Communiqué de Ensemble ! Il faut que le peuple reprenne la parole.



269 députés ont voté la confiance à M.
Valls. Soit une majorité rétrécie par rapport au précédent vote du 8 avril. M.
Valls n’a pas convaincu les frondeurs de lui accorder leur confiance. 31
socialistes et 17 députés écologistes ont choisi de s’abstenir dont 2 députés
de l’Hérault. Communiqué de Ensemble ! ci-dessous




CLR_ensemble_mages_fdg_600.pngCommuniqué de Ensemble ! Il faut que le peuple
reprenne la parole.

 269
députéEs, dont 253 socialistes, ont voté la confiance à M. Valls. Soit une
majorité rétrécie par rapport au précédent vote du 8 avril. M. Valls n’a pas
convaincu les frondeurs de lui accorder leur confiance.

31
socialistes et 17 députéEs écologistes ont choisi de s’abstenir dont 2 députés
de l’Herault

 Les députéEs du Front de gauche ont voté
contre la confiance au gouvernement Valls 2.

Dans
l’Hérault, 6 députés PS  ont voté Pour (Assaf, Vignal, Dejanja, Le Dain,
Dombre-Coste et Roig), 1 s’est Abstenu : Mesquida, et un EELV s’est abstenu:
Roumegas.

 

Aucune
inflexion n’a été annoncé par le premier ministre dans son discours de
politique générale.

Le
cap est maintenu en ce qui concerne les cadeaux au patronat avec la suppression
de leurs charges sociales à hauteur de 40 milliards ainsi que la diminution de
50 milliards en trois ans pour les dépenses publiques, dont 21 milliards en
2015.

Au
peuple de reprendre la parole pour censurer le gouvernement, refuser cette
politique d’austérité aux conséquences sociales désastreuses.

Il
faut assurer le succès des mobilisations sociales déjà annoncées.

Mais,
en même temps faire la démonstration qu’une autre politique alternative à
l’austérité est possible.

Il
s’agit maintenant de rassembler les forces politiques de gauche et écologistes,
les forces du mouvement social pour co-construire partout des assises contre
l’austérité et pour la transformation sociale, démocratique et écologique.

C’est
ce que propose « Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste
et solidaire », membre du Front de gauche.

Le 17 septembre 2014.


Lire aussi : 




Contre l’austérité
et la répression, quels moyens ?

Le désaveu électoral n’arrête pas les dirigeants PS au pouvoir. Leur
but est d’imposer la disparition des exigences sociales et populaires. Or, une
partie du peuple refuse toujours de supporter les conséquences de la
mondialisation libérale (dérégulation du marché du travail, stagnation du
pouvoir d’achat, réduction de la protection sociale, etc.). Les
« experts » de Terra Nova et autres officines néolibérales
conseillent donc aux responsables PS de s’appuyer sur une nouvelle classe
moyenne « moderne », c’est à dire gagnée au libéralisme. Le MEDEF
applaudit. Valls, Hollande, aidés de Cambadélis, cherchent à imposer un Nouveau
Parti,  « démocrate », comme aux États-Unis.

Toutefois, la résistance, dans les rangs du PS, dépasse ce qu’ils
avaient pronostiqué. Malgré leur chantage grossier, à l’adresse de leurs
« frondeurs » : « vous ne serez plus députés si nous
perdons la majorité », tout ceci durera-t-il jusqu’en 2017 ?

Quand un ministre « socialiste » veut traquer les chômeurs,
cela heurte une majorité de l’électorat de gauche et même une grosse minorité
de celui de droite ! Quand 50 milliards sont offerts aux patrons sans
contrepartie, alors qu’ils seront compensés par la remise en cause du droit à
la santé pour toutes et tous, on a dépassé le tolérable.

L’ampleur de la mutation organisée par le groupe dirigeant du PS et
de l’État est telle que les stratégies anciennes ne fonctionnent plus : il ne
suffit plus de «  rééquilibrer la gauche  », de gauchir une nouvelle
majorité rouge rose verte qui existerait déjà. Il ne suffit pas, non plus, de
radicaliser des mouvements sociaux pour arracher des revendications mettant en
cause la logique de la politique néolibérale.

