Meurtre d’Aboubakar CISSE : Contre le racisme, un territoire se mobilise

Le crime odieux d’Aboubakar dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) vendredi 25 avril 2025 a provoqué un sursaut citoyen massif dans cette petite ville ouvrière, anciennement minière, du nord du département. La marche blanche du 27 avril 2025, qui a réuni plus de 1500 personnes, a représenté un cinglant démenti aux racistes et islamophobes qui ne manquent pas de stigmatiser les étranger·es et qui portent dans cette affaire une responsabilité morale, le ministre de l’Intérieur Bruno Retaillau en premier lieu.

C’est tout un territoire qui s’est mobilisé, où se côtoient depuis des décennies des travailleurs·es majoritairement musulman·es, chrétien·nes ou athé·es. Dimanche dernier, bien au delà du confessionnel, se saluaient celle et ceux qui se connaissent depuis longtemps et qui vivent là, qui ont travaillé et lutté ensemble. Ils et elles étaient accompagné·es de nombreuses militantes et nombreux militants et élu·es locaux du PCF et député·es de LFI venu·es du département ou de l’Hérault voisin. Mais aucun représentant de l’Etat. Le ministre, qui a attendu 48h avant de réagir et de condamner ce crime, avait choisi cette heure pour réunir le procureur et la maire (PCF) du village. Cette dernière a fait le choix de ce rendez-vous plutôt que de la marche dans sa ville.

Dans ce département du Gard cette mobilisation citoyenne montre que l’extrême-droite, même si elle a encore gagné deux circonscriptions en juillet 2024, n’a pas gagné la partie.

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