25 novembre 2010, Droits des femmes : des femmes et des enfants victimes d’un revirement du Conseil Général (ANAS) / Contre le harcèlement et les violences au travail et dans la vie ! (CGT)…

25 novembre 2010, journée internationale pour
l’élimination de la violence à l’égard des
femmes,

tous ensemble pour des actions de
mobilisation

et de préventions dans les entreprises.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social) : Des femmes et des enfants victimes d’un revirement du Conseil Général

La pédagogie du coup de pied dans les couilles (Le Monolecte)

Violences faites aux femmes : le clip choc (Midi Libre)

Contre les violences faites aux femmes (Le Monde) Pourquoi le 25 novembre ?

Violences Aujourd’hui, les femmes en parlent plus (Midi Libre)

Le viol, arme de destruction massive (Mediapart)

Femmes battues : les victimes invisibles (Libé)

«La jupe, après avoir été symbole du sexisme, peut-elle devenir celui de l’antisexisme?» (Libé)

25 novembre 2010, Femmes – hommes, luttons contre le harcèlement et les violences au travail et dans la vie ! (CGT)

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A la veille de la journée contre les violences faîtes aux femmes, l’ANAS. (Association Nationale des Assistants de Service Social), dans son communiqué (voir ci-dessous), dénonce le « torpillage » du protocole concernant la prise en charge en milieu rural des femmes victimes de violences conjugales sans solution d’hébergement sur les temps où les services sociaux sont fermés (soir et week-end).

Il est à noter que l’intérêt de ces protocoles avait été souligné par tous les acteurs (gendarmes, élus, travailleurs sociaux et médico-sociaux, associations féministes, victimes) au moment de sa mise en place en 2008 !

Alors pourquoi, 2 ans après, le Conseil Général change de position ??

Pourquoi un service public se désengage-t-il de la prise en charge des femmes, avec enfants de plus de trois ans, victimes de violences conjugales sans aucun relais familiaux, amicaux… ?

Pourquoi le Conseil Général les laisse-t-il à la rue, traumatisés qu’ils sont déjà par ce qu’ils viennent de vivre et qui les a obligés à fuir en pleine nuit, sans solution d’hébergement alors que la loi y oblige !!?

Pour économiser quelques nuits d’hôtel ?? Soit un coût extrêmement faible puisque le recensement effectué a montré que tout type de configuration familiale confondue, cela représente seulement une dizaine de situations par an sur l’ensemble du département (11 situations en 2009 dont 6 ont bénéficié du protocole, ce chiffre reste faible car il s’agit des situations les plus traumatiques), soit moins de 1.500€ !!!

Mais en période de récession il faut bien récupérer l’argent quelque part !…

Dommage qu’on ne les récupère pas sur un projet comme Pierre Vives qui coûte au Conseil Général des centaines de millions d’euros, ou bien sur la propagande publicitaire (souvenez-vous l’an dernier les grandes affiches 4×3 ayant pour objet de marquer l’opposition du Conseil Général de l’Hérault à la réforme territoriale qui envisage la suppression des départements…)


Oui, il est vraiment dommage que ce soient toujours les plus démunis qui doivent payer la crise ! Et ça l’est d’autant plus s’ils doivent commencer à la payer de leur vie…

Pour le NPA : Anne Jonval

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social) : Des femmes et des enfants victimes d’un revirement du Conseil Général

L’ANAS écrit aux conseillers généraux

Quatre protocoles d’hébergement d’urgence des femmes victimes de violence conjugale ont été
acceptés et signés par le Préfet, le Conseil Général et des Mairies dans 4 secteurs de l’Hérault. Alors
que 9 protocoles de plus sont prévus, le Conseil Général torpille le processus !

Le principe des Protocoles ?

Passer une convention avec un hôtel afin qu’y soient accompagnées par la gendarmerie les femmes
victimes de violences conjugales et leurs enfants, la nuit ou le week-end, lorsque aucun soutien
autre n’est possible. A leur ouverture, le lendemain ou le lundi matin, les services sociaux prennent
le relais.

