Montpellier-Méditerranée Métropole

Notre maire, jadis à plein temps, aujourd’hui
maire-président, a reçu l’aval des conseillers de l’agglo pour transformer
l’agglomération de Montpellier en Métropole. 84 voix pour sur 91. Le
différentiel provenant des 2 voix contre du FN et de 5 abstentions dont celle
de René Revol.


René Revol, secrétaire départemental du Parti
de Gauche, maire de Grabels confirme sa position d’abstentionniste malgré sa
signature sur la pétition du collectif contre la métropole, malgré la
mobilisation du Front de Gauche et du Parti de Gauche contre la réforme
territoriale et la métropolisation et malgré le vote « contre » de sa
municipalité. Les choses sont parfois étranges…

La Métropole Saurélienne ne serait pas
agressive mais basée sur la coopération, sur un « pacte de confiance ».
Montpellier Méditerranée Métropole reposera sur 5 piliers : tourisme,
santé, numérique, transports, sciences du vivant. Ce dernier pilier fourre-tout,
où l’on retrouve l’eau, les territoires, l’alimentation… est le pilier central
dans la vision saurélienne. Il regroupera toutes les activités liées à « l’épanouissement
de la vie future des habitants »… Ce n’est plus un pilier c’est une
entité, créée de toute pièce par et pour un omni-président !

Il y a déjà largement de quoi s’inquiéter et
rester vigilants. Mais l’avenir s’annonce pire car Saurel voit plus loin :
le pôle métropolitain de Montpellier dont il rêve sera un ogre territorial
engloutissant près de 674 communes allant d’Alès à Narbonne, s’accaparant de
nombreuses compétences détenues actuellement par les communes, le conseil
général et même par le conseil régional (urbanisme, voirie, tourisme, entretien
des collèges, des lycées…).

Pourquoi ? Alors que le Sénat vient de
voter la séparation des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon,
séparation que viendra peut-être confirmer prochainement  le vote des députés, le président de l’agglo
garde en tête de construire ce pôle métropolitain montpelliérain face à la
métropole toulousaine. Deux agglomérations qui ne boxent pas dans la même
catégorie, notamment sur le plan économique et industriel. Bien qu’il s’en
défende cette  « mégalo-pole » du Gard à l’Aude n’échappera pas
à la logique de la concurrence entre les territoires qui est le ferment de
cette loi de réforme des collectivités territoriales.

Ensemble et le Front de Gauche continuerons
de se battre contre cette réforme territoriale. Car elle pose problème sur le
plan démocratique en éloignant encore davantage les citoyens des prises de
décision et elle poursuit le « tous contre tous » en mettant les
territoires en concurrence. Encore une fois la voix du Front de Gauche a manqué
lors de ce débat au sein de l’assemblée de l’agglo. Une voix qui aurait pu
faire entendre le positionnement du collectif contre la métropole, une voix qui
se serait opposée fermement à cette réforme anti-démocratique.

 Restons mobilisés, le combat continue.

 

Boris Chenaud

 


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Gauche écosocialiste 34