La santé publique en France traverse une crise profonde et systémique. Des déserts médicaux à la saturation des urgences, les symptômes d’un système en souffrance sont multiples et alarmants. Les récents signalements déposés par la CGT sur la situation des urgences du CHU de Montpellier en raison de l’épidémie de grippe ne sont qu’une illustration d’une situation nationale critique. Il est urgent d’agir.
Un système à bout de souffle
Le CHU de Montpellier, institution majeure du sud de la France, est frappé de plein fouet par une saturation de ses services d’urgence. L’épidémie saisonnière de grippe, conjuguée à des effectifs insuffisants, met en danger la sécurité des patient·es et des soignant·es. Ce signalement de «danger grave» est un appel clair : notre système de santé publique manque de ressources humaines, matérielles et financières pour répondre à ses missions.
Cette situation n’est pas isolée. Partout en France, les hôpitaux, les urgences craquent, dans les campagnes, dans les quartiers populaires les déserts médicaux se multiplient, privant des millions de citoyen·nes d’un accès rapide et équitable à des soins de qualité. Des propositions concrètes ont pourtant été mises sur la table pour inverser la tendance.
Un plan d’urgence indispensable
Lors des dernières élections législatives, le Nouveau Front Populaire (NFP) a porté un programme audacieux pour réparer le service public de santé. Ce programme repose sur plusieurs axes clés :
1. Lutter contre les déserts médicaux :
◦ Conditionner l’installation des médecins dans les territoires où les besoins sont les plus criants.
◦ Favoriser le développement du salariat des médecins pour réduire les inégalités d’accès.
2. Réformer l’accès aux études de médecine :
◦ Réduire le numerus clausus pour former davantage de médecins tout en assurant une meilleure répartition géographique.
◦ Soutenir les étudiants issus des zones rurales et des quartiers populaires pour diversifier les recrutements.
3. Renforcer les effectifs et les conditions de travail dans les hôpitaux :
◦ Augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail pour stopper l’hémorragie des personnels de santé.
◦ Investir massivement dans les infrastructures hospitalières.
4. Mieux coordonner la santé de ville et l’hôpital :
◦ Créer des maisons de santé pluridisciplinaires dans les zones sous-dotées.
◦ Promouvoir la prévention et les soins de proximité.
La municipalité de Montpellier doit s’engager
En tant que membre du conseil d’administration du CHU de Montpellier, la ville a un rôle stratégique à jouer. Elle doit non seulement plaider pour un plan d’urgence à l’échelle nationale, mais aussi s’engager localement à soutenir les soignants et les infrastructures hospitalières.
Les autorités municipales et métropolitaines doivent utiliser leur influence pour demander au gouvernement des mesures immédiates et concrètes. Des solutions existent, mais elles exigent une volonté politique forte.
La santé, un bien commun à défendre
Nous ne pouvons plus tolérer que les hôpitaux soient réduits à l’état d’usines où soignants et patients sont broyés par une logique comptable. La santé publique est un bien commun, un pilier de la solidarité nationale. La situation actuelle est intenable et appelle une mobilisation citoyenne et politique.
Réparons notre hôpital public. Réparons le service public de santé. Et faisons-le maintenant, avant que l’urgence ne devienne une tragédie irréversible. La Gauche Écosocialiste 34 continuera évidemment à être de ce combat, aux côtés des soignants et de toutes celles et ceux qui défendent un service public de santé digne de ce nom. C’est aussi pour cela que le Nouveau Front Populaire doit continuer, à l’Assemblée Nationale, bien sûr, mais aussi sur le terrain, dans les villes, les villages, les quartiers, dans les entreprises, les universités.
Dans la santé, comme dans bien d’autres domaines, on voit que le programme du NFP est vital !