Le maire de Béziers tenterait-il de chasser les organisations syndicales de la Bourse du Travail ?

Le 27 septembre, les syndicats hébergées à la Bourse du Travail de Béziers ont reçu un courrier de la municipalité, annonçant son intention de modifier les conditions d’hébergement.  Le nouveau montant des charges ne peut être supporté pour les syndicats.

Le 27 septembre, les organisations syndicales hébergées à la Bourse du Travail de Béziers1 recevaient un courrier de la municipalité, annonçant son intention de modifier les conditions d’hébergement, pourtant actées en 2007 dans une convention de renouvellement du bail pour 30 ans. 

En résumé, les Unions Locales peuvent toujours être hébergées, mais à condition d’acquitter l’ensemble des charges : électricité, chauffage (gaz), eau, entretien et gardiennage des locaux. Les charges – 82 000 € selon R. Ménard, dont 60 000 pour les salaires gardiennage et entretien – sont impossibles à supporter pour les syndicats.

Ces modifications devaient entrer en vigueur au 1er janvier.

Cependant, suite à une première réponse de l’intersyndicale (réunie sur ce sujet une première fois le 3 octobre), la municipalité a adressé un deuxième courrier signifiant que, compte-tenu de l’importance des changements, elle souhaitait résilier la convention actuelle au 12 avril 2017.

Les syndicats doivent faire le point de la situation et prévoir les actions à mener (locales, départementales, nationales) le 24 octobre prochain (ou plus tôt si la situation l’impose).

 

Cette volonté du maire de Béziers s’inscrit dans un contexte plus large d’une volonté manifeste des élu-e-s d’extrême droite de restreindre les droits de toutes celles et ceux qui les dérangent : ainsi, par exemple, l’ABCR2 est chassée de la Maison de la Vie Associative (actions en justice sont en cours), et depuis quelques jours des affiches racistes, payées par le contribuable, sont apposées sur les supports municipaux, pour dénoncer l’extension du CADA géré par la Cimade en centre-ville3.

Bienvenue chez Bob Ménard, maire mercenaire de l’extrême droite identitaire !

 

1CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires

2ABCR : Association Biterroise Contre le Racisme : elle s’occupe du droit des sans-papier, suivi des droits et de la scolarisation des Rroms aux alentours de Béziers, et organise historiquement la semaine contre le racisme 

3Il y a 2 CADA (Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile) à Béziers : un en périphérie, géré par une association para-municipale (80 places), un autre en centre-ville, géré par la Cimade. Il doit passer de 50 à 90 places. Ce dernier, qui a aussi localement une action sociale et d’éducation populaire, ne plaît pas vraiment au Maire d’extrême droite. Voir http://www.lamarseillaise.fr/herault/politique/53360-menard-affiche-sa-haine-des-migrants

 

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Gauche écosocialiste 34