Montpellier. 20 janvier. La police boucle Figuerolles.

Francis Viguié réagit à un bouclage de son quartier pour une opération de police. ” Attiré par le
bruit et les klaxons, je sors de chez moi ce jeudi 20 février vers 18h pour
chercher à en comprendre la raison. Je m’avance et je constate que la police a
bloqué la rue…”






La police
boucle Figuerolles

 

Attiré par le bruit et les
klaxons, je sors de chez moi ce jeudi 20 février vers 18h pour chercher à en comprendre
la raison. Je m’avance et je constate que la police a bloqué la rue au niveau
du marché Salengro. Au début du boulevard Renouvier, la police a investi le Bar
des Lilas. Des CRS en tenue, bouclier à la main sont placés devant les portes.
A l’intérieur, la police accompagnée de chiens,  grouille. Il en est ainsi dans tout le quartier jusqu’à
Gambetta. Les rues sont coupées à la circulation, les bars sont investis, les
contrôles d’identité se multiplient. Tous les corps de police sont présents :
la BAC, les CRS, la PAF, les stups, la brigade canine… j’ai même découvert qu’il
y avait une « police communication ».
Cherchant à comprendre les
raisons d’un tel déploiement jamais vu dans le quartier, je me renseigne auprès
de journalistes présents. Un d’eux m’indique que c’est une décision du
Procureur, présent sur les lieux, dont l’objet est de démontrer qu’il n’y a
aucune « zone de non droit à Montpellier » ! La présence de
toute la presse locale, écrite et télévisée, fait aussi penser à une opération
de communication sécuritaire, bien dans le style de Manuel Valls.  Le Procureur avec 190 policiers sous
ses ordres a mis le quartier en état de siège. Si cette présence policière est
sensée rassurer, pour les habitant-es du quartier c’est le malaise et le retour
des mauvais souvenirs. Petite anecdote, je me suis beaucoup promené dans le
quartier durant ces 2 heures et à aucun moment on n’a contrôlé mon identité
mais c’est peut être en raison de mes bonnes racines aveyronnaises.

Il ne faut pas banaliser l’état de
siège d’un quartier. Nous n’avons aucune raison d’accepter que, sous prétexte
de contrôle et sans véritable motif, la police investisse nos quartiers. Si la
décision a été prise par le Procureur, il serait des plus étonnants que la
Mairie n’en ait pas été informée. Le PS local va-t-il laisser s’installer ce
genre de situation ?  La
presse nous apprend qu’il y a eu une opération du même type rue de Verdun.

Il serait bon que les associations
comme la LDH, les associations démocratiques, les syndicats et les partis réagissent
ensemble pour refuser le climat sécuritaire sans objet de Manuel Valls.

Montpellier le 21 Février

Francis Viguié

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