Le tragique meurtre de Nahel par un policier à Nanterre en juin dernier révèle une situation alarmante, une urgence à laquelle nous devons répondre collectivement. Le racisme systémique, les violences policières et les inégalités sociales sont désormais au cœur de nos préoccupations.
Nous assistons à une exacerbation de ces problèmes avec les politiques menées par Macron, caractérisées par un néolibéralisme autoritaire, écocide et des lois sécuritaires. Les inégalités sociales se creusent, touchant de plein fouet les habitants des quartiers populaires et des territoires ultramarins, confrontés à la flambée des prix et à des politiques urbaines brutales. Les réformes de Macron, comme la réforme de l’assurance chômage, renforcent la précarité en restreignant l’accès aux prestations sociales.
Dans ce contexte, les révoltes populaires se manifestent comme un cri de désespoir face à la dégradation continue des services publics, obligeant souvent les habitants à combler ces lacunes par leurs propres moyens.
Parallèlement, d’autres formes de violence économique s’abattent sur la population, de la délocalisation des activités économiques à la fraude fiscale, en passant par la flambée des prix et les modes de vie destructeurs des ultra-riches. Leur quête absolue du profit et le productivisme que cela implique aggravent toujours plus les catastrophes écologiques (climat, biodiversité, eau…) en cours. Et malheureusement, ce sont les milieux populaires qui subissent le plus les conséquences sociales, écologiques et les violences institutionnelles et policières.
Pire encore, la politique répressive de l’État s’intensifie avec des lois et des actions policières excessives, mettant en danger nos libertés et notre démocratie. Au point que l’institution policière semble échapper au contrôle politique, remettant en question l’État de droit.
Face à cette situation alarmante, de nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques, et des collectifs appellent à l’unité pour lutter contre le racisme et les violences policières, et pour rétablir la justice sociale. La crise démocratique est très grave, et nous ne pouvons accepter de nouvelles victimes comme Nahel.
La Gauche Écosocialiste est partie prenante des marches unitaires du 23 septembre. Tou∙tes ensemble exigeons :
- L’abrogation de la loi de 2017 sur l’usage des armes par la police.
- Une réforme profonde de la police, de ses méthodes et de son équipement.
- Le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant.
- La création d’un service dédié aux discriminations de la jeunesse, placé sous la présidence du Défenseur des droits.
- Un plan d’investissement public ambitieux pour restaurer les services et soutenir les associations.
Il est grand temps de mettre un terme au racisme, aux violences policières et aux inégalités. Il est temps de défendre la justice sociale, climatique, féministe, et nos libertés. Ensemble, construisons un avenir plus équitable et juste pour tous.