Pour la sortie du nucléaire : manifestation samedi 13 octobre à Narbonne et Malvési (Aude)





Dans
le cadre des 
manifestations antinucléaires
décentralisées 
:  Rassemblement à Narbonne et Malvési

13h00
:  Usine AREVA “Comurhex”, (traitement de l’Uranium)
Malvesi (11) à 5 km au nord de Narbonne.

15h00
Les Halles, Narbonne Défilé dans les rues de Narbonne jusqu’à la place de la
mairie.

Voir ci-dessous les infos
sur la manif et un récapitulatif  sur les dangers du nucléaire en
Languedoc-Roussillon. 





Refusons la construction du réacteur EPR de Flamanville et de sa ligne THT.

Exigeons l’arrêt immédiat des nombreux réacteurs qui ont dépassé 30 ans de fonctionnement, durée pour laquelle ils ont été conçus.

Soutenons la Révolution des Hortensias des Japonais qui, plus que jamais, se mobilisent.

Ensemble, agissons pour un monde sans nucléaire !






Rassemblement à Narbonne et Malvési

RDV : samedi 13 octobre, 13h00
Lieu :
usine AREVA “Comurhex”, Malvési (11)

RDV : samedi 13 octobre, 15h00
Lieu :
les halles, Narbonne (11)

Après le rassemblement devant les portes
de l’usine, à 5 km au nord de Narbonne, n
ous rejoindrons ensuite dans le centre ville
de Narbonne pour un défilé au départ des halles jusqu’à la place de la mairie.
Ce sera l’occasion de rencontrer la population et de distribuer des tracts.

Attention :
5 km séparent l’entrée de
l’usine des halles de Narbonnes. La liaison Malvési / Narbonne nécessitera donc
un moyen de transport. Voiture ou vélo, à vous de choisir.

Venez en jaune avec si possible un gilet de
sécurité pour être voyant et vos T-shirt antinucléaires.

Pour nous rejoindre à moindre frais et
écologiquement, vous pouvez chercher ou proposer des covoiturages en suivant ce lien.

Contact : 
Collectif SDN Aude
rsnaude@hotmail.fr

Covoiturage au départ de Montpellier Sortir du
nucléaire 34  ici



LES DANGERS DU NUCLEAIRE EN LANGUEDOC

 cartenucleaire.jpg

Vu de Béziers, Montpellier, Saint Pons ou Clermont l’Hérault, le nucléaire, on n’y pense guère au quotidien. On n’a pas de centrale sous le nez. On sait quand même qu’il y a pas mal d’installations dans la vallée du Rhône, mais c’est juste une image, chassée par celles de nos garrigues, nos vignes et nos plages. 
Le récent accident intervenu sur le site de Marcoule a rappelé à chacun des habitants du Languedoc-Roussillon que leur région concentre sur son territoire un grand nombre des maillons de la filière nucléaire. 

Et si les risques liés au nucléaire n’étaient pas si loin que ça : enquête en région sur le cycle de l’uranium. 




Malvesi : l’irradiation pour les salariés, le cauchemar des déchets

UsineMalvesi.jpg

Dans le circuit de production d’énergie nucléaire, l’usine de Malvési (commune de Narbonne) est, après l’extraction du minerai, le premier et indispensable maillon de la conversion de l’uranium, et elle fournit le monde entier. La société COMURHEX, filiale d’Areva, met en œuvre un procédé de purification de l’uranium pour le transformer en un dérivé fluoré (UF4). L’usine, du fait de son risque chimique, relève du seuil haut de la directive européenne Seveso II. Elle comprend des bassins d’évaporation et de décantation, qui permettent d’entreposer les déchets radioactifs.

L’Autorité de Sureté Nucléaire a interrogé l’exploitant au début de l’année 2008 sur le devenir à long terme de ces bassins d’entreposage de déchets radioactifs. En effet, à Narbonne comme ailleurs, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de solution de gestion à long terme pour les déchets radioactifs entreposés sur le site.

La rupture, en 2004, de la digue d’un bassin de décantation de l’usine a répandu dans les champs une eau chargée en nitrates, en uranium et en métaux…

 En septembre 2008, Bernard M. ouvrier de la Comurhex, a succombé à un cancer des poumons à l’âge de 52 ans. Ouvrier depuis 1976 dans l’usine, il a été en contact avec la radioactivité et divers produits chimiques potentiellement dangereux pendant 32 ans.

