INFOS BITERROISES

LA LETTRE HEBDO DU NPA DU BITERROIS N° 18

Au sommaire

JEROME SAVARY, BEZIERS C’ EST FINI ET DIRE QUE …

CONDENSE DE LA LOI HPST, BACHELOT RENCONTRE DEUX CLINIQUES PRIVEES POUR UN HOPITAL PUBLIC

ANCIENS ENTREPOTS GAILLARD, QUAI DU PORT NEUF, LA PLUS-VALUE DE L’UNESCO

LA COVED, COMME TANT D AUTRES, PART EN FUMEE

MOHAMED EL YAAGOUBI, RESTE LA RETRAITE

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JEROME SAVARY, BEZIERS C’ EST FINI ET DIRE QUE …

Jérôme SAVARY le saltimbanque retraité avait posé ses valises à Béziers pour créer une fabrique de théâtre: << la boîte à rêves >>.

A la suite des élections régionales et de la défaite de son sponsor principal, le maire de Béziers, il s’apprête à quitter la ville.

Adieu l’ancien couvent des franciscains retapé aux frais des biterrois, les subventions publiques et le spectacle par an royalement offert en dédommagement ( sauf l’année dernière ).

L’anarchiste de droite, qui fume des cigares aussi gros et chers que les PDG dont il fait partie, trouvait que son talent était trop à l’étroit à Béziers. Il avait donc misé sur le cheval COUDERC lors des dernières régionales pour dépenser les fonds de la Région.

Pas de majorité, pas de subventions supplémentaires pour celui qui avait trouvé gîte et couvert en Biterre.

Pour le NPA le départ de SAVARY, c’est le départ d’un profiteur qui s’est fait refaire, aux frais des contribuables, un théâtre et un couvent, qui à viré le ciné-club et qui ne donnait rien en échange.

Quand la culture sert d’affichage, il y ceux qui payent l’affiche, ceux qui la collent et celui qui est sur la photo.

A Béziers SAVARY était sur l’affiche, COUDERC ET ABOUD ont fait coller les affiches et les Biterrois les ont payées.

Affaire à suivre puisque COUDERC indique : << qu’un autre artiste de renommée mondiale serait sur les rangs pour animer le lieu … >>.

CONDENSE DE LA LOI HPST, BACHELOT RENCONTRE DEUX CLINIQUES PRIVEES POUR UN HOPITAL PUBLIC

Visite au pas de course de la ministre de la santé dans le Biterrois. Entre 9 h 00 et 12 h 00 elle aura visité la polyclinique CAUSSE à Colombiers, la polyclinique Saint-Privat à Boujan-sur-Libron et l’hôpital de Béziers. Visite au pas de course pour quelques inaugurations et pour éviter les salariés.

Raté pour ce qui concerne l’hôpital de Béziers où une centaine de salariés sont venus lui rappeler qu’il y avait un manque d’effectifs criant.

La loi baptisée Hôpital Patients Santé et Territoires ( HPST) dont elle revendique la paternité à fait l’objet d’une motion remise aux membres de son cabinet lors de la visite ministérielle.

Dans cette motion il est entre autres rappelé qu’en 2009 il y aura eu 1800 emplois de moins dans les hôpitaux publics.

Pierre CALLAMAND, pédopsychiatre et membre PS du conseil municipal, se disait, lui : << honoré d’avoir reçu la visite de la ministre … >>.

Pour le NPA entre les petits fours et les revendications il faut choisir.

La CGT et la coordination infirmière ont su le faire, CALLAMAND, lui, s’est  » égaré « 

C’est dommage car en visitant deux cliniques privées pour un hôpital la ministre libérale à bien indiqué quelles étaient ses priorités.

ANCIENS ENTREPOTS GAILLARD, QUAI DU PORT NEUF, LA PLUS-VALUE DE L UNESCO

Depuis son classement au patrimoine mondial de l’ UNESCO en 1998, le Canal du Midi attire les convoitises. Hier fleurissait un projet de marina en aval des 9 écluses, aujourd’hui éclot un projet immobilier au quai du Port Neuf.

Ce projet, qui devrait voir le jour à la fin de l’année 2011, concerne le site des anciens entrepôts GAILLARD. 54 logements de luxe avec bureaux et commerces devraient remplacer une friche industrielle témoin de l’ancien passé viticole de Béziers et du canal.

Pour le NPA cette annonce traduit deux évidences : au moment où la ville envisage d’implanter le troisième lycée au Port Neuf, elle autorise aussi un projet immobilier concurrent de fait. Cette concurrence déloyale pose la question de la plus-value apportée par le classement du site à l’UNESCO pour les spéculateurs.

Alors, entre un lieu de vie et de travail nécessaire ( un lycée ) et une résidence de luxe superflue, le match est lancé.

A notre avis s’il est seulement arbitré par la majorité UMP municipale le match risque d’être inégal.

LA COVED, COMME TANT D AUTRES, PART EN FUMEE

Le site de la COVED dans la zone du Capiscol a été victime d’un incendie dont on ne connaît pas encore l’origine.

Les 200 M2 de la zone de stockage la plus sensible de cette filiale de la SAUR spécialisée dans le recyclage des déchets ménagers sensibles ( solvants, engrais, peintures, produits de piscine … ) sont partis en fumée en pleine nuit.

Si la pollution liquide a pu être évitée grâce aux bassins de rétention, nous ne savons rien de la pollution atmosphérique, Villeneuve-les-Béziers étant sous le vent.

Dix salariés travaillaient sur le site, ils sont au chômage technique.

Pour le NPA ce quatrième incendie depuis 2005 dans la zone du Capiscol ( dont celui de la Littorale ) pose la question de l’implantation permanente d’unités à risque écologique en agglomération urbaine. Quand on sait que la plupart de ces installations ne sont pas dotées de capteurs d’analyse d’air, nous nous félicitons qu’une association comme l’ OMESC ( Organisation de Médiation en Environnement Santé et Consommation ) souhaite porter plainte contre X sur ces incendies à répétition, le risque étant grand que ces vrais-faux accidents servent à se débarrasser de déchets ou de stocks encombrants

MOHAMED EL YAAGOUBI, RESTE LA RETRAITE

Mohamed EL YAAGOUBI, dont nous avons déjà évoqué la situation dans cette lettre électronique, a vu sa situation clarifiée d’un point de vue administratif avec l’aide de la CIMADE ( obtention d’une carte de séjour temporaire d’un an ).

Reste le problème de sa retraite !

Après avoir cotisé pendant 20 ans en France, Mohamed, à 65 ans ( ! ), ne perçoit toujours rien. Pour la MSA dont il dépend, maintenant qu’il a la carte de séjour, il faut attendre 6 mois pour traiter légalement le dossier.

Parallèlement, pour percevoir le RSA, il faut avoir une carte de séjour de 10 ans en continu.

Mohamed se retrouve donc sans aucun moyen financier et à la charge de sa famille.

Pour le NPA la situation de Mohamed est malheureusement emblématique de celle du lumpenprolétariat agricole et précaire qui vend sa force de travail épisodiquement et que l’on jette après utilisation.

C’est pourquoi, avec la CIMADE et d’autres, il faut mettre un coup d’arrêt à ces pratiques de l’ultra libéralisme.

Pour contacter le NPA biterrois:

nathalie.vial@neuf.fr

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