Édito du 4 octobre 2023
Ce samedi 30 septembre restera une date mémorable dans notre lutte contre l’extrême-droite. Ce jour-là, un grand nombre d’entre nous se sont réuni·es pour exprimer leur soutien à notre camarade René Revol, maire de Grabels, après son agression la semaine précédente par deux militants d’extrême-droite. Face à la haine, nous étions nombreuses et nombreux, rassemblant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des militant·es syndicaux, des activistes associatifs, des défenseurs·ses des droits humains, ainsi que des militant·es issus·es de divers horizons politiques, tels que l’UCL, le NPA, le PS, EELV, le PCF, et LFI. Toutes et tous ensemble, aux côtés d’élu·es de la métropole, de Jean-Luc Mélenchon, et des député·es de la NUPES-LFI, dont nos député·es de l’Hérault, Nathalie Oziol, Sylvain Carrière et Sébastien Rome, ainsi que notre camarade Michel Sala, député du Gard, nous avons formé un Front Commun contre l’extrême droite. Lors de ce rassemblement, nous avons affirmé notre volonté de défendre la fraternité et l’entraide entre les peuples. Non, l’extrême-droite ne dictera pas sa loi, ni ici, ni ailleurs. « No Pasarán ! »
Cependant, il est essentiel de prendre conscience du danger que représente l’extrême-droite en France aujourd’hui. Ne sous-estimons pas la situation. Sa normalisation progresse chaque jour, et il est désormais indéniable qu’elle est aux portes du pouvoir, une situation dramatique que nous n’avons pas connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La course contre la montre entre le bloc de l’Extrême-Droite et notre bloc de la Gauche et de l’Écologie s’accélère. Si nous voulons réussir, et il le faut, il nous incombe de rester uni·es, de préserver ce large front politique qu’est la NUPES, de la faire vivre, de la structurer à l’échelle locale et nationale. Il nous faut prendre, de façon unitaire, large, des initiatives pour la justice sociale, l’augmentation des salaires, une véritable répartition des richesses, un logement digne pour tou·tes, la reconquête des Services publics sur l’ensemble du territoire. Continuons de soutenir les initiatives qui s’opposent au triptyque Béton-Goudron-Pognon. Avançons vers la planification écologique démocratique pour faire face aux crises environnementales et sociales…
Bien sûr, des difficultés existent, mais dans l’Hérault, comme dans d’autres départements, des signes positifs se dessinent. Nous l’avons vu, par exemple, le week-end dernier avec l’inauguration de la « Baraquette sétoise ». Avec cette maison de la NUPES, un espace de débat et de culture s’ouvre à Sète. Ce lieu collectif d’entraide, d’échange donne corps à la NUPES et, à n’en pas douter, cette « Baraquette sétoise » marquera durablement la vie politique et sociale de notre ville portuaire. Cette initiative doit nous inspirer.
Dans l’Hérault, en Occitanie, partout… « Faisons Mieux ! ». Il y a urgence.



