PROCES POUR REFUS DE PRELEVEMENT D’ADN

Procès en appel le mardi 9 septembre Tribunal d’Appel de Montpellier.

Militants anti-OGM, Jean-Baptiste Libouban (doyen des Faucheurs Volontaires), Francis Roux (paysan) et Philippe Matet (prof de math)
ont refusé d’être fichés génétiquement pour leur action citoyenne.

Ils risquent 15000€ d’amende et 1 an de prison pour ce refus.
Venez les soutenir
pour ne pas laisser criminaliser les actions syndicales,
pour s’opposer à un fichage systématique de la population.

à partir de 13h sous l’Arche du Peyrou,
devant la cour d’Appel, 1 rue Foch, Montpellier.

Pourquoi ont-ils eu raison de refuser ce prélèvement ADN…Le refus de prélèvement d’ADN :
pourquoi?

Depuis 2003, la police relève systématiquement l’ADN de toutes les personnes en garde à vue. Au rythme de 20 000 par mois, c’est plus de 560000 données qui sont enregistrées dans le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) basé à Ecully dans le Rhône.
Ce fichier, initié en 1998 par le gouvernement socialiste contre les pédophiles, s’est élargi par étapes à la quasi-totalité des crimes et délits. Députés et Ministres parlent de l’élargir à l’ensemble de la population car « les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès la naissance » (Christian Estrosi, janvier 2007).

Réactions et résistances : de 2003 à 2005 plus de 400 personnes ont refusé de donner leur ADN à la police. Les condamnations montent jusqu’à plusieurs mois de prison ferme et des centaines d’euros d’amende.
Même les « présumés innocents » sont tenus de donner leur ADN. Comme tous les fichiers d’Etat, le FNAEG joue sur la présomption de culpabilité. Par contre, les personnes condamnées pour des délits financiers ne sont pas concernées par le prélèvement ADN, révélation que, déjà, le présumé outil « technique » que constitue le fichage n’est pas exempt d’orientations politiques fortes.

Le prélèvement ADN constitue donc une grave atteinte à la vie privée. Nos gènes se retrouvent stockés dans des banques de données dont nous n’avons aucune certitude quant à leurs utilisations futures, qu’elles soient politiques ou administratives, voire commerciales (ex. : assurances). C’est la porte ouverte à toutes les discriminations possibles et imaginables.

Or nous ne pourrons échapper individuellement au fichage : c’est pourquoi nous en appelons à un mouvement collectif et politique.

Pour toutes informations relatives à la journée du mardi 9 :
Confédération Paysanne LR : 04 66 59 41 98 (Estelle)

Pour toutes informations complémentaires : http://refusadn.free.fr

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