Les infos du Biterrois

Lettre Electronique n° 15 du NPA du Biterrois

POSTE LES PREMIERS RAVAGES DE LA PRIVATISATION

Les luttes des postiers de l’ouest héraultais ( Bédarieux, Le Bousquet d’Orb, Capestang ) s’enclenchent les unes après les autres.

Partout la question des sous-effectifs, des heures supplémentaires sans compensation, des tournées rallongées, des avertissements et des renvois occupent le devant de la scène revendicative.

Partout l’augmentation de la productivité avec son corollaire, la baisse des moyens et l’augmentation de la population concernée par les distributions, forme une sorte de trait d’union des revendications des salariés en lutte.

Ceux-ci sont souvent en grève illimitée.

Pour le NPA qui affirme son soutien et rend compte du déroulement de la lutte sur son site départemental, les raisons de la grève sont liées à la privatisation de La Poste. A partir de ce constat, comme les grévistes l’ont intuitivement compris, la question qui est posée, c’est celle de la centralisation du conflit pour gagner.

SNCF LES RAISONS D UNE GREVE NATIONALE LA FORCE DE LA MOBILISATION LOCALE

Cette semaine aura été marquée par la grève nationale de la SNCF. Chez les cheminots comme partout ailleurs le dépeçage de leur entreprise, la filialisation, la privatisation, les suppressions d’emplois, la surcharge de travail, la perte des avantages acquis, la politique salariale de l’entreprise, la question des retraites … sont autant de problèmes éludés par la direction.

Au niveau local la stratégie de la SNCF est catastrophique puisqu’elle concerne directement ou indirectement la survie d’un des derniers pôles industriels du biterrois :

. disparition du fret au Capiscol

. démantèlement du dépôt matériel

. diminution des effectifs des contrôleurs

. remise en cause de la ligne Béziers-Neussargues

Au final c’est la quasi-entièreté du dépôt SNCF qui est touché avec l’impact que l’on imagine sur les autres entreprises et la sous-traitance. Face à cela, la mobilisation des cheminots au niveau local aura été très forte avec des taux de grévistes qui avoisinaient les 70 % sur certains services, une mobilisation sur plusieurs jours, une manif à la sous-préfecture.

Pour le NPA l’enjeu de cette grève à Béziers, c’est la viabilité du site dans ses diverses composantes. Plus que jamais à côté de la mobilisation des salariés la question d’un relais politique est posée. Comme il l’avait fait pour la CAMERON, le NPA réaffirme sa disponibilité pour participer à un comité de soutien qui associe toute la gauche locale autour des revendications des cheminots.

800 LOGEMENTS DEMOLIS A LA DEVEZE 43 RECONSTRUITS AU GARISSOU

L’Office Public de l’Habitat ( OPH ) vient de livrer 43 logements dans le quartier du Garissou. Cette opération immobilière s’inscrit dans le Plan de Renouvellement Urbain (PRU) élaboré après la destruction de 800 logements sur le quartier de la Devèze.

L’opération est conventionnée par l’Allocation Personnalisée au Logement ( APL ) mais ces logements aux prix pas très sociaux ne sont pas destinés aux très pauvres.

Il suffit pour cela de voir le prix des différentes locations proposées.

Pour le NPA, question logement, sur Béziers le compte n’y est pas ! En détruisant 800 logements, le sénateur-maire-président de l’Agglo à créé un déficit de logements très sociaux jamais compensé depuis. Ceux qui s’en frottent les mains, ce sont les marchands de sommeil du centre-ville qui louent des appartements quelques fois insalubres, souvent délabrés, à un public captif qui n’a aucune autre perspective que précisément la location.

Pour le NPA ce glissement du public vers le privé est une des arnaques majeures de la gestion Couderc. Quand on sait, en plus, que des membres éminents de la majorité et de l’UMP locale avaient investi dans les taudis du centre-ville, on voit jusqu’où il est possible de faire du fric avec les besoins vitaux de la population.

Un condensé, en quelque sorte, du capitalisme familial dont rêve Sarko.

MEDEF LA GUERRE DE SUCCESSION N’ AURA PAS LIEU

Gérard COLLOM ayant pris la tête du groupement des petites et moyennes entreprises ( GPME ), Elisabeth GALIBERT n’avait plus d’opposant au MEDEF local. Elle a donc pu assurer tranquillement sa succession en désignant Fabien PORTES comme héritier.

En partance pour le MEDEF Languedoc-Roussillon, GALIBERT confie donc les clés du coffre-fort patronal au directeur général, PORTES, des magasins But et Fly de la région.

Comme carte de visite, le nouveau patron des patrons locaux exhibe fièrement sa participation au : <<  »combat pour l’ouverture des magasins le dimanche dans la zone commerciale de Plan de Campagne dans la banlieue marseillaise » >>.

Cette lutte patronale avait précipité la généralisation du travail le dimanche pour tous.

Pour le NPA, entre un patron favorable au travail le dimanche et un patron favorable a l’augmentation des bénéfices des actionnaires grâce aux licenciements, on ne voit pas trop la différence.

Si les adhérents du MEDEF et ceux de la CGPME s’y retrouvent, c’est qu’il ne doit pas y avoir une énorme différence entre leurs méthodes et leurs projets.

Il n’y avait vraiment pas de quoi aller en justice !

MOBILISATION CONTRE LA REFORME CHATEL CELA CONTINUE

La mobilisation des lycéens biterrois continue: depuis maintenant plus d’un mois, chaque fin de semaine est marquée par une manifestation contre la réforme du ministre de l’éducation nationale Luc CHATEL.

Vendredi dernier une chaîne humaine s’est formée dés 8 h 00 du matin devant le lycée HENRI IV. A 9 H 00 les manifestants d’autres lycées ont convergé pour un cortège qui à parcouru les rues de la ville.

Encadrés par une police qui n’a pas été sollicitée par le proviseur d’ HENRI IV entre 150 et 200 lycéens ont terminé par un sit-in devant la mairie de Béziers.

Pour le NPA cette mobilisation, qui dure et s’installe dans le paysage revendicatif local, fait apparaître une nouvelle génération militante lycéenne. Cette génération apprend vite et bien, elle à opté pour la régularité, pour l’unité avec les enseignants et les salariés, elle est aussi capable d’en découdre quand il le faut et elle pratique la généralisation du conflit au niveau local sur les trois lycées.

Nous lui présentons tous nos voeux de réussite et de succès dans ses revendications.

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