Montpellier : GREVE RECONDUCTIBLE DES CLINIQUES PRIVEES : 14e jour de grève. Solidarité avec les personnels!

Voir ici sur l’ensemble du conflit et voir l’appel à solidarité

Voir ci-dessous aussi des photos de l’action du 3 juin


Flash info ce 8 juin: GREVE DES CLINIQUES PRIVEES : TOUJOURS RECONDUITE! TOUJOURS DETERMINES, LES SALARIES VONT DURCIR L’ACTION! (par notre correspondant) A lire ci-dessous

Pour soutenir les salariés en grève, les dons peuvent être envoyés à :

Solidarité cliniques privées

Union départementale CGT

Maison des syndicats

474 allée Henry II de Montmorency

34000 Montpellier

Le point ce 8 juin: Le conflit s’enlise et attend même du renfort/ Max Ponseillé : « Nous n’irons pas plus loin ». A lire ci-dessous, après le sommaire.

Au sommaire

1/ Des recrutements illégaux pour casser la grève dans les cliniques privées à Montpellier ? (Montpellier Journal)

2/ Le point au 14e jour de grève

Midi Libre donne, ci-dessous, le point de vue d’un médecin du Millénaire. Entre la direction et les personnels en grève il ne choisit pas…même s’il…comprend ceux-ci! Trop facile quand, de son propre aveu, la situation des patients devient si… difficile (…)

A lire aussi: Le bras de fer se poursuit…

3/ 7 juin: Nos camarades du NPA du Pic-Saint-Loup sont allés à la rencontre des grévistes de la clinique de La Lironde à Saint-Clément-de-Rivière


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8 juin: GREVE DES CLINIQUES PRIVEES : TOUJOURS RECONDUITE! TOUJOURS DETERMINES, LES SALARIES VONT DURCIR L’ACTION (par notre correspondant)!

Ce mardi 8 juin 2010, les salarié (es) attaquent leur 14° jour de grève pour + 10% de la valeur du point.

Il y a quelque chose d’indécent de voir avec quel acharnement, quelle combativité, quelle dignité ces hommes et ces femmes se battent pour vivre correctement, tout simplement, et de voir en face l’arrogance des patrons ne voulant rien céder au nom du sacro-saint profit.

Il a bonne mine le PDG du groupe « Oc santé », Max Ponseillé, de déclarer qu’il n’ira pas plus loin. La proposition de ces Messieurs représente 20 à 30 € d’augmentation…. « Nous n’irons pas plus loin » Et si cela ressemblait à une provocation, à une fanfaronnade, à un désir de jouer le pourrissement avant la manif de jeudi 10 comme pour la désamorcer ? Et si ces Messieurs mordaient la poussière ? Déjà, la clinique Rech qui embauche des intérimaires pour briser la grève, est dans le viseur de l’inspection du travail. Et ils se permettent d’avoir de la compassion pour les malades, la main sur le cœur, c’est-à-dire du côté du portefeuille !

ASSEZ DE SE FAIRE ENFUMER ! La colère des grévistes est à son comble : « Y en a marre ! Çà suffit ! ». Barbara déléguée CGT est chaleureusement applaudie, ils ne veulent plus du Pr. Pujol comme médiateur. « On patiente plus ! ». « Faites gaffe à vous, sinon ça va déborder ». Tempête d’applaudissement.  » Qu’on arrête avec la sécurité des patients« . « On a des directions qui préfèrent fermer leur cliniques parce que ça leur coûte moins cher ! Mais qui s’occupe des patients ? » « La dignité, ça ne se monnaye pas ! ».


Le combat va continuer de plus belle, mais avant, ils vont prendre des forces grâce à la Paella Géante que mitonnent les cheminots en guise de solidarité.
A la Maison des syndicats souffle un vent de colère et dans l’air s’agitent des odeurs entêtantes.

Un tract de la Fédération de la santé et de l’action sociale CGT circule pour appeler à défendre tous ensemble nos salaires le 10 juin partout en France. Mais pourquoi pas une GRANDE MANIFESTATION NATIONALE à Paris s’étonnent certains pour frapper un grand coup avec un retentissement national ?