Ce pouvoir ne tiendrait pas sans jouer du carcan des Institutions de
la 5e République. Seule une crise pourra mettre fin aux politiques d’austérité,
inégales et répressives. Il faut changer les termes du débat politique sous
peine de voir une réponse autoritaire (droite et extrême-droite) s’imposer.

Nous partageons cette conscience avec assez de forces militantes pour
essayer de reconstruire l’espoir. Nous agissons avec le collectif
Alternative à l’austérité (AAA)
qui s’est donné pour tâche de réunir
mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter
une alternative à l’austérité, dans le débat politique et dans la rue (Lire…).

Nous ne partons pas de rien. C’est un des apports du FDG : la
tentative de marginalisation de notre camp, sa réduction à un rôle symbolique a
échoué.

Changer les règles, changer la société

La déclaration adoptée par le Front de Gauche le 6 septembre le dit
clairement : « Une refondation démocratique avec comme perspective
la VIe République s’avère comme un moyen essentiel de sortie de la crise. Il
est temps de redonner la parole au peuple par un véritable partage des pouvoirs
et des responsabilités du local au national. Ce sursaut démocratique doit s’enraciner
dans une mobilisation sociale et politique sans précédent (…) Le débat sur la
politique économique et sociale du gouvernement provoque des fractures au sein
même de la majorité gouvernementale. Aucun parlementaire de gauche ne peut
voter la confiance à ce gouvernement. Comme le feront ceux du Front de gauche,
ils doivent dire non au gouvernement Manuel Valls 2. »

À nos yeux, dans cette phase de mobilisation, les revendications
(hôpitaux, retraités, budget, salaires, droits sociaux, services publics…) et
la question des institutions ne se séparent pas.

La 5e République, de par sa constitution, donne à l’exécutif les
moyens de s’émanciper de la volonté populaire… Mais, que des mobilisations et
des discussions aient lieu pour une alternative et que tout se grippe, elle
devient aussi une machine à produire l’isolement de l’exécutif. Une crise du
système est alors possible.

Le mécontentement social et le désaveu culturel et politique
présagent des mobilisations et les moyens de rassembler. Les prises de distance
d’EELV ou de la gauche du PS, pour limitées qu’elles soient (des abstentions au
lieu d’un vote contre au nom d’une autre politique) sont un élément positif et
appellent l’ouverture de discussions nécessaires.

« Ensemble ! » propose donc des Assises contre
l’austérité et pour la transformation sociale et écologique. Les règles
institutionnelles ne se séparent par des « urgences
sociales ». Un « mouvement » à part, ne remettant pas en
cause la coupure entre le politique et le social, diviserait et freinerait les
forces disponibles au lieu de rendre nécessaire une 6e République  C’est
la crise politique, créée par l’action de toutes les forces populaires, qui
refusent la politique du pouvoir, qui mettra à l’ordre du jour une partie de
L’humain d’abord, le Programme du Front de gauche daté de 2012, avec deux
chapitres : « La République pour de vrai » et « Convoquer
l’Assemblée constituante ».

Il faut changer la base sociale, démocratique, institutionnelle de ce
système,. Pour parvenir à cet objectif comme le dit le texte d’Ensemble diffusé
le 6 septembre (www.ensemble-fdg.org/content/sur-la-crise-politique-actuelle)
« Le Front de gauche doit travailler avec toutes les forces
progressistes qui, d’une façon ou d’une autre, sont critiques par rapport à la
politique gouvernementale, que ce soit les courants critiques du PS et d’EELV,
Nouvelle Donne, le NPA, et aussi, voire principalement, avec les forces du
mouvement social qui sont prêtes à s’engager sur ce terrain. »

Le Front de Gauche existe et heureusement ! Il a tout son rôle à
tenir, en faisant se regrouper et débattre celles et ceux qui mesurent
l’urgence de rejeter cette politique, de donner la parole au peuple.

La gauche telle qu’elle est en a dégoûté beaucoup. Mais l’avenir
dépend de celles et ceux qui luttent et qui prennent en main leurs vies. Comme
l’écrit le collectif AAA « Si nous tous, citoyens et citoyennes,
salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s
associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du
sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre
politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique. »

Jean-Marie Fouquer



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