Béziers. Municipales : les dérives de Jean-Louis Bousquet, colistier de Jean-Michel Du Plaa

La LCR Béziers réagit ci-dessous au propos de Jean-Louis Bousquet (conseiller régional PCF et hostile à la liste d’union PCF/LCR sur Béziers) ainsi qu’à ceux de George Frèche. Ci-dessous aussi le communiqué d’Aimé Couquet (membre du PC conduisant la liste communiste, 100% à gauche et solidaire)

COMMUNIQUE

Communiqué de la LCR Béziers.

Municipales : les dérives de Jean-Louis Bousquet, colistier de Jean-Michel Du Plaa

Jean-Louis Bousquet accumule les déclarations fracassantes qui sont une véritable insulte au parti dont il est le secrétaire départemental et à la la gauche en général.

En quelques jours il aura donc :

• trouvé en Aude Tastavy, transfuge monarchiste du modem sur la liste de son mentor Jean-Michel Du Plaa « …quelqu’un d’intéressant… ».

• rien trouvé à dire au gourou Georges Frêche quand il menace un élu PS (Kléber Mesquida) de supprimer le lycée de Saint-Pons suite à un désaccord politique.

• rien trouvé à redire au même Georges Frêche quand il dit à un militant PS « ..des socialistes comme vous j’en fais tous les matins… ».

• tenté d’acheter les véritables militants communistes en leur proposant « … une place de choix sur la liste de Jean-Michel Du Plaa ».

Jean-Louis Bousquet n’avait déjà pas brillé par des positions radicales au conseil régional, il s’engage dorénavant une dérive dont on ne peut plus revenir.

En devenant le porteur d’eau de Georges Frêche et de Jean-Michel Du Plaa, Jean-Louis Bousquet a une conception de l’union qui ressemble à un ralliement avec armes et bagages sans conditions. En termes militaires on pourrait appeler ça une « capitulation ». En termes politiques, Jean-Louis Bousquet n’avale pas une couleuvre mais un boa constrictor.Pour ce qui est de la LCR et de l’accusation de lancer une OPA sur la section PCF de Béziers, cette rhétorique financière capitaliste convient bien aux adeptes de l’économie de marché dont il vient de rejoindre le camp.

A la LCR, comme la majorité des militants communistes, nous raisonnons en terme d’accord politique.

Il y a effectivement un très large accord entre les sections PCF et LCR de Béziers pour porter un programme d’urgence municipal qui réponde aux besoins essentiels des salariés et chômeurs biterrois.

Jean-Louis Bousquet devra expliquer avec ses nouveaux compagnons Georges Frêche et Jean-Michel Du Plaa en quoi : une fiscalité plus juste, la cantine scolaire gratuite, la municipalisation de l’eau, la défense des services publics municipaux… »c’est le grand soir » comme il le dit.

Ces mesures d’ urgences en direction des salariés et des chômeurs ce n’est pas le grand soir irréalisable : ce sont simplement des mesures radicales que doit mener une gauche digne de ce nom. Cette gauche-là, apparemment, ce n’est plus la sienne mais c’est la nôtre !

Aujourd’hui les enjeux sont clairs pour les Biterrois : c’est cette gauche qu’il faudra élire en mars prochain. Cette gauche c’est celle de la liste « Béziers : liste unitaire, communiste, 100 % à gauche et solidaire », soutenue par les sections LCR et PCF et par des citoyens de Béziers.

La section LCR de Béziers

Communiqué d’Aimé Couquet (membre du PC conduisant la liste communiste, 100% à gauche et solidaire)

UNION ALIBI

Etienne FAJON écrivait « L’union est un combat ». Oui, l’union se forge dans les luttes et sur des valeurs de classe. Peut-on oublier que le Parti Socialiste vient d’offrir à Sarkozy le nouveau traité européen ? La grande majorité de ses parlementaires se sont couchés le 4 février à Versailles devant la sacro-sainte Europe Capitaliste.

A Béziers, comme dans toutes les autres communes de France, les communistes sont maîtres de leur Parti. Les statuts prévoient que ce sont eux qui décident localement pour les élections municipales. C’est ce qu’a fait notre section qui unanimement a décidé de présenter, au premier tour, une liste unitaire, communiste et solidaire avec ses propositions pour que les électeurs puissent choisir démocratiquement. Sinon, c’est le bipartisme dans lequel veulent nous enfermer la droite et le PS.

L’union n’est pas une négociation de sièges mais un combat politique.

Pour cacher sa dissidence avec l’ensemble des communistes de la section de Béziers, Jean Louis Bousquet, fait référence aux positions nationales du Parti concernant l’union de la gauche.Il est vrai que l’histoire du PCF témoigne de l’ardeur déployée par ses militants pour aider à la nécessaire union des classes exploitées en butte au système capitaliste.
Toutefois, l’expérience de ces dernières années démontre que l’union électoraliste à tout prix nous a laminés électoralement et nous a rendus inaudibles politiquement. Nous en sommes arrivés au point d’apparaître comme la béquille du Parti Socialiste. A tel point, que des communistes acceptent de participer, comme à Montpellier, sur des listes municipales avec des militants de la droite de Bayrou, le Modem. Aujourd’hui, à Béziers, Madame Tastavy, colistière de la liste Modem de Jouahnin, passe avec armes et bagages sur la liste socialiste de JM Duplaa. Elle dit « avoir beaucoup de respect pour les monarchistes ». Jusqu’où irons-nous ?

Aimé COUQUET

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