Le 10 juin se sera donc à Montpellier une manif qui partira du Peyrou et le NPA appelle au rassemblement le plus large en solidarité avec les grévistes.
Mais ils veulent des résultats dès ce soir.
« ça va se durcir ». Pour l’heure le débat porte sur les actions possibles : Toutes seins nus place de la Comédie ! Propose l’une, d’autres de bloquer les trains, faire une chaîne humaine autour des ronds points, opération péage gratuit…. Un groupe discute de l’urgence d’un grand Meeting Régional … Dans l’immédiat, rendez-vous est donné devant la Préfecture pour y camper et n’en repartir que lorsque on aura le sentiment de sortir par la grande porte affirment les délégués.

William Salhen

Le point ce 8 juin: Le conflit s’enlise et attend même du renfort (Midi Libre)

En ce 14 e jour de grève, le mouvement qui s’éternise prend une nouvelle ampleur

Rien ne semble ébranler la grève qui frappe durablement dix cliniques privées montpelliéraines depuis quatorze jours.

Hier, pour la reprise du mouvement, l’assemblée générale qui s’est tenue sur le parvis de la Maison des syndicats, avenue Léon-Blum, a de nouveau marqué la fermeté de la revendication principale : la revalorisation salariale de 10 % du point. Contre 2 % la première année puis 1 % la deuxième, proposée vendredi dernier par les directions des cliniques concernées et qui avait projeté le mouvement vers un second week-end de grève .

Hier, Barbara Rampillon, pour la CGT, contestait la nomination du Pr Henri Pujol pour faciliter les négociations : « Nous voulons un vrai médiateur, pas un « facilitateur ». Quelqu’un qui a une obligation de résultat. Que ce soit le préfet en personne ou qu’il nomme quelqu’un. » C’est en ce sens qu’une délégation de grévistes demandera aujourd’hui une audience au préfet Claude Baland.

La mobilisation trouvait, par ailleurs, un nouveau souffle avec le grand rassemblement national des cliniques privées attendu jeudi 10 juin. « Les cliniques de Meurthe-et-Moselle, des Bouches-du-Rhône, de Gironde, du Puy-de-Dôme, de Sarthe, du Cantal… nous ont déjà fait savoir qu’elles nous rejoindraient. » D’autres pourraient suivre dans les jours à venir. À Montpellier, la manifestation aura d’ores et déjà une saveur particulière, compte tenu de la durée du présent conflit : « Les grévistes ont adopté le principe d’un grand défilé au départ du Peyrou », a acté l’intersyndicale réunie hier.

Dans les cliniques, on tourne bien évidemment au ralenti. Avec la tentation d’user de contrats précaires ou d’allonger les horaires ? Un établissement au moins (lire ci-dessous) est suspecté de contrevenir au Code du travail en période de conflit social (Midi Libre)

« Le » patron bloque, tant pis pour les patients! Lu dans Midi Libre: Max Ponseillé : « Nous n’irons pas plus loin »

« Nous sommes dans une situation de blocage. » Tel était le constat dressé hier soir, à l’issue de ce quatorzième jour de conflit, par Max Ponseillé, président du groupe Oc santé, qui détient une douzaine d’établissements dont six sont actuellement touchés par le mouvement de grève.

« Ce lundi matin, nous avons essayé d’améliorer nos propositions. Nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvons et cela a été refusé. Désormais, il n’y a plus à faire, nous ne pouvons pas aller plus loin » , reprenait Max Ponseillé.

Avant de détailler ce qu’il avait présenté le matin même à la délégation syndicale : « Nous avons proposé une augmentation salariale de 3 % dans un délai de six mois, c’est-à-dire 2 % immédiatement plus 1 % en janvier. Et étant donné les avantages conventionnels qui existent dans notre profession, cela représente sur la même période 5 % d’augmentation. » Si le président d’Oc santé estime ne pas pouvoir revoir cette dernière offre à la hausse, c’est en raison, estime-t-il, « des difficultés de nos établissements dont les tarifs sont fixés par l’État. Or ils n’ont pas été revalorisés depuis deux ans. Et vu la situation, vu l’ampleur de la dette, nous avons bien compris de la part de notre ministère que la situation ne changerait pas dans les années à venir. »

Reste à savoir comment son groupe va pouvoir gérer l’activité de ses cliniques dans les jours à venir si ce conflit perdure. « Le Millénaire est déjà pratiquement fermé, assure-t-il. Il y reste vraiment très peu de patients. À Saint-Roch et Clémentville, où l’on compte environ 20 % de grévistes, on essaie en revanche de faire repartir l’activité avec les personnels non grévistes. » (ML)

Des CDD embauchés pour faire face à la grève ?

