Argeliers : près de 500 personnes à la marche contre les gazs de schiste



Samedi 28
juin, à Argeliers, 400 à 500 persones ont participé à la marche contre
l’exploitation des gazs de schiste. 





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Samedi 28 juin, à Argeliers, au cœur
de l’espace concerné par le permis « plaine du Languedoc » 400 à 500
persones ont participé à la marche contre l’exploitation des gazs de schiste.  La
société lundin petroleum via l’entreprise athemis, prevoit en
effet de venir faire de la recherche sismique sur des communes de l’Aude et de
l’Hérault afin de renouveler son permis. Voir ici l’article de Midi Libre à ce sujet.



  DSC01032.JPGParmi les manifestant-e-s,
les collectifs contre les Gaz de Schistes et le Nucléaire, la confédération
paysanne (qui a lancé un appel à soutien aux inculpés des 1000 vaches) quelques
élu.e.s dont le maire d’Argeliers, et la Conseillère générale, madame
Schivardi, des personnes impliqué.e.s dans les associations locales ainsi que
des Anglais ou
  des
Allemands…..
  

DSC01035.JPGUn jeune
participant à l’organisation a ainsi résumé “
Ce qui est bien c’est qu’aujourdhui toutes les luttes et énergies sont
fédérées
“.

           La
marche de 8 km sur la nationale a permis une bonne visibilité sur le
territoire, avec un accueil favorable des automobilistes locaux et des
touristes… Presque tous ont pris les tracts



DSC01028.JPG “Voir aussi à ce sujet un article paru sur notre site en octobre 2012 :

Gaz de schiste : les pétroliers à l’offensive dans la région !







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L’austérité fait une
victime de plus : la transition énergétique !



C’est vrai, les Grenelle 1 et 2 ont appris aux observateurs à se
méfier des discours des pouvoirs politiques sur les urgences et les
« révolutions » pour sortir et préparer l’après pétrole et instaurer
un nouveau modèle énergétique français. Mais on ne se refait pas, car on
aimerait croire à un sursaut du pouvoir en place. On attendait donc le plan de
Ségolène Royal présenté au Conseil des ministres le 18 juin dernier.

Le verbe y était. « Il faut révolutionner la société en prenant
un ensemble de mesures  comme la lutte contre les gaspillages, l’isolation
des bâtiments, la réorientation du secteur de l’énergie. »

Nous pouvions donc rêver qu’enfin, ces mesures soient à la hauteur
des prévisions qui confirment que le dérèglement climatique est impacté par les
émissions de gaz à effet de serre qui  va accélérer le réchauffement
(entre + 2,6°C et + 4,8°C à la fin de ce siècle), si les derniers de la classe
(des pays occidentaux) continuent leur productivisme et leur consumérisme
actuel.

Nous pouvions espérer que ce verbe se traduise en loi ainsi rédigée :
100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2050, EDF et GDF contraints
d’abandonner tout projet d’exploitation de charbon, de sables bitumineux, de gaz
et huiles de schiste. La moitié des réacteurs nucléaires définitivement arrêtés
d’ici 2020, tous les grands projets autoroutiers et aéroportuaires stoppés,
relance du recyclage, des performances énergétiques, des transports collectifs,

Formidable ! Elle aurait été formidable !

Et oui, nous aurions voulu entendre que cette nouvelle loi prenne en
compte ces mesures que bon nombre d’associations et organisations écolos,
étaient prêtes à soutenir ! Mais voilà, tout ce travail, depuis un an piloté
par un « Conseil national », avec plus de 100 000 contributeurs dans
des débats territoriaux, a été mis au pilori. Ségolène Royal n’a pas voulu
s’appuyer sur cette dynamique, cette volonté populaire et a préféré concilier
entre les lobbies industriels, les pouvoirs politiques, dans un contexte
politique particulier. Les objectifs fixés n’étaient pas inintéressants mais
toutes les velléités réellement transformatrices ont été tuées dans l’œuf par
les contraintes budgétaires et l’idéologie libérale qui veut respecter une
concurrence libre et non faussée où le profit financier est le moteur d’un
marché offensif, antinomique avec l’intérêt de l’humanité.

On assiste à la gué-guerre des cabinets avec le ministère du Budget
qui réclame 50 milliards d’économies alors que le début de la mise en oeuvre
des mesures écologiques d’urgence devraient réclamer un investissement de 10 à
30 milliards d’euros supplémentaires chaque année, même si au bout du compte,
les factures d’énergies, avec des vraies mesures, devraient diminuer d’une
façon très importante.

