24 juin Pour défendre les retraites, mobilisons-nous!

Mobilisons nous par millions le jeudi 24 juin (appel intersyndical) dans toute la France. Lire ci-dessous le communiqué du NPA

Toutes et tous à la manif à Montpellier. 15 h au Peyrou

BEZIERS: 10h30 Bourse du travail

Le Collectif 34 Retraites organisera une réunion publique lundi 28 juin (salle et heure à préciser sur ce blog).

Le Thème : « 27 mai, 24 juin quelles suites? »

La phrase du jour N°1 d’un socialiste…qui, par un fameux Livre Blanc, en 1991, avait ouvert la voie à la droite pour ses agressions des retraites. Il déclare au Monde aujourd’hui, oui, oui, aujourd’hui jour de grèves et de manifs, que la réforme menée par Eric Woerth est « non négligeable et courageuse » estimant que « le gouvernement a eu raison de la faire » mais regrettant « qu’il n’ait pas suivi la voie de la négociation ». Il s’agit bien sûr de Michel Rocard! Un vrai récidiviste! Déjà en 2003 il avait soutenu Raffarin contre le mouvement de défense des retraites!

La phrase du jour N ° 2 d’un « socialiste » (exclu du PS mais soutenu par le PS régional)… sarkozyen: « (Retraites) Sarlozy est habile. Il dit 62 et il ira à 65. Il a compris qu’en France il faut un peu mentir. » (Georges Frêche, dans Midi Libre du 20 juin 2010)

Retraites Travailler jusqu’à la mort ? (lire ci-dessous)

ST PONS DE THOMIERES: 10h30 Mairie

Nîmes : 16h, Préfecture. La manifestation se dirigera ensuite vers la Maison Carrée où un rassemblement aura lieu vers 17h30-18h.

Perpignan : 10h, place de la Victoire (au pied du Castillet).

Carcassonne : 9h30, square André Chénier.

Narbonne : 10h30, Médiathèque.

Mende : 17h, place du Foirail (à 20h30, Réunion Publique, à l’appel des organisations syndicales, d’Attac et de plusieurs partis : PS, PC, Parti de Gauche, NPA, Europe Écologie).

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Communiqué du NPA. Le 24 juin pour le retrait de la réforme des retraites

Depuis le 16 juin, le gouvernement a battu ses cartes pour réformer le système de retraite. Avec la reconnaissance de la pénibilité mise au placard, ce sont les salariés qui doivent payer les dégâts causés par la crise du capitalisme à travers le report de l’âge légal à 62 ans et jusqu’ à 67 ans pour une retraite sans décote, mais aussi l’allongement de la durée de cotisation et la baisse des salaires pour les fonctionnaires.

La mobilisation sociale et politique la plus large possible pour le maintien de la retraite à 60 ans, à taux plein doit continuer à s’organiser, se développer sur la durée pour obtenir le retrait de cette réforme présentée par E. Woerth.

Les meetings unitaires, à l’initiative d’ATTAC et de Copernic, qui s’enchaînent montrent un rejet de cette réforme des retraites par une large partie de la population.

La grève et les manifestations du 24 juin doivent manifester un rejet massif de la part des salariés.

Le 24 juin est une étape importante dans le cadre de cette mobilisation qui doit rebondir, massivement, dès le début de la rentrée du mois de septembre, à l’occasion de l’ouverture du débat parlementaire.

La mobilisation croissante, des salariés, de la population, jusqu’à la grève générale s’il le faut, c’est la seule façon de contraindre le gouvernement Sarkozy-Fillon à retirer cette réforme de régression sociale.

Le NPA , investi pleinement dans cette campagne, sera présent dans les manifestations le 24 juin.

A Paris, il tiendra un point fixe, avec Olivier Besancenot son porte-parole, à l’angle de la rue de Lyon et de l’avenue Daumesnil.

Le 23 juin 2010.

Retraites Travailler jusqu’à la mort ?

Le gouvernement a révélé son projet sur la retraite :
recul de l’âge de départ et allongement de la
durée de cotisations.

Les réformes menées depuis 1993 ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Le
gouvernement veut aller encore plus loin en portant
l’âge légal de départ à 62 ans et 67 ans pour la possibilité d’une retraite à taux plein.

Avec le décalage de deux ans à un rythme rapide de
l’ensemble des bornes d’âge, tous les salariés vont
devoir travailler plus longtemps pour des retraites
plus basses. Les fonctionnaires vont, avec l’alignement du taux de cotisation, voir leurs salaires nets
baisser de façon sensible. Cette baisse générale
touchera particulièrement les femmes et tous ceux et
celles qui ont connu et connaîtront des périodes de
chômage et de précarité.