La clinique Rech, notamment, est dans le collimateur de l’Inspection du travail.

Les dix cliniques privées en conflit depuis près de deux semaines tentent de faire face. Dans la légalité du Code du travail ? Pas toujours, semble dire l’inspecteur du travail Serge Lavabre, qui vient d’écrire aux cliniques du Parc, Saint-Jean et Saint-Roch. Pour signaler à leur direction que des représentants du personnel des établissements l’ont saisi concernant « l’utilisation illégale de salariés à contrat à durée déterminée ou en contrat de travail temporaire et des dépassements des durées maximales de travail ».

Si, pour ces trois établissements privés, l’inspecteur du travail s’en tient au rappel à la loi en prévenant que le non-respect de ces interdictions constitue « une infraction délictuelle », il n’en est pas de même pour la clinique Rech où l’inspecteur a enquêté : « Au vu des éléments recueillis, je vous indique que je transmets à M. le Procureur de la République un procès-verbal des infractions constatées. » Une affaire qui pourrait aller jusqu’au tribunal correctionnel si le parquet le décidait. (ML)

Sur ces atteintes au Code du travail voir aussi:

1/ Des recrutements illégaux pour casser la grève dans les cliniques privées à Montpellier ? (Montpellier Journal)

http://www.montpellier-journal.fr/2010/06/des-recrutements-illegaux-pour-casser-la-greve-dans-les-cliniques-privees-a-montpellier.html

2/ Cliniques privées en grève : « Et si un patient mourait devant la porte… (7 juin) »

(Midi Libre donne, ci-dessous, le point de vue d’un médecin du Millénaire. Entre la direction et les personnels en grève il ne choisit pas…même s’il…comprend ceux-ci! Trop facile quand, de son propre aveu, la situation des patients devient si… difficile. Les liens des médecins avec « leur » direction sont-ils si forts qu’ils ne puissent pas faire mieux que « comprendre » et avoir peur pour « leurs » patients?!!!!

Cette position de pseudoéquilibre entre les « parties » en conflit est en fait un brouillage des vraies responsabilités: celles d’un patronat de la santé (quelle expression!) qui pense d’abord fric-pour-les-actionnaires au détriment des salariés … et des patients (quelle réalité!)!

Médecins, quand la dignité (des personnels) et la santé (des patients) est en jeu, il faut savoir choisir son camp!

La direction doit céder! Solidarité patients-personnels!)

Hier, la clinique du Millénaire entrait dans son 13e jour de grève. Un mouvement qui se poursuivra encore aujourd’hui

Elle n’est pas très à l’aise. Elle va et vient, tente de rassurer les patients. Forcément. La secrétaire, à l’accueil des urgences de la clinique du Millénaire, n’était pas à son poste habituel. Entamée le 25 mai dernier, la grève, basée sur des revendications salariales a obligé à une réorganisation et un « rapiéçage » des services.

Hier, aux urgences du Millénaire. Quelques rares voitures sur le parking, pas même dix personnes dans la salle d’attente. Un seul médecin pour recevoir les patients et quelques infirmières, réquisitionnées.

Là, une femme attend, le nez ensanglanté. Son époux qui l’accompagne
vient d’apprendre que la clinique était en grève. « Et il n’est pas le seul à découvrir la situation ! Ce matin, un patient râlait alors que l’infirmière qui s’occupait de lui portait une blouse sur laquelle elle avait inscrit « en grève »», observe le docteur Carole Rigo, « réellement éprouvée par ces presque quinze jours de mouvement ».

Le docteur Rigo ne manifestera pas devant l’entrée de la clinique aujourd’hui. « On les comprend mais c’est à eux de gérer. De notre côté, on est un peu pris en otage entre le personnel et la direction. C’est pas facile… »

Pas facile de devoir envoyer des patients, suivis au Millénaire depuis plusieurs années, vers l’hôpital Lapeyronie. « On connaît parfaitement leurs pathologies et on ne peut plus les suivre. Ils vont à l’hôpital où ils seront soumis à de nouveaux examens pour constituer de nouveaux dossiers, etc. C’est une perte de temps énorme et c’est le patient qui en pâtit. » Hémorragie de malades au Millénaire ?

