Régionales : Alès

A Gauche maintenant ! Ni Couderc ni Frêche !

Précision : nous reproduisons ici l’article que Midi Libre a consacré au lancement de la campagne de la liste AGM ! à Alès. Le titre original « Front de gauche : ni Couderc ni Frêche », comme plusieurs phrases de l’article sont totalement inappropriées à la réalité de cette liste qui regroupe le Front de Gauche, mais aussi le NPA (ainsi que les Alternatifs, la FASE, Les Objecteurs de croissance et le MPEP).

D’où notre titre qui reprend sobrement l’intitulé…exact de la liste ! Le NPA n’a jamais envisagé d’intégrer le Front de Gauche ni donc de faire campagne sous sa dénomination, ce qui, dans les conditions du Languedoc-Roussillon, ne l’empêche pas de faire l’unité avec lui ! Il fallait que tout ceci soit dit pour éviter que ne se sème la confusion politique dans les esprits.

Le Front de Gauche est désormais en ordre de marche pour les régionales de mars, indique Jean-Michel Suau, conseiller général (PC) alésien occupant la 4e place sur la liste « À gauche maintenant » emmenée dans le Gard par Martine Gayraud (PC), suivie de Michel Sala, (NPA), et de la Lédignanaise, Noële Soizic Bourgois (PG).

Les communistes poursuivent donc l’alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet au sein du Font de Gauche créé pour les européennes élargi à de nouvelles forces issues notamment du mouvement syndical, social ou associatif, tout en faisant en Languedoc, c’est l’une des seules régions, cause commune avec le NPA , le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, accusé de bouder dans son coin.

Pour Jean-Michel Suau, le Front doit être un « levier pour faire bouger le curseur à gauche ». Un double point d’appui, « pour faire de notre région un pôle de résistance à Sarkozy et à Couderc, mais nous ne voulons pas non plus d’une opposition molle d’accompagnement des choix de la droite, en particulier de Georges Frêche, qui dans certains domaines, va même encore plus loin ».

Le président sortant du Languedoc ne pourra donc pas compter sur le Front de gauche au premier tour, pas plus qu’au second, si le rassemblement dépasse la barre fatidique des 5%. « D’ores et déjà, annonce Jean-Michel Suau, nous avons une base d’accord au deuxième tour pour pouvoir fusionner avec Hélène Mandroux (PS) et Europe-Ecologie. » Tout sauf Frêche ? « Ce n’est pas un débat de personne », élude l’élu alésien préférant parler programme. Notamment « la création d’un fonds régional pour l’emploi pouvant préfigurer une construction nationale ».

Ces régionales ont donc valeur de laboratoire pour un Front de gauche cherchant à incarner face au PS, à Europe-Ecologie et à la liste Georges Frêche, « la vraie gauche » afin de pouvoir instaurer un vrai rapport de force avec de futurs partenaires. Reste maintenant à convaincre les électeurs.

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