Sciences en marche : Grande marche convergeant sur Paris à l’occasion de la fête de la science, du 27 septembre au 19 octobre 2014.

Depuis quelques semaines un collectif voit le jour dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) :
« Sciences en marche »

(http://sciencesenmarche.org/) 

Né à Montpellier autour du laboratoire de Biologie, le collectif « Sciences en marche» trouve de plus en plus d’échos dans les laboratoires et les universités, à Montpellier, mais également ailleurs.

Voir la remarquable BD explicative bd sciences en marche

Les revendications de ce collectif sont simples:

-Mettre en oeuvre un plan pluriannuel ambitieux pour l’emploi statutaire à tous les niveaux de l’ESR

-Renforcer les crédits de base des laboratoires et des universités

-Reconnaître le doctorat dans les conventions collectives

-Faciliter l’emploi des docteurs, et la diffusion de la culture scientifique, dans les entreprises et la haute fonction publique.

Elles ont l’avantage néanmoins d’être justes, de pouvoir faire consensus, de former la base d’un mouvement large qui peut traverser l’ensemble des catégories dans le milieu de l’ESR et même au-delà. Elles sont des revendications contre les politiques d’austérité dans l’ESR.
Le soutien explicite et la participation des syndicats, es-qualité, est accepté. Le mouvement est transversal, tant sur le plan des disciplines que des catégories de personnels.

L’action proposée, une marche sur Paris, partant des 4 coins de l’Hexagone lors des 3 semaines de la fête de la Science, n’y est pas pour rien. Ce projet dynamise le mouvement, donne un objectif commun, peut créer un lien fort entre les salariés de l’ESR, ce qui est estimable en ces temps du « tous contre tous ».
Le choix de la période permet également de faire facilement un lien entre les travailleurs de la Recherche et la population.

Un fort potentiel de mobilisation autour de cette action et de ce collectif est possible.

Des ponts entre salariés de la recherche publique et salariés de la recherche privée sont déjà présent : des chercheurs de Sanofi, mobilisés depuis bientôt 2 ans sont également de la partie. Ils soutiennent le mouvement et comptent participer aux actions.
Ce mouvement pose le débat de l’emploi et de la Recherche au delà de notre milieu, en pointant la question de l’industrie et de l’avenir de nos sociétés où la technologie est de plus en plus présente. Le lien ente Recherche publique/Recherche privée, Université/Industrie est présent
dès les premiers textes de ce collectifs et continuera de l’être.
Les convergences au cours de cette montée à Paris avec les secteurs de l’industrie, de la chimie, de l’énergie… sont possibles et même souhaitées par les initiateurs du projet.

Le Front de Gauche doit faire entendre sa voix, sans attendre septembre, sur la Recherche, l’Enseignement supérieur, l’avenir de l’industrie…
Dans ce collectif la parole est libre, de nombreuses assemblées générales, réunions publiques vont être organisées.

Engageons nous pleinement, militant-e-s d’Ensemble et du Front de Gauche, dans la construction de cette action, dans la montée à Paris pour que :
-Cette mobilisation soit un succès
-Le maximum de travailleurs et de travailleuses de la recherche se mobilisent
-La convergence avec d’autres secteurs de salariés prenne corps au travers de rencontres, de réunions publiques avec des salariés du privé, du secteur de l’industrie
-Les revendications in fine s’élargissent
-La fin de ces 3 semaines de mobilisation débouche sur une grève générale de l’ESR d’une journée à minima, sur une journée labo et université morte avec une grosse manifestation sur Paris où seraient présents des cortèges du secteur industriel
-Cette action ne soit qu’une étape et que le mouvement continue après la fin octobre.

Cette action peut être une première action, en tout cas une action initiatrice d’un Front large Anti-Austérité.

Boris Chenaud

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