Nimes : mobilisation pour empêcher une expulsion

Mohamed Ikni, sans papier, menacé d’expulsion. Rassemblement devant le Centre de rétention administrative vendredi 28 sept 18H

Mohamed IKNI va être expulsé, le centre de rétention administrative se remplit, les audiences devant le juge de la détention se multiplient.

Le réseau education sans frontière (RESF), l’APTI, la CIMADE appellent à un rassemblement vendredi à 18h pour faire la preuve de notre détermination à combattre la chasse aux sans papiers .

Dimanche 23 sept, au tribunal de grande instance de Nimes: les juges de la détention tiennent audience dès le matin.
A cette heure là Mohamed IKNI vient d’arriver en ambulance à l’hopital Carremeau après une nouvelle tentative de suicide.

Rappelons que Mohamed , de nationalité Algérienne, qui travaillait en France depuis plusieurs années a été interpellé dans la Drôme où il résidait alors que sa compagne, Française, venait de perdre à l’accouchement l’enfant qu’ils attendaient.

Plus d’enfant!, plus de droit au séjour! Mohamed est transféré rapidement au centre de rétention administtraive de Nimes où la mobilisation s’organise rapidement. Une première décision d’expulsion échoue car les marins de la SNCM refusent de l’embarquer à Marseille, la deuxième hier matin , prévue par avion, échoue à nouveau après qu’il ait été hospitalisé.

Malgré une rapide mobilisation de plusieurs dizaines de militant (e )s des collectifs de défense de sans papiers toute la journée de dimanche, que ce soit au tribunal – ou d’autres familles soutenues par RESF étaient convoquées – ou à l’hopital Carremeau , Mohamed, bien qu’il soit hospitalisé à l’unité médicale d’urgence, est transféré avec l’accord du psychiatre au tribunal où le juge lui signifie la prolongation de sa rétention administrative pour quinze jours supplémentaires.

Un délai qui permettra que le soutien se poursuive afin que Mohamed obtienne ses papiers.

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