Robert Ménard, censure et crottes de chiens

Robert Ménard, le maire de Béziers, a créé une page Facebook qui apparaît officiellement comme celle de la “ville de Béziers mais la censure y règne. Et puis Ménard veut établir un fichier ADN de tous les chiens… ( pour commencer ?)

La page Facebook qui apparaît officiellement comme celle de la “ville de Béziers

https://www.facebook.com/ville.debeziers).

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On y trouve, pêle-mêle, des informations relatives aux animations se déroulant dans la ville ou des annonces de spectacles, la promotion des dernières mesures délirantes du maire (le fichage de l’ADN des crottes de chiens… voir ci-desous), mais aussi et surtout des propos haineux à l’égard du Midi-Libre (y compris des attaques régulières ad hominem contre son rédacteur en chef – mais rien, jusqu’à ce jour, sur La marseillaise), des saillies violentes visant les élus locaux qui ne partagent pas les convictions du maire de Béziers ou des marques de sympathie à l’égard des idéologues de la droite la plus extrême, maurassienne, tendance “brun”.

 

Les Biterroises et les Biterrois qui tentent d’exprimer sur cette page Facebook un point de vue différent ou apporter un commentaire qui ne traduise une allégeance exclusive au maire de Béziers sont censurés et exclus de la possibilité d’écrire sur la page (je viens d’en faire l’expérience le 24 avril 2016…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il faut rappeler au maire de Béziers que, d’une part, la page Facebook d’une collectivité territoriale est considérée comme constituant un bulletin d’information générale dans lequel un espace doit être réservé à l’expression des conseillers doivent bénéficier d’un droit d’expression (tribunal administratif de Montreuil / 2 juin 2015 / n° 1407830), la seule circonstance que les élus d’opposition, comme n’importe quelle autre personne pourrait publier directement des messages sur le “mur” ne suffisant pas à respecter la loi.

 

D’autre part, la page Facebook de la ville de Béziers, financée par les impôts locaux, “animée” par un agent rémunéré par la ville, interdit même aux contribuables-électeurs-administrés-citoyens non-inféodés d’écrire sur le “mur” !

 

J’invite en conséquence :

  • tous les conseillers municipaux d’opposition à exiger que leur soit réservé un droit d’expression sur la page Facebook de la ville (et sur le site de la ville…)
  • les Biterroises et les Biterrois ou toute autre personne intéressée par la vie de la cité à s’exprimer librement et régulièrement sur le mur de cette page Facebook (https://www.facebook.com/ville.debeziers)

 

Joël Clérembaux 24 avril 2016

 

 

Béziers : Robert Ménard veut ficher les chiens pour lutter contre les crottes

Article Midi Libre Béziers

 

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Les empreintes génétiques des chiens seront fichées. Leurs propriétaires pourront être retrouvés après analyse des déjections. 

C’est une première en France et ce n’est pas une blague : près de 1 500 chiens du centre-ville de Béziers vont être fichés génétiquement. Robert Ménard l’a annoncé ce vendredi lors d’un point presse et compte ainsi lutter contre les déjections canines qui polluent certaines rues de la ville. 

Un prélèvement génétique chez le vétérinaire

Le principe a été expliqué par le maire lui-même : les propriétaires de chiens, habitant le périmètre concerné, devront faire procéder à un prélèvement génétique de leur fidèle compagnon chez un vétérinaire de Béziers. Les échantillons seront ensuite envoyés à la Ville puis au laboratoire bordelais Animagène qui dressera la fiche génétique de l’animal. Les agents municipaux qui tomberont alors sur une déjection canine dans la rue n’auront plus qu’à effectuer un prélèvement qui sera lui aussi analysé par le laboratoire

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de Bordeaux. L’identité du propriétaire sera ainsi révélée et le procès verbal, pouvant aller jusqu’à 450 €, dressé.

38 € pour un chien “non-fiché”

Les propriétaires devront prendre à leur charge la consultation chez le vétérinaire (environ 35 €) pour dresser l’identité génétique de leur chien. Ils s’exposent à une verbalisation de 38 € s’ils se promènent dans le périmètre concerné avec un chien “non-fiché”.

“Nous avons établi un contrat annuel avec la société Animagène qui coûte à la Ville 50 000 € tout compris. C’est la solution la moins coûteuse et la plus efficace pour lutter contre ces déjections canines. A titre de comparaison, l’utilisation des deux moto-crottes coûtent à la ville plus de 70 000 € par an”, s’est félicité Robert Ménard.

 

 

 

 

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