Solidarité avec la grève des cheminots !

Les cheminots en grève étaient ce mardi 17 juin devant la préfecture de Montpellier. Des intermittents en lutte étaient venus manifester leur solidarité ainsi que des militant-e-s politiques et des syndicalistes.

Ci-dessous : photos du rassemblement du 17 juin et  vidéo de l’action du 16 juin, réalisée par Sud Rail Montpellier,  un appel unitaire national de soutien à la lutte des cheminots et un article expliquant les raisons de la grève. 







Capture_d_ecran_2014-06-17_a_12.41.53.pngci-contre, vidéo réalisé par Sud Rail Montpellier

(16 juin)

cliquez ici ou sur l’image pour voir la vidéo





cheminotsMtp17juin14n1.jpg





Mardi 17 juin, 
une centaine de personnes étaient présentes devant la préfecture au côté des cheminots en lutte et de leurs syndicats CGT et Sud-Rail. Les
représentants des intermittents et des cheminots ont insisté sur la nécessaire
convergence des luttes face à un gouvernement qui casse le service public de la
SNCF et s’attaque à la culture à travers la remise en cause des droits des intermittents. Des syndicalistes d’autres secteurs et des militant-e-s
politiques (Ensemble !, PCF, PG, LO…) étaient également présent-e-s.

Face à la campagne de désinformartion en cour contre
le mouvement à la SNCF, un appel national en solidarité avec les cheminots en
lutte a été lancé.

Parmi, les premiers signataires figurent de nombreux
syndicalistes et les porte -paroles du FDG dont Clementine Autain et Myriam
Martin pour Ensemble !.  Vous pouvez signer cet appel. Voir ci-dessous


APPEL DE SOUTIEN :

Grève à la
SNCF : une mobilisation nécessaire et légitime !

 

Depuis le 10 juin, les cheminots sont en grève
reconductible. Le projet de loi gouvernemental
qui prétend
réunifier RFF et SNCF en une société unique en façade, entraîne dans les faits
la création de trois entités, qui renforceront la séparation entre gestion des
infrastructures et exploitation du réseau.

Cette
soi-disant « réforme » s’inscrit dans le cadre de la libéralisation
du transport européen  et revient à
soumettre les transports ferroviaires à la logique du marché alors même que
l’échec de l’ouverture à la concurrence dans le fret est patent. Dans la
réalité, cela risque encore d’accroître le risque de retards et d’accidents au
nom de la rentabilité.

La
question de la dette accumulée ces dernières années par la SNCF, et qui sert de
justification au projet de loi, relève largement de la responsabilité de l’Etat
qui a notamment imposé la construction des Lignes à grande vitesse, source
d’emprunts très lourds pour la SNCF.

 En défendant le service public du
rail, les cheminots préservent ce qui doit être un bien commun. Il ne s’agit
nullement d’un mouvement « corporatiste » ou visant à sauver de
soi-disant « privilèges ». C’est l’intérêt de tous, et c’est une
nécessité écologique, de bénéficier de transports communs qui fonctionnent
correctement.

La direction de la SNCF et le
gouvernement cherchent à opposer les usagers aux salariés en grève et agite les
conséquences pour les épreuves du baccalauréat qui commencent le lundi 16 juin.
Mais les principaux responsables de cette situation sont ceux qui refusent de
prendre le temps d’une véritable discussion sur l’avenir de la SNCF.

Le Président de la République
François Hollande et le Premier Ministre Manuel Valls refusent d’entamer une
négociation sérieuse et appellent purement et simplement à reprendre le
travail, voulant passer en force ce projet à l’Assemblée nationale. On est loin
du « dialogue social » prôné par le gouvernement.

Nous, citoyennes aux engagements
divers, demandons que le gouvernement suspende l’examen de ce projet de loi et
ouvre les débats sur la situation du transport ferroviaire en France pour
permettre de construire un véritable projet pour un service public unifié du
transport ferroviaire.

voir ici la liste des signataires

Pour signer : ici


Les enjeux de la grève des cheminots

La « réforme »
de 1997 : 1ère étape de privatisation.

Elle a coupé la SNCF en 2 en créant RFF chargée de la gestion des infrastructures (voies,
signaux, des bâtiments). Elle a permis à des opérateurs ferroviaires d’acheter
des sillons (une portion de voie attribuée à un moment précis pour aller d’un
endroit à un autre) à RFF pour faire rouler un train concurrent à la SNCF.

Elle n’a pas réglé le
problème de la dette ferroviaire
(31,7
mil­liards d’euros en 1997) provoquée par les lourds investissements d’infrastructures,
notamment pour les TGV.

Lire la suite sur le site
national d’Ensemble !


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