Assez d’intox ! Comment financer ?

Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites a été chiffré entre 1 et 2 points de
PIB jusqu’en 2050. A comparer avec l’explosion des
dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982
à 8,5 % en 2007. Si on avait gardé la répartition qui
existait en 1980 entre capital et travail, il y aurait 171
milliards de plus qui seraient allés aux salaires. Et
cela chaque année ! Autant dire qu’il n’y aurait plus
de problème de financement des retraites.

Des recettes nouvelles pourraient être rapidement trouvées.

  • En soumettant des rémunérations actuellement exemptées (intéressement, participations, stock-options, et surtout dividendes) à cotisations sociales, ce qui rapporterait plus de 10 milliards d’euros.

  • les exonérations de cotisations sociales non compensées par le gouvernement s’élèvent à près de 3 milliards par an.

  • En 2009, les entreprises du CAC 40 ont versé 75 % du total de leurs bénéfices à leurs actionnaires ! Il faut faire cotiser les dividendes.

  • En augmentant les salaires … les cotisations augmentent mécaniquement.

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Quelques chiffres suffisent pour prendre conscience que le financement des pensions de retraite en France est un problème de répartition des richesses.

Il y a en France 16 millions de retraités. En raison de la croissance du nombre de
retraités (+ 280.000 par an depuis 2006), les
régimes de retraite sont confrontés à des déficits importants.
Ce déficit s’élève aujourd’hui à 32 Mds €. La masse salariale en France s’établit en 2009 à environ 1200 milliards d’euros. Le PIB
de la France étant de 1900 milliards d’euros.Le montant des dividendes versés aux actionnaires représente 167 milliards d’euros par
an. Ce montant a augmenté de plus de 100
milliards d’euros depuis 1982.
L’ensemble des niches fiscales en France représente 75 milliards d’euros de perte par
an pour le budget de l’État.
L’ensemble des niches sociales en France représente 30 milliards d’euros de perte par
an pour la protection sociale.
Le montant des réductions d’impôts accordés aux ménages les plus riches depuis 2000 se
monte également à 30 milliards par an.

Chiffres de la Fondation Copernic : http://www.fondation-copernic.org

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Mensonges et vérités sur les RETRAITES !

La retraite à 60 ans exige, pour n’être pas une retraite au rabais, qu’elle soit prise au taux plein (75% du salaire de référence : celui des 6 derniers mois dans le public, la moyenne des 10 meilleures années dans le privé) après 37,5 ans de cotisations intégrant la durée des formations.

La civilisation ou le capitalisme ?

Les gains permanents de productivité permettent d’augmenter la richesse
tout en diminuant le temps de travail,
pour une activité associative, non marchand mais productrice de «valeur»,
dont témoignent bien des retraités.

Tout au long du dernier siècle l’espérance de vie a augmenté et le temps
de travail contraint a diminué.

Capter tous les gains de productivité au seul bénéfice des profits et pour travailler davantage, c’est le retour aux méthodes du XIX° siècle, à l’asservissement continu, jusqu’à la mort, pour enrichir le capital.

1/ L’espérance de vie augmente. Vrai. Mais l’espérance de vie
chez
les
hommes varie
de 6 ans entre
un ouvrier et
un cadre.
Un
ouvrier
peut espérer vivre en bonne santé jusqu’à 59 ans, soit 10
ans de moins qu’un cadre.

2/ On nous dit que le nombre d’actifs diminuant menace nos retraites. Faux. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1
retraité, en 2000, 2 actifs et en 2020, 1 actif pour 1 retraité.
Ce qui est vrai, c’est que la productivité du travail est plus
importante, les 2 actifs d’aujourd’hui produisent plus que les 4 de 1960. Et s’il n’y avait plus de chômage, il n’y aurait plus
de problème de financement ! Un million d’emplois à plein
temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de
cotisations vieillesse de plus.

3/ il faudrait retarder l’âge de départ à la retraite. Faux. Au contraire, avec 5 millions de chômeurs, des millions de
précaires, avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il est urgent de faire travailler ceux qui le veulent et le peuvent.
Décaler l’âge de départ à la retraite revient à entretenir le
chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites.

4/ Reculer l’âge de départ à la retraite permettrait de faire travailler plus longtemps les seniors. Faux.
Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus
longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est
de 59 ans, vise à baisser le niveau des pensions.
Ce qui est vrai, c’est qu’aujourd’hui, au moment de la retraite, 6 salariés sur 10 sont sans emploi ou touchent des aides
sociales. Si l’âge de la retraite est repoussé à 62 ans, une majorité des salariés de 60 ans à 62 ans vivra des Assedic.

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