Saint Pons : Un monde à inventer

Avec son goût pour le débat et l’échange, la curiosité de ses habitant(e)s et passionné(e)s autodidactes, Saint-Pons est idéalement placé pour organiser un événement défricheur autour des nouvelles voies qu’emprunte le mouvement NUITDEBOUT depuis la place de La République. Il fallait un lieu : ce sera place de la Mairie autour de La Marianne.

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Cette quatrième nuitdebout, mercredi 11 mai, nous l’animerons ensemble avec quelques engagé-es de la première heure des initiatives citoyennes locales. Autour de l’idée de ”partager le potager”, en relation avec le projet national  ”actualité de la grève générale” et  en contribuant à un travail de mémoire sur  ” l’ « histoire des braves maires des petits villages du Saint Ponais », la soirée promet d’être stimulante et surprenante.

 

A l’heure de l’accélération de l’information, la nuitdebout invite à une pause salutaire, nourrie de réflexions sur la réalité de terrain  et d’émotions suscitées par une vague de jeunes, filles et garçons, issu-es de tous les continents rassemblé-es à Paris.

Soixante et douze jours après leur création par le mensuel Fakir et le film Merci Patron, Nuit Debout continue de s’inscrire dans l’avenir du mouvement social, Saint-Pons y participe pleinement.

La commission information de nuitdeboutsaintpons.

 

Le tract :

Des NuitDebout partout!

 Venue de loin (Fakir, Convergence des luttes, le Diplo) mais ancrée place de la République, la traînée de poudre a allumé plusieurs grandes villes, avant de s’étendre  à pratiquement toutes les régions, dans l’ensemble de l’Ile-de-France ou dans les villes moyennes comme Sète, Narbonne; l’élan a atteint  les petits villages tels Olonzac et … Saint Pons depuis le 51 mars.

 Un mouvement national…

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène.

L’hyper violence policière, légalisée depuis la mise en œuvre de l’état d’urgence, suscite l’organisation de la résistance à la répression à l’échelle du territoire, et d’abord dans les villes fortement impactées par cette brutalité filmée par les périscopeurs : à Nantes, Toulouse, Lyon, Grenoble, Rennes, Rouen… Dans le même temps, l’exigence de retrait de la loi scandaleuse annulant le Code du Travail donne un objectif palpable, unificateur entre ceux qui bossent, ceux qui n’ont pas ou  plus de boulot, un peu ou  pas encore…

De plus , le rôle de la Coordination des Intermittents du Spectacle (et des Précaires car point de corporatisme dans ce mouvement là)  a forgé des luttes radicales (à Gragnague encerclant Gattaz le : « maréchaussée, laissez passer la télé de Boloré !», un grand moment de rigolade) qui est dans NuitDebout un facteur de dynamisme à Montpellier, Avignon et Marseille.

Tout cela fabrique le « commun » de ces NuitDebout : un commun festif, jeune, hors des clous de la contestation et des organisations traditionnelles, pratiquant la bienveillance entre les participant-e-s dans les AG et les commissions, dans une démarche de plus en plus corrosive contre les racismes, le tridem Valls/Hollande/Macron, les institutions, la loi travail avec très souvent des analyse fondées sur l’anticapitalisme.

ancré dans les réalités locales

Les résistances et les pratiques militantes de terrain sont la « chair » des AG, des commissions (les alternatives à éolien industriel, l’anticorruption médicalisée de nos « braves » élus de village, à Saint Pons). A Tarbes, c’est le refus de la privatisation des barrages hydrauliques dans les vallées du Massif de l’Ossau qui s’invite dans les débats et les actions. A Saint-Denis, ce sont les militant(e)s de la CGA et du NPA qui luttent ensemble depuis des années pour les réfugiéEs, qui ont lancé l’initiative des premières  NuitDebout.

 

Le 72 Mars,  NuitDebout,

Quatrième épisode, autour de la Marianne à Saint Pons

(mercredi 11 mai de 18 heures à 23h)

Toutes et tous cordialement invitéEs

 

 

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Gauche écosocialiste 34