Près de cent salariés défilent pour l’emploi (Midi Libre 20 février 2010)

RAPPEL : Mobilisation contre les plans sociaux chez Apex BP Solar et dans trois autres sociétés

La petite centaine de manifestants qui a défilé, hier en début d’après-midi, entre Comédie et Préfecture, n’est pas passée inaperçue. Les salariés d’Apex BP Solar, Cofidur, Auxel et DMS ont déployé banderoles et pancartes pour dénoncer les suppressions d’emplois annoncées dans ces quatre entreprises implantées autour de Montpellier. Une délégation avait été reçue, le matin, par le directeur de cabinet du préfet qui s’est notamment engagé à adresser un courrier au groupe BP.

Un total de 200 emplois serait ainsi menacé de disparition. C’est en tout cas le calcul avancé par Michel Perraud, secrétaire général de l’Union des syndicats des métaux de l’Hérault, lors de sa prise de parole devant la Préfecture. Le syndicaliste dénonce la mort programmée des sociétés sous couvert de restructurations.

Apex BP Solar, spécialiste du photovoltaïque, est le plus durement touché. Le groupe américain BP a annoncé la suppression de 46 postes sur les 54 que compte le site tréviésois. Motif du plan social : l’insuffisance de la « profitabilité ». L’objectif de la direction est de se consacrer aux centrales au sol et à la distribution de panneaux secs sans valeur ajoutée. Une stratégie « de profit à court terme » pointée du doigt par les salariés, qui mettent en avant la spécificité du marché français. Argument repris par Jean-Louis Roumégas , présent aux côtés des manifestants. Le candidat d’Europe écologie aux régionales critiquait une « stratégie déconnectée de la réalité » et proposait d’étudier la piste d’une « reprise de l’entreprise par les employés à parité avec la Région ». Une mesure qui serait étendue aux autres branches d’activité s’il participait à l’exécutif régional.

Cofidur, sous-traitant électronique d’Apex BP Solar, est aussi menacé. Après neuf suppressions d’emploi en septembre, 23 sont à nouveau sur la sellette sur un total de 48 salariés. Première conséquence du plan social chez son voisin Apex ? Auxel, fabricant de composants électroniques à Vendargues, est passé de 56 salariés en 2008 à 32. La délocalisation de machines dans le Nord, sans explication de la direction, leur fait craindre la « disparition pure et simple du site héraultais », explique le délégué syndical CGT. « Les causes de délit d’entrave sont multiples. Nous allons saisir le procureur pour punir ces patrons délinquants », annonçait le syndicaliste Michel Perraud. Dernier cas, celui de Diagnostic Médical System, un peu différent. « Le personnel fait les frais de la compétition entre les sites de Nîmes et de Pérols et de la carence des actionnaires. » « Une casse de l’emploi » unanimement dénoncée.

Cathy SOUN

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