« Celui que l’on envoie ailleurs sera forcément en colère contre nous. Même s’il vient depuis longtemps dans notre clinique. On assiste à une série de « divorces«  depuis deux semaines. C’est comme une rupture de contrat et de confiance. Le patient est un consommateur ? vous savez. S’il n’est pas trop mal accueilli, il ira voir ailleurs, c’est comme ça ! » En attendant, le docteur Rigo continue à dispenser des soins. « Quand la météo est mauvaise, un pilote peut prendre la décision de ne pas décoller. Nous, on ne peut pas arrêter les soins. On est là… on essaie d’assurer avec un maximum de sécurité mais on travaille sans filet. C’est dangereux. »

Et le médecin de redouter le scénario catastrophe. « Imaginez quelqu’un qui arrive et se plaint d’avoir mal au cœur, je lui dis d’aller à Lapeyronie et il s’effondre devant le portail en quittant le Millénaire. Où est la responsabilité ? La personne peut se retourner contre moi. » Le médecin, hier, ne pouvait proposer aucune solution immédiate de prise en charge pour cause de grève. (Midi Libre 7 juin)

Le bras de fer se poursuit

Le bras de fer se poursuit Sans précédent. Le mouvement de grève qui touche les salariés des dix cliniques de Montpellier se poursuit encore aujourd’hui. Malgré de longues négociations qui ont abouti vendredi dernier à la proposition jugée « ridicule » d’une hausse de 2 % la première année, puis 1 % la deuxième. Malgré la nomination par le préfet du Pr Henri Pujol comme médiateur… Malgré l’interpellation de Mme le maire de Montpellier… Malgré le courrier de Georges Frêche à Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé… Malgré l’interpellation de la FHP régionale qui répond qu’elle ne peut pas intervenir en matière d’emploi et de salaires…

Malgré toutes ces actions, les cliniques n’ont pas obtenu satisfaction. Les syndicats comptent désormais en appeler aux élus régionaux et au préfet « pour exiger une médiation de l’État dans le conflit. (Midi Libre 7 juin) »


3/ Rencontre avec les grévistes de la clinique de La Lironde à Saint-Clément-de-Rivière (7 juin 2010)

La grève des cliniques privées : La Lironde

En grève depuis plus de douze jours à plus de 85 %, les personnels soignants et administratifs de la clinique psychiatrique de la Lironde réclament au groupe Orpéa-Clinéa (284 cliniques privées en France) une revalorisation du point d’indice de 10%.

A ce jour les dirigeants du groupe Orpéa, possédé à 33% par la famille du Docteur Marian et à 17 % par une banque luxembourgeoise, refuse l’ouverture de toute négociation.

Les personnels de la clinique et leur responsable syndical (Cgt) nous expliquent que, à ancienneté égale, un aide soignant du secteur public gagne 700 Euros de plus par mois, une paille, et, à ancienneté égale, une infirmière perd 450 euros mensuels.

En outre , les employés de la clinique la Lironde sont les plus mal payés de leur groupe .

Ils assurent depuis plus de 35 ans un travail d’une qualité telle que leur établissement est un des plus réputés pour ses soins et l’attention portée aux malades et à leurs familles.

A ce dévouement et à leur attachement à leurs patients, la direction, qui annonce un bénéfice pour l’année 2009 de plus de 62 millions d’euros ( les actionnaires devraient être contents), répond par le mépris et le silence.

Il est à noter que la politique actuelle du groupe tendrait à rechercher une sélection par l’argent de sa clientèle, de nombreux travaux allant dans ce sens ont été effectués .

Donc depuis douze jours, adossés à la grève des cliniques privées de Montpellier (notamment du groupe Oc santé) les travailleurs de la santé de la Lironde se battent pour une légitime augmentation de leurs salaires.

A ce sujet, nous pensons que le rôle des organisations syndicales est de rompre leur isolement en organisant l’action au niveau de l’ensemble du groupe et même en lançant un appel à la mobilisation pour le secteur des cliniques privées qui nous semble actuellement prêt à se mobiliser.

Les employés de la Lironde multiplient les diffusions de tracts, les collectes et toutes les actions qui leur semblent constructives.

Notre délégation leur a apporté un soutien inconditionnel et proposé d’organiser à toute occasion de notre vie politique des collectes.

Nous avons également proposé notre participation à toute action, rassemblement, manifestation qu’ils pourraient nous proposer.

