Café Motivé-e-s du vendredi 16 Novembre: La révolution d’Octobre 1917, à partir de 18 h30

Café Motivé-e-s : Régulièrement, la LCR organise dans ses locaux, 14 rue du commerce 34000 Montpellier, des soirées (un vendredi à partir de 19 heures) avec débat, apéritif et repas (paf 5 €).

Soirée autour de la révolution d’octobre 17, (qui dans le calendrier russe de l’époque a eu lieu en novembre.)

18 h30 : film documentaire introductif et débat avec David Hermet et Cyril Gispert


Repas et suite discussion


En soirée :
projection du long métrage  » Reds  » de Warren Beatty qui a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur pour ce film. Il évoque la vie de John Reed, américain, militant communiste, journaliste, et écrivain qui fit la chronique de la révolution russe de 1917 .

1917 : la révolution russe

Pour le café motivé-e-s de novembre, nous avons décidé de revenir sur la révolution russe de 1917.

90 ans après l’événement, que retenir de cette expérience, quel bilan peut-on en tirer ?

Ce débat nous paraît d’autant plus intéressant à l’heure où la LCR appelle de ses vœux la création d’un nouveau parti anticapitaliste.

En effet, derrière cette notion, il y a la volonté de regrouper militant-e-s et courants politiques qui partagent une même volonté de rupture avec une société régie par la loi du profit et la propriété privée des moyens de productions. Mais ces courants et individus peuvent justement ne pas avoir la même analyse du passé et notamment des expériences révolutionnaires.

Il ne s’agît plus à nos yeux aujourd’hui de découper idéologiquement les mouvements politiques anticapitalistes à partir des positions sur ces expériences passées. Par contre, en débattre, les anlyser avec un recul plus important que l’on ne l’avait jusqu’aux années 60, 70, époque de la « dernière génération d’Octobre » nous semble indispensable.

L’analyse de la révolution russe souffre de nombreux handicaps. Il est ainsi rare que les historiens s’affranchissent des considérations politiques. Dans le passé, des historiens staliniens ont longtemps véhiculé la version officielle en URSS, avec ses variations liées aux disgrâces et exécutions sous Staline, aux réhabilitations parfois ensuite, des dirigeants bolcheviks. Aujourd’hui, la présentation la plus courante, à l’heure du triomphe du capitalisme, « horizon indépassable », tend à faire de la révolution d’octobre, un simple coup d’état organisé par une minorité de « révolutionnaires professionnels ». Cet événement n’est analysé qu’à la lumière de ce qui s’est passé ensuite et des horreurs du régime stalinien comme si l’histoire était écrite à l’avance.
La tradition trostskyste s’appuie notamment sur un ouvrage unanimement reconu comme de grande valeur : « L’histoire de la Révolution russe » de Léon Trotsky. Il reste que, pris dans leur combat contre le stalinisme, autour de la notion de « révolution trahie », les trotskystes ont eu tendance à nettement enjoliver la période 1917-1924 et à souligner surtout la rupture, que représenta la prise du pouvoir par Staline, sans voir les problèmes qui existaient déjà sous Lénine. Ceci dit, d’autres courants de gauche ont aussi une vision de la période discutable. Les socialistes réformistes ont vu dans les mencheviks, une voie raisonnable et réaliste, sans tenir compte du contexte et de l’échec de ces même mencheviks lorsqu’ils ont été au pouvoir en 1917. Certains courants libertaires ont eux transformé en héros anarchistes des personnages criticables.

90 ans après, on peut, il nous semble, revenir sur cette époque avec un peu plus de recul, en ayant un point de vue bien sûr, mais sans avoir à tout assumer des choix des uns ou des autres, choix faits dans un contexte très différent, marqué par la première guerre mondiale, par des êtres humains qui agissaient avec leur propre expérience et la lecture que eux avaient du passé, lecture et expériences qui évidemment ne sont pas les mêmes que les notres.

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