Non à la criminalisation de la solidarité !

A l’initiative des compagnons d’Emmaüs, des rassemblements ont eu lieu le mercredi 2 avril devant les tribunaux des grandes villes. Ils ont pour but de dénoncer les pratiques abjectes du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, qui, non contents de faire la chasse aux personnes sans papiers, entendent sans prendre désormais à ceux et celles qui les aident et les soutiennent.
Là aussi seront appliqués des quotas et les peines varieront de la « simple » amende à des peines d’emprisonnement.

http://www.delinquants-solidaires.org

Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis
pour ce délit !

Objectif chiffré de reconduites à la frontière pour 2010 : 28 000
Objectif chiffré d’interpellations d’aidants pour 2010 : 5 500
(source : Loi de finances 2009)

Aujourd’hui, en France, il est devenu criminel d’accueillir,
d’accompagner, ou seulement d’aider une personne en situation irrégulière…..
Le 18 février 2009, à 7h 45 du matin, la police frappe à la porte de
Monique Pouille, 59 ans, bénévole aux Restos du coeur et à l’association
Terre d’errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d’habits pour les migrants qui errent autour de Calais
dans l’espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers lui on dit : « on vient vous chercher pour mettre en garde à vue, pour flagrant délit d’aide aux personnes en
situation irrégulière
L’interpellation le 16 février 2009 d’Hamid, un sans‐papier accueilli
par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe‐Rouge, s’est transformée le
17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi,
sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la
dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d’éventuels
compagnons sans papiers. Dans le même cadre, Kamel un responsable de la
communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.

Ces faits s’ajoutent à une liste déjà longue de militants associatifs ou
de citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l’égard de migrants privés du droit au séjour.
Alors demain, quels gestes du quotidien seront punis pour remplir les
objectifs du Ministère de l’immigration ? Votre médecin sera‐t‐il
interpelé pour avoir soigné un sans‐papier malade, ou votre facteur pour
lui avoir distribué son courrier ? L’instituteur de vos enfants
sera‐t‐il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents
sont en situation irrégulière ?

Nous sommes tous concernés : parce qu’ avant d’être « sans‐papiers »,
ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté,
isolées et démunies et il est de notre devoir de citoyen de les aider
dans la dignité et le respect dû à chaque être humain. Alors si la
solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce
délit !

*Mercredi 8 avril 2009, à 10h00, devant les palais de Justice de Paris,
Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Montpellier et
ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers
volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme
sanspapiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester
des « aidants » !*

*Si vous souhaitez participer à ces rassemblements, vous pourrez dès
vendredi 27 mars vous inscrire sur le site d’Emmaüs France.*

D’ici là, pour tout renseignement ou pour faire part de votre
participation, n’hésitez pas à prendre contact avec Teddy Roudaut :
troudaut@emmaus‐france.org – 01 41 58 25 32

SOYEZ NOMBREUX-EUSES A NOUS REJOINDRE !!!!

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