Pourtant, des Conseils régionaux ont montrés des possibilités
intéressantes concernant les investissements dans le domaine des isolations et
la rénovation thermique des logements, pour éviter l’exclusion énergétique et
réduire des factures pour tous les habitants pour un meilleur environnement. Le
tiers financement, c’est-à-dire le fait de faire payer le coût des travaux de
rénovation dans un logement par les économies de chauffage permises, est bloqué
par les banques. Les opérations financières ne devraient être dictées que par
l’intérêt écologique et non par l’intérêt des banques. Ce sont des exemples que
le ministère devrait suivre. La Caisse des dépôts et consignations doit être
l’investisseur majeur dans le secteur du logement et doit aider à lutter contre
les bulles financières des banques. Le secteur public financier à un rôle
majeur pour reprendre la main contre la spéculation, pour changer de braquet et
répondre aux objectifs climatiques et sociaux.

Option déraisonnable !

La mesure phare du gouvernement sur la transition énergétique est
l’objectif de multiplier par trois  les énergies
renouvelables consommées en 2030 (de 11 % à 32 %). Celui d’une
réduction des émissions de gaz à effet de serre (de – 40 % d’ici 2030) est
renvoyé à un objectif de l’Union européenne.
Concernant le nucléaire, Ségolène Royal rappelle que le gouvernement ne fait
pas le choix de sortir du nucléaire. En concertation avec EDF, le gouvernement
prévoit un ajustement progressif entre la montée en puissance des énergies
renouvelables et la diminution progressive du nombre de centrales nucléaires.
La réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité sera
inscrite dans la loi, mais pas la planification de la fermeture des centrales
âgées de plus de 40 ans. Réduire de 50 % la part du nucléaire dans la
production électrique reste une promesse. Le gouvernement devrait plafonner au
niveau actuel, soit 63,2 gigawatts. A priori, on ne va pas vers des économies
d’énergie électrique. Au contraire, dans ce domaine, le gouvernement veut
inciter à l’achat et au partage des voitures électriques.

Pourquoi ne pas faire un plan d’ampleur pour améliorer les transports
collectif, partout en ville comme en campagne ? Avant d’envisager une
commercialisation à grande échelle, est-ce difficile de s’interroger sur le
coût, les composants de sa batterie et les contraintes liées à sa recharge ?

Ce n’est pas raisonnable. S’il faut absolument planifier la sortie de
l’énergie fossile, il faut en même temps planifier la sortie du nucléaire civil
et militaire ! Les catastrophes de l’Ukraine, du Japon, sont si loin dans les
esprits, pour déjà les avoir oubliées ? Pourtant, tous les jours, nucléaire
civil et militaire font des victimes et montrent qu’il est impossible de vivre
dans un monde où l’on parie sur une énergie de mort sous prétexte d’une fausse
indépendance ou d’une énergie à bas coût faussement calculée.

Le gouvernement doit planifier la fermeture progressive des centrales
nucléaires, en premier lieu les centrales les plus veilles, et en urgence
celles de plus de 40 ans ! Il doit aussi renoncer à relancer d’autres nouvelles
centrales comme celles EPR.

Les objectifs du GIEC de diviser par quatre les émissions de gaz à
effet de serre dans les pays occidentaux avant 2050, doivent être repris par le
gouvernement et planifié par un plan décennal français commençant par fixer un
premier plan pour 2020.

En même temps, un plan doit viser à déployer les moyens pour
développer les énergies renouvelables en assouplissant les contraintes
d’urbanismes pour l’éolien et le photovoltaïque. La formation et les aides
financières pour les artisans doivent permettre de dynamiser le tissage sur
tout le territoire.

La France possède une grande longueur littorale qui doit permettre
une exploitation de l’énergie marémotrice très productrice d’électricité. Elle
doit faire l’objet d’une étude approfondie, d’autant plus que c’est une
technologie bien connue. Les mini-centrales et petites centrales hydrauliques
doivent être multipliées et leurs réseaux entretenus (aujourd’hui, 13,8 % des
sources d’énergies).

Pour respecter l’urgence climatique, l’éolien terrestre et offshore
en France doit être multiplié par 4 d’ici 2030. Il doit passer de 3 % à 12 % et
se faire dans des conditions qui respectent l’environnement terrestre et marin,
la circulation marine et la pêche.

A la Conférence environnementale de 2013, François Hollande avait
annoncé une réduction de 50 % de la consommation globale d’ici 2050 et une
baisse de 30 % de la consommation de combustibles fossiles d’ici 2030. Comme
d’habitude sans donner les moyens de ces objectifs. Dans une loi de transition
énergétique, la place des réductions de consommations devrait constituer une
orientation précise et forte avec, notamment, la prise en compte de contraintes
qui doivent protéger les plus fragiles.

La transition énergétique fait partie de la planification écologique,
dans le Front de gauche, elle doit faire l’objet de débats pour que ces
questions soient centrales dans l’Alternative que nous voulons construire
ensemble. Nos universités d’été doivent être la possibilité d’en discuter.

Commission nationale écologie

 

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