Gaz de schiste : les pétroliers à l’offensive dans la région !



PROMESSE NON TENUE  ? « Plus d’exploration
ni d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels durant mon
quinquennat ! »
F. Hollande, discours
d’ouverture de la Conférence Environnementale.

 Dans les faits, si 7 demandes de permis ont été
refusées, 95 sont en cours de validité. De plus des signes inquiétants sont
envoyés en contradiction avec la promesse du chef de l’état. Les sondages par
ondes acoustiques sous prétexte de forages futurs pour trouver du pétrole
continuent bizarrement dans les zones contenant du gaz de schiste.       

Un article de C. Pujol, commission écologie de la Gauche Anticapitaliste 34. 




« Plus d’exploration ni d’exploitation des hydrocarbures non
conventionnels durant mon quinquennat ! » 
F. Hollande, discours d’ouverture de la Conférence Environnementale.

Dans
les faits, si 7 demandes de permis ont été refusées, 95 sont en cours de
validité
. De plus des signes inquiétants sont envoyés en contradiction avec la
promesse du chef de l’état. Les sondages par ondes acoustiques sous prétexte de
forages futurs pour trouver du pétrole continuent bizarrement dans les zones
contenant du gaz de schiste.
       

C’est à
se demander, à juste titre, si actuellement en France larecherche de
gaz de schiste est réellement interdite. (
Ce gaz naturel est contenu dans
des profondes roches sédimentaires. Pour exploiter cette énergie fossile et
non-renouvelable, il faut recourir à la technique dite de « fracturation
hydraulique ». D’énormes quantités d’eau et de produits chimiques sont
injectées à très haute pression afin de fracturer la roche et d’extraire le
gaz.)

La
vigilance s’impose
car dans un pays où gaz
et pétroles sont difficiles d’accès, où se situe la frontière entre fossiles
conventionnels et non conventionnels ? Mediapart (Voir La
bataille autour du gaz de schiste reprend dans le bassin d’Alès
) dénonce
l’affaire à partir de documents techniques inquiétants. Dans notre région,
comme ailleurs en France, des camions
sismiques doivent entrer en action. Celà très prochainement sur le bassin d’Alès

pour sonder la nature du sous-sol. 




Les pressions sont fortes. suez.jpg

Les
défenseurs de l’exploitation des gaz de schistes ne baissent pas les bras : le
président de l’Union française des industries du pétrole (UIFP), J. L.
Schilansky, persiste et signe et dans le même temps L. Parisot du MEDEF et 18
autres personnalités ont publié un communiqué afin de rouvrir le débat.

Mais
ils nient volontairement l’évidence :


Toutes les expériences (cf. Pennsylvanie et Québec qui vient d’annoncer un
moratoire sur les gaz de schiste) et tous les rapports montrent, qu’avec
l’exploitation du gaz de schiste, on prend le risque de retrouver dans l’eau
des produits cancérigènes, mutagènes ou neurotoxiques de par la pollution des
nappes phréatiques.

Mais
s’ils font fi des dangers pour la santé et les dégâts pour l’environnement,
c’est que « ce qui compte pour
eux, ce sont les futurs profits qu’ils espèrent engranger. 
»

experts.jpgIls
essayent de se justifier en s’appuyant sur des travaux montrant qu’il
existe d’autres méthodes que la fracturation hydraulique.


Dans une interview
accordée à Midi libre
,
l’hydrogéologue
montpelliérain
Séverin Pistre explique :
« Beaucoup de géologues et
leurs labos travaillent en collaboration avec Total ou GDF, qui financent leurs
travaux…
 ».





 D’où parfois leur silence éloquent.

poisson.jpgDans
cet article Séverin Pistre ne cache pas son inquiétude : il estime que
l’imperméabilité des forages n’est pas garantie, que les nappes d’eau
pourraient être impactées quelques mois et quelques années plus tard. Il
s’interroge aussi sur « le devenir des boues radioactives« .

Car
depuis 2 000 ou 3 000 mètres de profondeur, on remonte quantité de
radionucléides et de métaux lourds, présents naturellement dans le sous-sol. Il
cite l’exemple de Lodève et
Saint-Affrique
où on exploitait l’uranium. Ou encore de
l’ancienne mine de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, près d’Anduze, et son stock
d’arsenic à ciel ouvert.

L’hydrogéologue
nous alerte sur les exploitations potentielles d’hydrocarbures dans le sous-sol
karstique languedocien. « Notre
région a été pressurée entre les Pyrénées et les Alpes, avec un réseau
karstique de failles très intense. L’essentiel de nos ressources vient de ses
roches-là, comme la source du Lez, avec 400 000 personnes alimentées en eau
potable.
« 

D’ailleurs,
la population ne s’y trompe pas. D’après les sondages, 72% des personnes se
prononcent contre le gaz de schiste. Dans
la région
l’eau y est rare. Il y a des sources. C’est l’eau
qu’on boit. La population se mobilise.