Comité NPA du Pic-Saint-Loup


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La mobilisation est prolongée jusqu’à lundi soir
(Midi Libre 5 juin 2010). A lire ci-dessous

1/ Le communiqué national du NPA est à lire ici Personnels de cliniques en grève : solidarité ! http://www.npa2009.org/content/communique-du-npa-personnels-de-cliniques-en-greve-solidarite

2/ Communiqué du NPA 34 et le point vendredi 4 juin

3/ Compte rendu de la journée du 3 juin par notre correspondant. Suivi du compte rendu d’autres journées

Cliniques La mobilisation est prolongée jusqu’à lundi soir

La grève est reconduite malgré de longues négociations, hier, au Millénaire

« On ne veut pas des miettes ! On n’est pas des pigeons ! » Massés des deux côtés de la route qui dessert Odysseum, les salariés des dix cliniques de Montpellier actuellement en grève sont en colère. Initialement, ils réclament une augmentation de salaire – techniquement une réévaluation de la valeur du point – de 10 %. Mais sont prêts à revoir leurs prétentions.

Depuis le 25 mai, le conflit est centralisé à la clinique du Millénaire, propriété du groupe Oc Santé, comme cinq des autres établissements en grève : Saint-Roch, Clémentville, Fontfroide, Saint-Martin-de- Vignogoul et Les Oliviers (30). Hier, après de longues heures de négociation, les salariés se sont vu proposer 2 % de hausse la 1 re année, puis 1 % la 2 nde . Pour Barbara Rampillon, la porte-parole CGT, « c’est ridicule ! Pour les plus bas salaires, c’est 30 € en juillet et 20 € l’année prochaine. C’est peanuts ! »

Le mouvement est donc reconduit jusqu’à lundi, 20 h, dans les établissements du groupe Oc Santé, comme dans les autres cliniques pour lesquelles les négociations sont au point mort : Le Parc (Clinipole, qui devrait rencontrer la direction lundi), Rech, La Lironde et Saint-Jean.

En fait, pour Barbara Rampillon, pas de doute, « tout le monde de la santé privée, salariés et direction, attend de voir comment le conflit évolue. Et aussi à Paris ». Une date est d’ailleurs lancée pour une mobilisation nationale, le 10 juin. Pour tous, c’est très loin : salariés et patrons perdent de l’argent ; les malades, du temps. Car les maternités sont quasiment les seuls services à fonctionner normalement. (Midi Libre 5 juin)

Sans le P r Pujol…

Nommé avant-hier par le préfet pour « faciliter » les négociations, le professeur Henri Pujol n’a pas été invité, hier, à la clinique du Millénaire, à s’asseoir autour de la table. « C’est normal. Et je n’ai pas non plus cherché à m’inviter. Je ne suis pas un médiateur qui arrive avec des propositions dans le panier. Pour l’instant, je prends des contacts, j’essaie de rapprocher les points de vue et je rappelle les impératifs de sécurité sanitaire . Les gens sont libres de négocier sans moi. Et même de conclure. C’est sûr, il y a de la tension mais je sens, des deux côtés, la volonté que cela s’arrête. » (ML)

10 jours de grève ! (par notre correspondant) Fait le 3 juin

« On est pas fatigués » scandent avec détermination les grévistes qui se battent plus que jamais pour + 10% de la valeur du point. 700 à 800 grévistes se sont donnés rendez vous à l’Hôtel de Région pour réveiller les politiques comme dit Didier pas convaincu que ce soit un bon choix.
L’ambiance est à la fête.

On lit sur les visages jubilatoires la satisfaction d’être ensemble, tous réunis dans cette lutte radicale qui a plus que surpris les dirigeants des groupes financiers qui pensaient pouvoir continuer à se goinfrer de profits en toute quiétude en continuant de traiter le personnel comme de la piétaille. Ainsi, Isabelle, infirmière psychiatrique à St Martin de Vignogoule touche, avec 80% d’activité, 1200€ net/mois. La grève fait boule de neige, une clinique du Gard vient de rentrer dans la danse. Ce qui porte à 10 le nombre de cliniques touchées par le mouvement. On mange, on rigole, on discute. Les délégués ressortent. La Région a fait pression pour que le préfet les reçoive à 15H.

