Journée internationale des luttes paysannes

Journée internationale des luttes paysannes samedi 17 avril sur la place Marcel Gontier (Clermont-l’-Hérault)


Pique-nique et débat sur les luttes paysannes seront au menu samedi 17 avril prochain, à Clermont-l’-Hérault, à partir de midi, en partenariat avec la boutique paysanne.

Faisant suite au 17 avril 1996 où 19 paysans du Brésil étaient massacrés alors qu’ils réclamaient l’accès à la terre, chaque année à la même date, des actions sont menées par des organisations paysannes, des associations, des ONG afin de demander la souveraineté alimentaire.

A Clermont-l’Hérault, Attac Coeur d’Hérault et le collectif de la Salamane se sont associés à la Confédération Paysanne pour organiser ce 17 avril, place Marcel Gontier, une après-midi pour mieux comprendre et débattre des fonctionnements de la grande distribution.

Après le pique nique de midi, Jean Emile Sanchez de la Confédération Paysanne évoquera la Salamane et son combat contre l’implantation de Système U, tandis que Jacques Jacquiau parlera de l’emprise de la grande distribution. A 17 h, les participants sont invités à se rendre sur le site de la Salamane.

Pour retrouver les infos sur La Salamane: http://salamane.hautetfort.com/

Tiré su site de la Conf’


SUPER MENSONGES, HYPERS PROFITS

En 1996, 19 paysans du mouvement des sans terre tombent sous les balles de la police militaire dans l’Etat du Para, au Brésil. Le massacre de Eldorado dos Carajas restera impuni. Depuis, le 17 avril est la journée des luttes paysannes pour toutes les organisations membres de Via Campesina. Le 17 avril prochain nous manifesterons contre les multinationales, et, en Europe, plus particulièrement, contre la grande distribution.

En 25 ans, la grande distribution a absorbé 80 % du commerce de détail. Avec, en tout et pour tout, 6 centrales d’achat pour tout le territoire français, elle exerce une pression sans faille sur les prix à la production, elle impose des volumes, des conditionnements, des « contrats » impossibles pour l’agriculture paysanne. Elle rémunère ses services promotionnels (référencements, mise en rayon, en catalogue…) par des « marges arrières », qui peuvent atteindre 50 % des prix de départ. Pour le consommateur, les prix imbattables promis par la publicité laissent quand même des marges considérables (prix multipliés par deux ou trois sur les fruits et légumes, le poisson…) aux requins de la consommation de masse. En tête du classement des 15 plus grandes fortunes françaises, on retrouve les fondateurs d’Auchan, Carrefour, Cora.

Dans toutes les grandes villes du monde, on retrouve les grandes enseignes européennes et la même mal-bouffe mondialisée : poulets de 27 jours gavés d’antibiotiques et de soja OGM, textile chinois défraîchis au troisième lavage, fraises, tomates, raisins, haricots verts, fleurs coupées toute l’année…Elle vise désormais l’Afrique et les pays en développement avec toutes sortes de  » facilités de paiement « .

La grande distribution s’approvisionne sur le marché mondial, aux prix les plus bas, grâce à un dumping social et environnemental généralisé. Elle étrangle les petits producteurs et les petites entreprises et, faute de concurrence, se contrefout des consommateurs.

Elle a généralisé les emplois précaires, le temps partiel imposé, le travail le dimanche et les jours fériés. Elle cible de plus en plus finement ses prochaines victimes prises au piège informatique des cartes de « fidèlité». Elle propose des crédits « maison » aussi chers que dangereux..

A l’intérieur de ces temples de la consommation, une mise en scène savante piège le badaud vers de prétendues promotions, des passages obligés dans les rayons loisirs ou électroménager pour accéder aux produits de base. Du coup, il reste peu de temps pour comparer les prix des nouilles ou de la lessive d’autant que les plus économiques sont tout en haut ou tout en bas des rayons. …

Les arguments contre la grande distribution sont légions, suffisamment nombreux pour laisser parler notre créativité, et notre imagination le 17 avril prochain, devant ou dans les hypermarchés.

Organisons localement des actions imaginatives pour dénoncer la domination de la grande distribution et de son système : en amont, étranglement des fournisseurs et producteurs ; en aval martèlement publicitaire et propagande du bonheur par la consommation.

Déjà des actions locales avec les partenaires s’organisent, rejoignez-les ou créez la vôtre !

Confédération paysanne de l’Aveyron : 05 65 67 44 98 et mel
Confédération paysanne de Lozère (Action à Mende). Tél : 04 66 49 32 80 et mel

http://www.confederationpaysanne.fr/accueil_1.php&corp=affiche_agenda

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