtrant
pour discuter avec les automobilistes dans le calme et sans provocations.
Depuis le début cette action était sous forte surveillance policière.

La pression est montée d’un cran lorsqu’un automobiliste énervé a écrasé
le pied d’un lycéen. A cet instant, un passant d’une quarantaine d’année
et extérieur au cortège a eu une réaction violente contre l’automobiliste.
Nous nous demandons si les intentions réelles de cette personne n’étaient
pas de permettre la répression par les forces de police. En effet,
immédiatement les forces de l’ordre ont tenté d’interpeller violement des
jeunes manifestants, avec tout leur arsenal répressif (matraquage, tir de
flash-ball et lacrymogènes).

Nous avons alors tenté de fuir par le pont vers la place Hubert Dubedout
et nous sommes retrouvés pris en étau sur le pont.

Pour tenter d’échapper au matraquage, pris de panique et acculé contre la
barrière, un jeune manifestant est tombé depuis le pont sur la voie sur
berge. D’après les secouristes, cette chute de plus de 6 mètres a provoqué
de graves fractures au bassin et aux jambes. Pour masquer l’accident à la
vue des passants et des média très présents, la police a alors procédé au
déplacement du blessé sous le pont, dans le déni de toutes les règles
élémentaires de sécurité. Pendant ce temps, les arrestations et le
matraquage continuaient sur le pont. Le cortège a ainsi été maintenu
parqué sans possibilité d’évacuer les lieux.

A l’heure où nous écrivons ce communiqué, nous ne connaissons pas l’état
de santé de nos camarades blessés, arrêtés et victimes de répressions
policières. Nous condamnons l’escalade de la violence policière, en
particulier contre les jeunes, pour casser un mouvement social contre une
réforme injuste.

Nous nous rassemblerons mercredi 10 novembre à 12h30 devant l’Hôpital
Michallon en solidarité avec notre camarade blessé

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Gauche écosocialiste 34
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