Infos du biterrois dans la lettre Electronique du NPA local

SOMMAIRE

Cité judiciaire : quid des promesses de Rachida Dati?

Quand c’est public, c’est moins cher…

Florensac : Le conseil municipal propose la vidéo surveillance

Couvent des Franciscains : Bling-Bling pour les uns, passage à la caisse pour les autres

Manque de respect des règles de sécurité par une société : bassin écrasé = 50 000 euros !


Cité judiciaire : quid des promesses de Rachida Dati?

En quittant ses fonctions de Garde des Sceaux, Rachida Dati avait indiqué qu’un budget avait été ouvert et sauvegardé pour installer le tribunal de grande instance de Béziers en face du futur polygone, au carrefour de l’Hours.

Les déclarations triomphales des Couderc et Aboud avaient alors célébré le travail de lobbying fait par député et sénateur.

Depuis le départ du gouvernement de la ministre « Dior/Chanel » le ton est moins triomphaliste.

Dans un premier temps il a ainsi été dit que la ligne budgétaire « réservée » avait été dépensée par le ministère.

Dans un deuxième temps il à été indiqué que quelques subsides pouvaient être accordés.

Aujourd’hui loin, très loin des promesses de Rachida, le maire indique : « on ne va pas leur faire payer le terrain au prix de revient sinon ça risque de nous passer sous le nez » et : « ils nous demandaient quasiment la gratuité ».

Les lecteurs de la lettre électronique du NPA Béziers apprécieront la fiabilité entre les UMP et le fait qu’au final ce qui était censé être un cadeau est une charge.

Pour le NPA, dans la logique de la réforme de la taxe professionnelle et de la réforme territoriale, l’Etat se défausse de ses charges et de ses responsabilités sur les collectivités locales et leurs administrés.

Pour le NPA, dans ce tour de passe passe, il faudra renvoyer aux élus UMP locaux qu’ils sont instrumentalisés et fiers de l’être.

Cocu et content, c’est rare que ça marche ensemble, on a vraiment la droite la plus conne du monde.

Quand c’est public, c’est moins cher…

La nouvelle déchetterie de Villeneuve-les-Béziers qui vient renforcer celle du plateau de Valras a la particularité d’avoir entièrement été installée par le personnel technique de la municipalité. Cet équipement comporte un ensemble de bennes, un point de ramassage pour les huiles usagées et va recevoir un broyeur de végétaux. Là où le coût estimatif était de 400 000 euros s’il avait été réalisé par des entreprises privées, celui ci est ramené à 200 000 euros. Dans ces temps où le tout-libéral semble le dogme et la norme, il est bon de rappeler que, sur cet équipement, c’est 200 000 euros qui auront été épargnés aux contribuables. Preuve si besoin était que quand c’est public, c’est aussi moins cher!! Lors de l’inauguration, il était d’ailleurs tout à fait symbolique qu’Aboud et Couderc, bien qu’invités, soient absents.

Pour le NPA il reste salutaire qu’à l’échelon communal et là où c’est possible, des initiatives de ce genre montrent qu’il est envisageable de faire obstacle au tout-libéral. C’est aussi par ces petits exemples que nous montrerons que l’exploitation de l’homme par l’homme n’est pas l’avenir de l’humanité

Florensac : Le conseil municipal propose la vidéo surveillance

Face à de nombreuses incivilités et actes de vandalismes sur toute la commune, le maire de Florensac vient de proposer au conseil municipal une étude préalable à la pose de cameras de vidéo surveillance. Par 24 voix pour et 2 abstentions le principe a été voté au dernier conseil municipal. Quand on connaît l’étendue des faits (C.L.A.E, écoles, vestiaires, stade, tennis, foyer rural, commune en général…), ce vote revient ni plus ni moins à installer des caméras dans tout le village. Nous passerons volontairement sur le coût financier qu’une telle mesure suppose, coût supérieur aux finances de la commune puisque 4 millions viennent d’être empruntés pour faire face aux  » basiques« (écoles, matériels, immeubles), pour nous concentrer sur l’aspect sécuritaire.

Pour le NPA, à Florensac comme ailleurs, quand on voit le résultat du vote du conseil municipal, la question est posée d’une présence anticapitaliste qui intervienne sur tous les sujets de la vie des salariés, retraités et précaires.

Couvent des Franciscains : Bling-Bling pour les uns, passage à la caisse pour les autres

Dans une récente conférence de presse le maire de Béziers, Raymond Couderc, vient d’indiquer que la municipalité envisageait de reprendre la gestion du théâtre des Franciscains actuellement octroyée à Jérôme Savary, pour y installer un autre artiste de renommée internationale …. »Cet autre artiste c’est le pianiste Biterrois Jean Bernard Pommier qui viendrait y installer des masters class« . Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de M Pommier et pour ceux qui ne verront jamais l’unique spectacle donné par Jérôme Savary ( quand il a lieu….), le NPA rappelle que Savary reçoit actuellement 150 000 euros par an, que 3 emplois sont financés pour 100 000 euros et que la mise à disposition des locaux représente un coût de 250 000 euros par an, soit un total de 500 000 euros pour un seul artiste. Nous espérons que ce chiffre ne sera pas multiplié par 2 avec la venue de Pommier.

Pour le NPA, il est inadmissible que la politique « Bling-Bling » du maire soit assumée par les contribuables biterrois. L’utilisation du couvent des Franciscains devrait être dédiée aux groupes de musique et de théâtre locaux qui n’ont pas de salle pour répéter. Ce qui différencie le NPA de l’UMP c’est la primauté accordée à l’intérêt collectif face à l’intérêt individuel.

Manque de respect des règles de sécurité par une société : bassin écrasé = 50000 euros !

Un fait divers dramatique viens d’être jugé au Tribunal de Grande Instance de Béziers. Il rappelle que tous les jours le travail et le capitalisme tuent ou blessent.

Le 3 février dernier dans une entreprise de fabrication de parpaings de béton qui emploie une dizaine de salariés, la machine qui dépose les blocs de béton sur un tapis roulant dysfonctionne.

Les salariés présents se mobilisent pour éviter que les blocs de béton entrent dans le palettiseur qui conditionne les blocs en palette.

Ce palettiseur est une zone dangereuse entourée de grillage de protection et interdit d’accès pendant que la machine tourne.

Pour y entrer il faut retirer une clé, ce qui coupe automatiquement le tapis roulant et le palettiseur.

Sauf qu’il existe une entrée sauvage dans le grillage qui à été effectuée pour entrer rapidement sans interrompre la production.

Un cariste qui a 22 ans d’ancienneté est envoyé, par son chef d’équipe, sur la machine en fonctionnement, mais entre deux ratés le bras élévateur d’une tonne écrase le bassin de l’ouvrier.

Celui-ci subit 15 jours de coma artificiel et 3 mois d’hospitalisation, est déclaré inapte et … a fait l’objet d’une mesure de licenciement.

Sous antidépresseurs, il est maintenant diminué et marqué à vie.

Pour le directeur, la découpe du grillage est imputable aux ouvriers.

Si le tribunal requiert 80 000 euros d’amende et l’affichage de la condamnation aux portes de l’entreprise, la société ne sera finalement condamnée qu’a 50 000 euros d’amende.

Pour le NPA, c’est le productivisme et son lot de rentabilité qui est en jeu, toute personne qui a un jour travaillé sur des sites identiques sait qu’il existe partout des non respects des règles de sécurité.

Ce sont ces non-respect qui entraînent des accidents parfois mortels.

Bizarrement de cette sécurité-là on n’en parle pas.

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