Interview de Francis Viguié

Dans l’édition du lundi 04 février de Midi Libre, l’invité de « Café-Croissant », est Francis Viguié, tête de liste municipale.

Pour lire l’interview de Francis Viguié dans Midi Libre : cliquer ici

Deux remarques cependant

question 1 (pourquoi pas David Hermet ?)

Francis Viguié a indiqué :
« …liste unitaire, il est difficile qu’elle soit porté par une tête de liste porte parole d’une formation politique »
et non pas « issue d’une formation politique »

question 11
À vos yeux Hélène Mandroux…Modem?

Francis Viguié n’a pas indiqué « on aurait pu intégrer la liste sans problème »
(phrase attribuée à F Viguié contradictoire avec le titre de l’article d’ailleurs »

Il a indiqué  » si il n’y avait pas eu le MODEM, la liste aurait donné au second tour une consigne de vote claire contre la droite. Elle aurait pu discuter d’un accord pour le second tour avec la liste Mandroux, afin de permettre une représentation proportionnelle et en toute indépendance de notre liste »

Midi Libre lundi 05 02 08

Montpellier Francis Viguié : « On n’ira pas sur la liste Mandroux »

Le leader de la « liste écologique sociale vraiment à gauche » s’explique

Pourquoi est-ce vous plutôt que David Hermet, plus connu, qui conduisez la liste ?

A partir du moment où il s’agit d’une liste unitaire, il est difficile qu’elle soit portée par une tête de liste issue d’une formation politique.

A-t-elle été dure à monter ?

Pas du tout. On a eu aucune difficulté à trouver 61 noms. On a juste discuté sur les dix premiers. On la présentera avant le 14 février.

Comment définiriez-vous
votre liste, qui a été présentée au départ comme celle de la LCR ?

C’est une liste unitaire, quelque chose qui additionne des courants, des sensibilités, des personnalités : la Ligue communiste révolutionnaire mais aussi les collectifs unitaires anti-libéraux, les pro-Bové et « Montpellier tous ensemble ». C’est une histoire voulue par des gens qui souhaitent faire bouger les choses ensemble.

Ensuite, votre programme s’articule comment ?

C’est simple : à Montpellier, il y a des choses qui ne vont pas. Pour les transports, on le voit bien, il y a des embouteillages de façon quasi permanente. Les transports en commun devraient être gratuits. Cette gratuité permettrait aussi de répondre à la nécessité de diminuer la pollution car les gens prendraient moins leur voiture.

Mais comment financer une telle mesure ?

Il y a un certain nombre de dépenses de prestige qu’il faudrait revoir. Un des choix, c’est de faire un pointage des richesses. Il y a également des aides vers des sociétés telles que Ryanair sur lesquelles on peut gagner pour les redistribuer. Nous ne sommes pas favorables aux sociétés d’économie mixte. Pour certains services comme les transports, il faut revenir à la régie.


Quelles sont les autres grands axes de votre programme ?

D’abord, les questions d’ordre social et une priorité : le logement social. Avec la construction, la réhabilitation mais aussi la réquisition des logements vides. Il y en a plusieurs milliers à Montpellier. En deuxième lieu, la remunicipalisation de certains services publics tels que l’eau et, donc, les transports. Sur les questions liées au 4e âge, des solutions nouvelles doivent être développées. Sur celles de l’emploi, nous arrêterons les aides aux entreprises installées, on ne peut pas donner de l’argent sans contrôle.


La liste Domergue indique qu’elle embauchera tous les précaires de la mairie. Vous aussi ?

Nous réduirons au maximum les contrats limités. On ne peut pas être contre la précarité et l’avoir chez nous.


Quelles sont vos réflexions sur l’urbanisme de la ville ?

On ne peut pas tout inventer mais il faut réfléchir différemment, nous voulons aller réellement dans les quartiers. Pour nous, la lutte menée par l’association Pave pour l’aménagement du parc Clemenceau est emblématique. Ce qui se fait aussi autour du Diagonal centre est une bonne chose. Nous sommes pour amener de la vie dans les quartiers, avec une mixité sociale. La ville ne peut pas qu’être un vaste espace de consommation.


Avec les municipales se joue aussi le contrôle de l’Agglo. Quel est votre position sur ce système ?

Il y a eu un certain nombre de transferts de la Ville vers l’Agglo et beaucoup de choses y sont désormais gérées. Mais c’est un lieu de non-démocratie et on en voit la caricature actuelle avec Frêche. On souhaiterait une représentation à l’Agglo issue du suffrage universel direct. Pour redonner aux gens le goût de la politique, on veut présenter un projet dans lequel celle-ci décide.


Comment réagissez-vous aux appels du pied que le PC vous a faits pour rejoindre la liste Mandroux ?

Il va être déçu. Il n’y a eu aucun contact direct et on a exprimé notre position dès le début. Cette liste se caractérisera par une gestion libérale et droitière. Nous, on ne banalise absolument pas l’accord avec le MoDem, qui est un parti de droite. Ce n’est pas un détail. Et nous voulons nous opposer à la droite. Le PC n’est pas à l’aise dans la situation présente. Et, à l’extérieur, on est un peu leur mauvaise conscience.

A vos yeux, Hélène Mandroux fait-elle une erreur en s’associant au MoDem ?

S’il n’y avait pas eu le MoDem, on aurait pu intégrer la liste sans problème. Mais cette alliance va au-delà de Montpellier et des municipales. C’est le signe fort du PS qui pense que son avenir est avec le centre plutôt qu’avec la vraie gauche.


Pensez-vous récupérer les électeurs d’une gauche qui aurait été déçue par Hélène Mandroux et Georges Frêche ?

Nous nous adressons à tous les électeurs, de gauche, écologistes et autres. Sur la liste Mandroux, il y a Marc Dufour, le liquidateur d’Air Littoral. Et s’il vient, ce n’est pas pour être en 40e place. C’est un signe : ceux qui attendaient des préoccupations sociales n’ont pas grand-chose à espérer

Au second tour, quelle pourrait-être votre stratégie ?

On verra. Pour l’instant, la liste Mandroux est surtout caractérisée par la lutte des places. On ne va pas répondre maintenant. Mais nous sommes clairement contre la droite.

Quel regard portez-vous sur le PS montpelliérain ?

Ça ne fait pas envie, ça fait politique de clique. La politique, ce sont des idées, des projets. Là, on a l’impression qu’il s’agit de projets individuels des uns ou des autres. Cela n’incarne pas la gauche qu’on voudrait et dommage que ce soit la même chose avec Mandroux.

Comment percevez-vous la campagne qui peine à démarrer ?

Il y a un enjeu important. A Montpellier, c’est la première fois qu’un accord est trouvé entre des partis de gauche et un parti de droite. On sent bien que l’idée, c’est un peu ce qui se fait en Italie, avec Romano Prodi, ou en Allemagne. C’est un accompagnement du libéralisme. Nous, on veut incarner cette exaspération face aux injustices sociales. L’enjeu, c’est de passer la barre des 10 %.
ou en Allemagne. C’est un accompagnement du libéralisme. Nous, on veut incarner cette exaspération face aux injustices sociales. L’enjeu, c’est de passer la barre des 10 %.

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