Sur la place de la préfecture, l’ambiance est encore plus festive. Une farandole déambule au rythme du djembé. La sono de la CGT, le seul syndicat qui mène la danse, crachera même l’Internationale…
Tous et toutes scandent : « Si tu veux des salariés, il faut payer !!! » Mais, discrètement, une gréviste pleure parce qu’elle est réquisitionnée, vite réconfortée par ses camarades. Les terrasses des cafés sont prises d’assaut et sous les platanes, pendant que les délégués sont reçus, les discussions vont bon train. Certains en profitent pour faire connaissance « C’est chouette, à la clinique on se connaissait pas… » Et pourquoi pas en profiter pour discuter de la suite dit Fabien.
Bonne question. « On nous promène, on nous enfume, ils veulent jouer le pourrissement »

Se pose pour certains, la question de la prise en charge de la grève : comment l’élargir, l’étendre au niveau national, la rendre populaire ?
En organisant un Meeting central, dit l’un. Aller contacter les commerçants et leur demander des bons de solidarité, dit l’autre. Peut être envoyer quelqu’un à la réunion de ce soir salle Nogaret avec les amis du « Monde diplomatique » pour collecter de l’argent. I
l est vrai que hier soir, au Meeting unitaire sur les retraites, dans cette même salle, à la demande d’un camarade qui a lancé un appel à la solidarité avec les grévistes, plus de 500€ ont été collectés.
Certains, proposent de rédiger des tracts et d’arroser la ville, le CHU, et les boîtes importantes sur la ville. La clinique de St Martin de Vignogoule fait circuler un texte qui reçoit l’assentiment de tous. Ce texte dénonce les attaques du PDG Ponseillé qui accuse les grévistes de prendre les patients en otages. « Qu’est ce qui peut lui faire plus peur, à lui et aux patrons des autres groupes, que de voir la population se rendre compte concrètement de ce dont est fait notre quotidien, de nos salaires et de leurs profits ? Qu’est ce qui peut lui faire plus peur que des gens qui se solidarisent avec notre action lors de réunions publiques ?« 
Et le texte de proposer la constitution d’un comité de soutien qui appellerait les organisations politiques et syndicales « à nous aider à organiser autour de la question de la santé privée un grand meeting montpelliérain (…)
Nous ne plierons pas au moment où d’autres établissements dans d’autres régions (Le Havre, Nancy, Le Mans) se mettent à bouger. Nous ne sommes pas les seuls à trouver que nos conditions de vie et de travail sont insupportables : les Conti, Ikea ont su nous montrer la voie.
Osons prendre la parole et expliquer à nos concitoyens que nous aussi avons droit au respect dans le travail, que nous avons droit à des conditions de vie décentes et dignes, que notre travail est digne et que notre salaire mérite de l’être aussi. »

La délégation ressort de la préfecture. Un médiateur a été proposé : Henri Pujol. Rien à foutre dit une gréviste, nos médiateurs c’est vous ! Pujol ce ponte médical !
Les discussions entre grévistes se sont animées et demain une A.G est prévue à 9H30 à la clinique du Millénaire

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William Salhen









Communiqué du NPA 34

LA FIEVRE MONTE !

Le personnel des cliniques privées en grève reconductible.

InfirmièrEs, aides soignantEs, personnel technique, d’entretien, de cuisine ou administratif, tous en ont ras le bol des conditions de travail et des salaires très bas. « 9 euros », « 10 euros » de l’heure peut-on lire sur le revers des blouses blanches.

Depuis le 25 mai, les personnels de 9 cliniques privées sont en grève reconductible. Ils exigent 10% d’augmentation des salaires. C »est plus que légitime et on sera encore loin des 1500 euros nets minimum, nécessaires pour vivre aujourd’hui. Mais les patrons de ces cliniques et notamment OC Santé, répugnent à écorner leurs profits, offrent 1,6 % et en plus réquisitionnent le personnel ! Le groupe Orpéa-Clinea, présent sur 300 sites dans tout le pays, a vu son chiffre d’affaires augmenter entre 20 et 34 % par an pour la période 2005-2009! Le profit pour 2009 a connu un bond de 26 % au…bénéfice des seuls actionnaires !


Le NPA apporte son soutien total à cette lutte des personnels et appelle la population à manifester sa solidarité, notamment financière.
(4 juin)

Le point ce 4 juin: Grève des cliniques : Henri Pujol à la rescousse

Le préfet fait appel au cancérologue pour dénouer le conflit.