Quelques mois plus tôt, la Caisse primaire d’assurance maladie avait reconnu officiellement qu’il souffrait d’une maladie professionnelle, les radiations étant visées comme ayant causé le cancer, une première pour la Comurhex.

Marcoule : la fabrication du MOX

marcoule.jpeg

On nous dit : sur le site de Marcoule, le danger est moindre, ce n’est pas vraiment une centrale, il n’y a pas de réacteur. Et puis, l’accès est très surveillé, on n’y pénètre pas comme on veut. C’est juste un peu plus au Nord, à Cruas, dans l’Ardèche, que les militants de Greenpeace ont réussi à s’introduire dans la centrale, en décembre 2011, démontrant les failles de la sécurité des centrales.

 L’usine MELOX (groupe AREVA), est aujourd’hui la seule au monde à fabriquer du MOX, combustible qui réutilise le plutonium auquel on ajoute de l’uranium appauvri. Présenté comme un déchet recyclé, le MOX présente certains inconvénients : équipements particuliers pour le manipuler, à la sortie du réacteur, refroidissement trois fois plus long (cent cinquante ans en piscine au lieu de cinquante ans), et surtout, un kilo de MOX est un million de fois plus radioactif qu’un kilo d’uranium naturel. Sa fabrication, son traitement, son transport, son stockage nécessitent des installations de très haute sécurité. L’usine a fourni 128 tonnes en 2010.

Le site de Marcoule comprend aussi un centre du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), avec le réacteur expérimental PHENIX aujourd’hui mis à l’arrêt en vue de son démantèlement en 2013, et le laboratoire de recherche ATALANTE (sur la gestion des déchets nucléaires radioactifs de haute activité et le retraitement des combustibles usés des centrales nucléaires) et l’installation CENTRACO exploitée par SOCODEI (groupe EDF), – acronyme pour “centre nucléaire de traitement et de conditionnement –

Le site du Tricastin, juste de l’autre côté du Rhône, vraie centrale nucléaire en activité et vieillissante, n’est qu’à 125 kilomètres de Montpellier et 200 de Béziers…

Lodève : un projet de technoparc sur un site radioactif

technopaerclodevois.png“Lous Bourgnous” est le nom d’un tènement et d’un ruisseau qui se trouvent sur l’ancien site SIMO-COGEMA. L’objet du collectif du même nom est d’exiger une  transparence maximale sur l’ensemble des anciennes zones d’exploitation d’Uranium et sur les projets qu’il pourrait accueillir. Exploitée de 1975 à 1997, la mine à ciel ouvert a produit 4 millions de tonnes de résidus de traitement de minerai. Les mines contiennent également les boues du traitement de l’eau. En 2006, la communauté de commune a racheté la concession en vue d’une reconversion du site et en 2009, un syndicat mixte  a émis le projet de Parc Michel Chevalier (anciennement Technoparc).

L’étude sur les risques radiologiques sur la zone du parc réalisée par un cabinet indépendant indique « que les travaux d’aménagement du site sont potentiellement susceptibles de faire remonter en surface des matériaux plus ou moins marqués pour lesquels il faudra se poser la question de leur utilisation ou devenir »

Les mesures de radioactivité réalisées par les militants sur le site révèlent des taux bien supérieurs à la normale.

 Le transport : la mer, le rail et la route

yellow-cake.jpgLe « Yellow cake» (concentré d’uranium) arrive d’abord du Niger à Sète une fois par mois, par bateau, dans des fûts hermétiques de 350 à 400 kg avant de prendre la direction des usines de la Comurhex à Malvesi par le train.

Ces convois traversent des zones très habitées sans que les personnels et les populations concernées en soient informés. Les cheminots s’en inquiètent sans réponse : « c’est le flou artistique ». Et rien ne garantit qu’à l’avenir, sur fond de privatisation du rail, ces transports à hauts risques ne soient pas acheminés par des sociétés privées moins regardantes sur la sécurité.

Les camions sur l’A9, on ne connaît que ça, la pollution, le bruit, les émissions de gaz à effet de serre. Ce dont on ne se doute pas c’est qu’ils sillonnent l’autoroute dans les deux sens chargés successivement : de combustible, d’uranium appauvri, de plutonium puis de déchets[1], qui viennent aussi des pays voisins, pour notre région d’Espagne, pour rejoindre Valognes (Normandie) via Valence.



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Gauche écosocialiste 34
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