Vague de froid et électricité

La vague de froid touchant actuellement  la France et notre région  montre les dangers liés à notre mode de production et consommation  électriques. EDF pourra-telle répondre à la demande aux heures de pointe ? Devra-t-elle  couper les gros consommateurs industriels, baisser la  tension ou  arrêter à certaines heures l’approvisionnement de tous les consommateurs ?

Notre analyse et propositions …

 

 

 

 
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La France se caractérise par une très forte utilisation du chauffage électrique.

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Promu à l’époque par le lobby nucléaire qui souhaitait que la consommation double tous les 10 ans, chauffer électriquement est une aberration !  Sur 100 joules consommés pour produire de l’énergie électrique, seulement entre 30 et 45 (grand maximum ) joules seront utilisés (limite intrinsèque des machines thermiques, qu’elles soient nucléaires, à gaz, à charbon, à bois…) . Le reste est relâché dans l’atmosphère. Or 12 millions de  foyers  sont équipés de convecteurs électriques, notamment les logements sociaux ! Leur utilisation simultanée lors de vague de froid amplifie fortement les pointes de consommation mettant le réseau à rude épreuve.

 

 

 

Le nucléaire ? 

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A la suite d’une demande de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), EDF a dû réaliser des arrêts de tranches afin de vérifier la résistance du fond des générateurs de vapeur forgés par le japonais JCFC. Douze réacteurs ont été concernés par ces arrêts de tranche. L’ASN vient d’autoriser la remise en service 3 réacteurs nucléaires (Tricastin3, Gravelines2 et Dampierre3) alors qu’ils sont dotés de générateurs de vapeur défectueux. Les règles de sûreté nucléaire sont-elles facultatives dès qu’il fait froid ? La baisse des températures est-elle un argument suffisant pour mettre, plus encore que d’habitude, la population sous la menace d’un accident nucléaire ?

Les centrales nucléaires sont vieillissantes et dangereuses. Le nucléaire n’est pas la solution d’avenir.

 

 

Le recours aux centrales thermiques ? 

Elles ont largement été mises à contribution cette année et elles le seront encore sur le reste de l’hiver. Or ces centrales thermiques contribuent fortement par rejet de CO2 au réchauffement climatique.

 

Le prix de l’électricité risque de flamber :

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La consommation ayant atteint des niveaux importants,  le prix « future Q1-2017 pointe » assurant une livraison d’électricité sur les périodes de pointe des trois premiers mois de l’année 2017 se négociait à 250 €/MWh en contre 40 €/MWh en moyenne en temps normal.. D’après RTE, la France serait aujourd’hui obligée d’importer jusqu’à 12GW d’électricité sur son territoire. Mais encore faudrait-il que les pays voisins, qui seraient également touchés en cas de vague de froid, aient ce surplus.

Au bout du compte le particulier  va voir le KW/H grimper suite aux importations qu’ERDF devra se résoudre à effectuer, et se résoudre à  se geler chez lui par peur de la facture  !

 

 

Mais alors que faire ?

Il faut s’engager résolument dans une transition énergétique, réorientant la production et nos consommations.

 

  • Engager très vite un plan ambitieux d’isolation thermique des bâtiments qui pour la plupart sont des passoires énergétiques. Dans le seul immobilier public, outre les emplois créés, cela permettrait de réduire de 40% la consommation d’énergie.

 

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    Aider par subventions ou crédit d’impôt  à la reconversion vers d’autres types de chauffage comme les poêles à bois de nouvelle génération. Leurs émissions de particules fines est extrêmement réduit et le recours au bois émet  très peu de CO2 (30 à 40 g de CO² par kWh); pendant sa croissance, l’arbre en a consommé tout autant.

 

  • Encourager fortement les énergies renouvelables : l’éolien, le solaire et l’hydraulique n’émettent pas de Gaz à effet de Serre. A la différence du nucléaire, ces énergies  sont inépuisables, ne produisent que très peu de déchets, aucune catastrophe n’est possible, et elles ne mettent pas en danger la santé humaine. Les énergies renouvelables, certes intermittentes,  permettent de produire de façon décentralisée. Cela évite les pertes dues aux transports d’énergie. Par exemple : Installer des capteurs solaires pour la production d’eau chaude ( écoles, crèches notamment) Equiper les bâtiments publics pour la vente au réseau ou en autoconsommation par panneaux photovoltaiques, favoriser le petit éolien, la cogénération…

 

Nous demandons que la Métropole de Montpellier élabore un plan de développement des énergies renouvelables sur son territoire pour protéger les habitants d’un choc énergétique certain.

 

Commission écologie Ensemble! 34

 

 

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Gauche écosocialiste 34