Marchons pour nos libertés, contre les idées d’extrême-droite

  • 12h00 : accueil devant la bourse du travail avec restauration ;
  • 14h00 : départ de la manifestation dans les rues de Béziers, arrivée place du
    14 juillet ;
  • 15h30 : meeting syndical ;
  • 17h00 : concert (Orchestre de la Tible ; Sophie les bas bleus : Les Z’étourdis).

Appel départemental des organisations syndicales : CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA
Appel soutenu par :
Gauche Écosocialiste 34, Parti Communiste Français 34, Parti Socialiste 34, Humains et dignes, MRAP Montpellier, NPA 34, Parti de Gauche 34, Syndicat de combat héraultais lycéen, ARAC 34, LDH 34, Syndicat CNT 34 ESS, AFPS-34, Rencontres Marx, LFI 34, UNEF Montpellier, Jeune Garde, SCUM

Chaque jour, la crise politique et démocratique s’accentue. Les urgences sociales ne sont pas prises en compte, alors que les inégalités se creusent dans le pays. Nous constatons que cette situation aggrave le quotidien des Françaises et des Français.
Les politiques de rigueur et d’austérité imposées ne permettent plus à nos services et entreprises publiques de faire république.
Les sondages annoncent comme inéluctable la victoire de l’extrême droite lors des prochaines élections européennes, nous dénonçons l’attitude de certains médias faisant campagne pour des candidats ouvertement racistes et réactionnaires. Le racisme n’est pas une opinion, mais un délit.

La majorité présidentielle s’est compromise en cédant à l’extrême droite avec la loi « Asile-immigration ». Promulguée, bien que largement censurée par le Conseil constitutionnel, nous en demandons l’abrogation.
Nous dénonçons l’imposture sociale de l’extrême droite qui se présente comme représentante des ouvriers, mais ne vote aucun des textes permettant de réduire les injustices et les inégalités. Les exemples ne manquent pas, que ce soit dans les villes, les régions, aux parlements français comme européen.

À l’initiative des syndicats, les partis politiques et associations du département de l’Hérault appellent à marcher ensemble, pour nos libertés, contre les idées de haine et de division !

Parce que nous sommes porteuses et porteurs de projets de progrès et de justice sociale,
Parce que nos solidarités et nos diversités garantissent nos citoyennetés,
Parce que nous voulons un monde de paix, où les urgences environnementales et sociales sont prises en compte,
Parce-que nous combattons le sentiment d’abandon et de fatalisme qui conduit une partie importante des électeurs à l’abstention,
Retrouvons-nous toutes et tous ensemble :
Mardi 23 avril à 14h00, Bourse du Travail de Béziers !

Appel départemental des organisations syndicales : CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA
Appel soutenu par :
Gauche Écosocialiste 34, Parti Communiste Français 34, Parti Socialiste 34, Humains et dignes, MRAP Montpellier, NPA 34, Parti de Gauche 34, Syndicat de combat héraultais lycéen, ARAC 34, LDH 34, Syndicat CNT 34 ESS, AFPS-34, Rencontres Marx, LFI 34, UNEF Montpellier, Jeune Garde, SCUM

La Gauche Écosocialiste 34 inscrit cette initiative dans le cadre de sa feuille de route dont voici un extrait :

Relever le défi de la poussée de l’extrême-droite

Les difficultés de la gauche et du mouvement social à mobiliser sont hélas plus globales.

La riposte contre la Loi scélérate de Darmanin, qui reprend les principales propositions du Rassemblement national, consacre l’avancée de la préférence nationale et criminalise les migrant.es, n’est pas non plus du tout à la hauteur.

Ces éléments sont significatifs de la poussée des idées du RN et du recul de celles de la gauche dans le pays.

La récente mobilisation du secteur agricole, sur laquelle le RN a tenté de prospérer, a montré l’urgence à sortir du modèle agro-industriel et des traités de libres échanges qui ne permettent pas aux agriculteurs et agricultrices de vivre dignement de leur travail, et ont des effets délétères pour la planète. Loin de la remise en cause des normes écologiques demandée par la FNSEA et la Coordination Rurale, c’est une agriculture paysanne, respectueuse de la terre, des animaux et des travailleurs et travailleuses agricoles, qui n’oppose donc pas fin du monde et fin du mois qu’il faut continuer à défendre et développer.

On constate pourtant sur d’autres questions une disponibilité maintenue à la mobilisation : grève sur les salaires dans le secteur privé, mobilisations écologistes, succès du 8 mars, grève enseignante dans le 93, grève des contrôleurs SNCF.

Si la macronie est en crise profonde, une crise rampante qui éclate au grand jour régulièrement, de remaniement en confrontation avec le monde agricole, elle ne peut persister au pouvoir que grâce au caractère antidémocratique de la Ve République. Impopulaire et minoritaire dans le pays, Macron s’accroche au pouvoir, provoquant un pourrissement de la situation qui nourrit le RN.

On sait que les sondages ne traduisent pas toujours le résultat final sorti des urnes. Néanmoins la progression du RN s’inscrit dans un temps long et le seuil atteint par le RN le place aujourd’hui plus que jamais comme une force conquérante, favorite de la course au pouvoir. La dédiabolisation apparait comme durablement réussie : le RN est intégré dans l’arc républicain pendant que des apprentis sorciers cherchent à en exclure de façon injuste et scandaleuse LFI. Une fraction de la bourgeoisie semble avoir choisi le RN comme recours. Les idées de ce parti ont en partie pollué l’opinion et les macronistes en perdition, lui font la courte échelle politique.

Quelle serait la nature d’une France dirigée par le RN ? Difficile à prédire avec exactitude. On peut néanmoins s’accorder à dire que l’accession au pouvoir du RN représente un danger majeur pour les libertés, pour les immigré.es, les musulman.es, les populations racisées, les droits des femmes. Que les violences politiques, les exactions contre les locaux, les attaques juridiques contre les militants et les organisations du mouvement ouvrier pourraient se multiplier.

Cela suffit à ce que la gauche et le mouvement social se donnent comme tâche centrale de lui barrer la route.

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