« NO GAZARAN ! »     N’inschistez pas !

affiches_st_christol.jpgPour preuve, pas moins de 3 000
manifestants munis de pancartes éloquentes se sont rassemblés à
Saint-Christol-lez-Alès le 22 septembre pour dénoncer les dangers des
recherches pétrolières, autour de
stands d’information, de forums, de
témoignages… (voir ici)

 

En
effet, seulement 4 jours après l’allocution du président de la République, la
préfecture du Gard a convoqué 9 maires du département afin de les informer de
l’ouverture de travaux de recherche de pétrole par la société suisse MouvOil,
détentrice depuis 2010 du permis exclusif de recherches du « bassin dʼAlès),
à cheval sur le Gard et l’Ardèche. Le pétrolier souhaitant débuter en octobre
une campagne de recherche « sismique » afin de sonder par ondes
acoustiques la nature du sous-sol, avant de lancer son premier forage
d’exploration a besoin de l’autorisation des communes pour envoyer ses camions
vibreurs. Ils se sont heurtés à un refus unanime des maires en question,
soutenus par la population.

Selon
la préfecture du Gard, il ne s’agirait pas de gaz de schiste, mais de recherche
pétrolifère, MouvOil assurant que « les
méthodes d’exploration envisagées sont strictement conventionnelles et qu’il
n’est pas question d’utiliser de procédé de fracturation hydraulique 
».

 

randonneur.jpgMais
pour Joël Jolivet, maire de Tharaux, et hydrogéologue au CNRS (interrogé par
Mediapart) : « Il y a du gaz sous ce gisement, qui peut être de schiste, et
il y a du gaz de charbon. Compte tenu de la nature de la roche du bassin dʼAlès
et de la structure du réservoir de roche mère, on peut y trouver des gisements
non conventionnels dʼhydrocarbures gazeux et liquides. MouvOil dit ne trouver
des gisements non conventionnels dʼhydrocarbures gazeux et liquides et ne pas
chercher de gaz de schiste, mais cʼest une question de sémantique, sʼils
veulent faire un forage conventionnel, ils nʼont pas besoin de connaître de
façon aussi précise la nature du terrain avec leur acquisition sismique. Ils
pourraient se contenter dʼun simple carrotage. »

La
bataille du bassin d’Alès n’est pas un cas isolé. 15 autres permis, qui visent
23 départements au total, sont aussi concernés.gaz_schiste_poster.jpg

La fracturation hydraulique est interdite
d’après l’allocution présidentielle, certains ne s’inquiètent donc pas.

Mais que feront pétroliers et responsables
politiques le jour où ils découvriront « par hasard » des gaz et des
huiles de schiste ?

La
Gauche anticapitaliste, a soutenu la journée de mobilisation nationale du 22 septembre et les
manifestations de Saint-Christol-les-Alès (30), Beaumont-de-Lomagne (82) et
Tournan-en-Brie (77)
contre les dangers liés à l’exploitation du gaz et
des huiles de schiste et appelle à maintenir la mobilisation, qui avait
commencé sous la présidence de Sarkozy, contraignant le gouvernement Fillon à
des reculs, afin que le débat sur l’exploitation du gaz et des huiles de
schiste ne revienne pas sur le tapis à la première occasion. 

La GA appelle de
plus à une véritable recherche sur les technologies alternatives et à engager la
transition énergétique pour sortir du nucléaire et des énergies fossiles.

Christine Pujol, pour la GA 34 avec comme sources :
Mediapart.fr  21 septembre 2012
(Jade Lindgaard) – Midi Libre (Arnaud Boucomont)





« LE GAZ DE SCHISTE : NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN ! »

Jeudi  27 septembre 2012, les maires de quatre communes
ardéchoises (Vagnas, Bessas, Saint Sauveur de Cruzière et Beaulieu),

concernées par la déclaration de travaux de MouvOil,
sont convoqués à leur tour par le préfet de l’Ardèche. Ils exposeront,
comme l’ont fait les maires des neuf communes du Gard, leur refus ferme et
définitif de voir leurs petites communes  servir de terrain
d’expérimentation et d’exploitation des gaz et huiles de schistes.


L’action mails de soutien aux maires
du Gard a été un succès.
2500 messages
  les ont accompagés en préfecture de
Nîmes. Ces actions sont importantes : elles sont la preuve que la
 population se mobilise, et donnent toute légitimité aux maires dans leur
opposition unanime à ce projet.

Pour soutenir les maires ardéchois, copiez la phrase suivante: 

 « Je soutiens les maires convoqués en
Préfecture de Privas ce jeudi 27 septembre dans leur détermination à refuser
les travaux demandés par la société MouvOil. »



Signez-la et envoyez-la dès maintenant au directeur de cabinet du préfet de
l’Ardèche:


dominique.lacroix@ardeche.gouv.fr
et à
viaprivas270912@gmail.com

(Votre envoi à cette adresse est destiné à établir un comptage de la
participation à cette action au niveau local).

Et surtout n’hésitez pas à diffuser à tout votre carnet d’adresses !

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