Le financement ?

Pour les personnes seules, le paiement des nuits d’hôtel incombe à la municipalité. Pour les femmes
avec enfant(s), c’est le Conseil Général.

Ce qui pose problème ? Le changement de position du Conseil Général.

Depuis 2008, le Conseil Général prenait en charge les femmes avec enfant(s) mineur(s) comme il
était tenu par la loi de le faire. Début 2010, le Conseil Général a souhaité ne prendre en charge que
les frais pour les femmes avec enfant(s) de moins de trois ans.

Lorsque l’âge des enfants est supérieur à 3 ans, le Département pose comme condition à
l’hébergement la réalisation par ses services d’une évaluation qui déterminera s’il y aura aide ou
pas.

Rappelons que le fait que les gendarmes interviennent et évaluent la nécessité d’un hébergement
d’urgence montre qu’il y a un besoin de trouver rapidement un lieu de sécurité pour adultes et
enfants. Le Conseil Général peut faire confiance aux gendarmes pour effectuer cette évaluation
préalable.

Les résultats ?

L’élaboration et la signature des protocoles a mobilisé énormément d’acteurs dans le département dans une bonne dynamique partenariale. Ils se sont engagés fortement sur la question de la violence
conjugale. Aujourd’hui, la position du Conseil Général casse cette dynamique et signifie que :

– soit les municipalités doivent prendre en charge des frais relevant pourtant de la mission
d’aide sociale à l’enfance qui incombe… au Conseil Général.

– Soit les gendarmes ne doivent pas amener à l’hôtel ces femmes avec enfants de plus de 3 ans
(qui passent alors la nuit à la gendarmerie) car ils ne sont pas sûrs que les frais
d’hébergement soient pris en charge.

Tout ça pour ça…

Ces situations, où les victimes n’ont aucune possibilité de soutien, sont heureusement rares mais
elles existent. Pour économiser quelques nuits d’hôtel par an, donc un coût extrêmement faible, le
Conseil Général casse une dynamique originale et bénéfique pour les familles.

Aujourd’hui, le processus est stoppé : le Conseil Général veut modifier les 4 protocoles déjà signés
et imposer son choix pour les futurs protocoles.

C’est pourquoi l’Association Nationale des Assistants de Service social écrit aux conseillers
généraux et leur demande de s’engager, comme c’était le cas jusqu’en début d’année, dans la
signature de ces protocoles qui favorisent la lutte contre la violence faite aux femmes et la
Protection de l’Enfance.

En le faisant, ils permettront de relancer une dynamique apportant à la question des violences
conjugales des réponses équitables sur tout le territoire de l’Hérault et permettant que toute femme
ayant besoin d’être mise à l’abri avec ses enfants mineurs trouve un lieu accueillant pour la nuit.

Pour l’ANAS

Groupe Droit aux Droits

Elsa MELON,

Chargée du dossier « Protocoles Hébergement – Hérault »

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La pédagogie du coup de pied dans les couilles (Le Monolecte)

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Contre les violences faites aux femmes (Le Monde) Pourquoi le 25 novembre ?

Le viol, arme de destruction massive (Mediapart)

«La jupe, après avoir été symbole du sexisme, peut-elle devenir celui de l’antisexisme?» (Libé)

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Le monde du travail est, au même
titre que les espaces publics ou la
cellule familiale, un lieu où les
femmes sont exposées aux violences
sexistes et sexuelles de certains
hommes : injures, agressions physiques,
harcèlement sexuel, agression
sexuelle, harcèlement moral,
humiliations, viol, pornographie,
incitation à la prostitution etc. (CGT: lien vers le texte intégral ci-dessous)

CGT Contre le harcèlement et les violences au travail et dans la vie !

Femmes battues : les victimes invisibles (Libé)

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