Le matin même, il flânait dans son jardin fleuri par le printemps, sans se douter de rien. Hier soir, son nom était étonnamment scandé, devant les grilles austères de la préfecture, au micro de la CGT : « Pujol avec nous, Pujol avec nous… » Entretemps, un coup de téléphone du préfet Baland : pour tenter de dénouer le fil plus que tendu depuis dix jours de la crise de l’hospitalisation privée, le fameux cancérologue montpelliérain vient d’être rappelé à la rescousse. En tant que médiateur ? « Non. Je ne serai pas un médiateur au sens juridique. Mais plutôt un facilitateur. » Depuis ce matin, une salle lui est réservée dans les locaux de l’Agence régionale de santé. Porte grande ouverte, a priori. Son atout ? La connaissance du milieu. Y compris chez les responsables de cliniques privées : « Il en est peu d’entre eux qui n’aient un jour suivi mes cours à la faculté de médecine. » Son credo ? Comprendre les aspirations du personnel en grève : « Aucun malade, aucun médecin ne peut se passer des infirmières. Et puis, il y a eu un virage sociologique entre partenaires de soins. Elles ont besoin d’une considération autre que paternaliste. » Financière, par exemple ?

Reste que la grève est massivement reconduite pour aujourd’hui. Conséquences : l’activité des cliniques est au ralenti. On assure l’essentiel : les naissances, comme… les fins de vie. On jongle avec les réquisitions – environ 150 quotidiennement -, plus ou moins bien acceptées et les transferts vers le CHU dont la marge de manoeuvre se réduit.

Plus prosaïquement, seules les négociations avec Oc Santé semblent être engagées. Leur issue pourrait être déterminante.

M. M.

À noter : la clinique du Millénaire ne peut plus recevoir de patients en hospitalisation. Toutefois, l’activité du laboratoire de biologie médicale, de la radiologie ainsi que les consultations des médecins de l’établissement et du Centre médical Odysseum fonctionnement normalement. (Midi Libre)

Montpellier 10e jour de grève pour les salariés de dix cliniques privées (3 juin)

Les personnels de dix cliniques privées de l’agglomération de Montpellier, dépendant de quatre groupes différents, ont poursuivi jeudi, pour le 10e jour consécutif, leur grève pour des augmentations de salaires. Les grévistes réclament une augmentation de 10% de la valeur du point, arguant que les groupes propriétaires des cliniques sont tous bénéficiaires alors que les salaires dans les cliniques privées sont inférieurs de 20 à 30% à ceux du secteur public, selon la CGT.

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, leur a apporté son soutien, « pour la lutte exemplaire qu’ils mènent depuis plus d’une semaine ». « Toutes les tentatives d’intimidation voire de menaces et les entraves au droit de grève n’ont pas pu affaiblir leur détermination pour obtenir leur juste revendication de + 10 % du point d’indice, face à un patronat qui préfère ménager les intérêts des actionnaires », dit un communiqué de la CGT.

Des négociations se sont engagées dans la plupart des groupes, dont OC Santé, qui contrôle six des dix cliniques touchées par le mouvement de grève. Mais les propositions de revalorisation salariale restent en deçà des revendications, ont fait valoir des délégués syndicaux lors d’une assemblée générale des grévistes qui s’est tenue ce jeudi.

Lors de cette assemblée générale, des banderoles avaient été déployées, proclamant : « Notre combat, c’est aussi votre santé » ou « + pour nos salaires, – pour vos actionnaires ».

Une délégation a été reçue jeudi par le préfet de l’Hérault, Claude Baland, qui a proposé au Pr Henri Pujol, ancien directeur du Centre régional de lutte contre le cancer et ancien président de la Ligue nationale contre le cancer, d’être médiateur dans ce conflit. « On souhaite tous que ce conflit prenne fin car la situation devient de plus en plus tendue et il y a des risques de santé publique », a déclaré le préfet lors d’un point de presse qu’il a tenu avec Martine Aoustin, directrice de l’Agence Régionale de Santé (ARS), après avoir reçu la délégation.

Pour garantir l’accès aux soins et la sécurité des patients, le préfet procède à des réquisitions de personnels, de l’ordre de 140 à 150 chaque jour. Toutefois, selon Martine Aoustin, des services entiers étaient fermés jeudi soir dans certaines cliniques, une parmi les 10 étant « quasiment fermée ».

Des patients ont été redirigés vers d’autres établissements. Mais sont maintenus dans les cliniques les patients en réanimation, les patients intransportables ou en état végétatif chronique et certains patients en psychiatrie. Les urgences lourdes sont redirigées vers le CHU de Montpellier. (ML)

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