Alain Krivine en Languedoc-Roussillon pour soutenir « A GAUCHE MAINTENANT »

La presse a largement fait écho à la venue d’Alain Krivine à Montpellier, Narbonne et Perpignan.

LA DEPECHE DU MIDI

Narbonne.  » On se fout des déclarations de Frêche « 
Politique. Alain Krivine était présent hier pour soutenir la liste « A gauche maintenant » en vue des prochaines élections régionales.

Alain Krivine, membre du NPA d’Olivier Besancenot et membre éminent de la LCR, connu pour ses combats et ses prises de positions nettes est venu hier au Café de la Poste, soutenir la liste d’union « A gauche maintenant », qui regroupe, Les Alternatifs, avec La FASE, le Front de Gauche (PG-PCF-GU-MPEP), le NPA et les Objecteurs de Croissance, toutes composantes de la gauche antilibérale et écologique.
Une visite appréciée, en présence des co-listiers du Narbonnais, une heure durant où plusieurs questions ont été abordées, notamment les propositions et les axes prioritaires qui seront mis en avant : « Je ne suis pas candidat, je viens pour soutenir une liste d’union que je salue. On peut remercier M. Sarkozy qui grâce à la politique libérale qu’il mène a réussi à nous rassembler, lui principalement et accessoirement M. Frêche.
C’est le gouvernement le plus réactionnaire qu’on n’ai pu avoir jusqu’ici. Dans toutes les régions on rencontre des problèmes liés directement aux effets de sa politique, ici (à Lézignan) les urgences qui ferment, les bureaux de postes qui disparaissent, les retraites, les médicaments non remboursés, la liste est longue. On veut répondre à ce ras lebol, il y a une attente forte de la part des gens. Notre adversaire ce n’est pas la gauche, nous sommes la gauche qui appelle à la lutte, pas cette gauche molle d’accompagnement du capitalisme, plus on fera de voix plus ça donnera aux gens l’envie de se battre », s’exclamait avec convition Alain Krivine.
Immanquablement, même si ils déplorent l’importance prise par la médiatisation de ce qui est devenu « l’affaire Frêche », les propos en sont arrivés à qualifier la politique de Georges Frêche : « Georges frêche n’est pas un homme de gauche, on se fout de ses déclarations et de savoir si il est ou non raciste, un dirigeant politique public doit avoir la maîtrise de ses propos, nous on préfère rencontrer les gens sur le terrain, on ne veut pas de cette peoplisation ».
D’autres axes de campagnes ont été soulignés, comme l’application de la gratuité des transports régionaux pour toute personne soumise à des minima sociaux, le problème des subventions à des boîtes privées, par exemple Mamor Sud à Coursan qui a pris l’argent du contribuable sous la forme de subvention de la région, pour finalement licencier et délocaliser : « On veillera à récupérer les sommes prises indûment, » s’exclamait une co-listière présente autour de la table. Alain Krivine qui se trouvait un peu plus tôt dans l’après midi à Montpellier, partait ensuite pour Perpignan.

MIDI LIBRE


Régionales Krivine avec Leroy : merci Sarkozy, Frêche et Revol P. N.

Nicolas Sarkozy, Georges Frêche et René Revol, le leader de la liste « A gauche maintenant », auront contribué, séparément, à la concrétisation d’un fait incroyable : la réunion autour d’une même table d’Alain Krivine, l’ancien communiste fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, et Roland Leroy, un des hommes qui avait décrété, dans les années 60, l’exclusion du PC de celui qui serait l’icône du gauchisme et du trotskisme.

Plus ennemis qu’eux… « J’avoue que ça paraissait impensable. Et j’en remercie Sarkozy : c’est grâce à sa politique qu’on a été assez responsables tous les deux pour se retrouver contre lui », se félicitait Alain Krivine, hier matin, lors de son passage à la permanence montpelliéraine de René Revol, l’homme qui pilote cette alliance unique en France entre communistes, mélenchoniens du Parti de gauche et besanconiens du NPA.

Résidant à Clermont-l’Hérault, l’ancien cheminot qui fut directeur de l’Humanité pendant 20 ans, ne fait pas table rase du passé de Krivine, mais se félicite que soient « rassemblés des gens qui font les mêmes choix sur des problèmes fondamentaux. » Ce rassemblement, il s’est fait aussi (surtout ?) contre Georges Frêche. Alain Krivine minimise le fait d’une pirouette : « Être contre Frêche, j’ai l’impression que c’est facile quand on est véritablement de gauche… »

Pour l’ancien leader de la LCR, l’essentiel serait ailleurs : « Dans un climat où on subit des attaques terribles du gouvernement et du patronat, on a réussi ici à s’accorder sur un programme qui part de l’idée fondamentale d’une autre répartition des richesses. La vérité c’est que dans les autres régions, il n’y a pas eu cet accord… »

L’INDEPENDANT

CARCASSONNE Alain Krivine remercie Frêche et Sarkozy N. B.

Pour cette figure du NPA, le comportement du président sortant de la Région et « la politique réactionnaire du chef de l’Etat » ont aidé à l’union de l’extrême gauche en Languedoc-Roussillon.

Une fois n’est pas coutume. A la faveur des élections régionales, en Languedoc-Roussillon, la gauche de la gauche s’est rassemblée. Sous la bannière « A gauche maintenant », le NPA, le PCF et le Parti de Gauche, entre autres, avancent main dans la main. Alain Krivine, membre éminent du NPA, venu soutenir, hier à Narbonne, les candidats audois s’en réjouit. « Je remercie Georges Frêche et Sarkozy. Les déclarations du premier et la politique réactionnaire du second nous ont aidé à façonner l’unité dans la Région ».
Son objectif : battre la droite en gagnant à gauche. « Notre

adversaire, ce n’est pas la gauche. Etant entendu que Frêche n’est pas un homme de gauche. Dommage que le PS ait mis tant de temps à s’en rendre compte ». Au coeur de ses priorités : l’urgence sociale. A savoir, le droit à un revenu décent, à un emploi stable, à la retraite à 60 ans… Il ajoute : « Il n’y aura pas de solution à la crise écologique sans solution à la question sociale ». La Région possède-t-elle vraiment les compétences pour agir dans ces domaines ? « De quoi parlent 99,9 % des gens quand vous les rencontrez dans la rue ? Et puis à cet échelon on peut décider de la gratuité des transports, de ne pas verser de subventions à des entreprises qui licencient, déloc alisent, onpeut faciliter l’accès au logement… ». La liste conduite, dans l’Aude, par Sabine Alberola s’érige en « gauche radicale de combat et de transformation sociale ». Elle propose un projet alternatif aux citoyens : « Frêche a mis en place un système présidentialiste, sans transparence. On attend autre chose de la gauche » , insiste Bastien Valente, 4 e de la liste.
Un regret ? Que la campagne soit vampirisée par Frêche et le voile d’Ilham Moussaïd, candidate du NPA dans le Vaucluse : « Les médias ne s’intéressent pas à notre projet. Disons également qu’on ne fait pas campagne comme certains. On se rend sur le terrain, on rencontre les gens. Et puis, beaucoup d’entre nous ne sont pas des pros de la politique. Ils travaillent en même temps. Dans ses conditions, difficile de rester présent sur la scène médiatique en permanence », souligne Alain Krivine. Le 16 février dernier, un sondage Opinionway – Fiducial créditait « A gauche maintenant » de 11 % des voix.

Partager :
Ensemble 34
Retour haut de page