Montpellier Le « trublion » Francis Viguié dans TEAN et la Gazette de Montpellier

Deux articles sur Francis Viguié, conseiller municipal à Montpellier. L’un est paru dans TEAN, l’hebdomadaire du NPA, l’autre est paru dans la Gazette de Montpellier.

Texte paru, jeudi 1er juillet, dans TEAN, Tout est à nous, l’hebdomadaire national du NPA.

Francis Viguié a été élu dans le cadre d’ une fusion technique entre la liste des Verts et celle de la LCR associée aux CUALs.


Jusqu’à aujourd’hui le groupe Verts (4 élus) + NPA- CUAL (1 élu) s’est placé dans l’opposition de gauche à la majorité PS-MODEM-PCF. Celle-ci est d’ailleurs divisée entre les frêchistes et ceux qui ont rompu avec lui. Cette division se traduit par des manoeuvres de couloirs, des phrases assassines dans la presse, des insultes aussi, mais au final, la majorité vote chaque fois à l’unanimité.C’est dans ce contexte que les Verts ont décidé de demander leur intégration à la majorité municipale. L’échec de la liste EE aux régionales (moins de 10%) et les prochaines échéances électorales expliquent cette décision, car sur le fond des positions défendues par les Verts (eau, transports..), aucune évolution positive de la majorité municipale n’a eu lieu. Cela mettra fin au groupe Verts-NPA. Même si celui-ci est « technique » et que chacun a gardé sa liberté de vote, le maintenir avec des élus de la majorité et un autre dans l’opposition serait une source de confusion. Cette rupture nous fera perdre des moyens d’intervention (tribune papier, dépôts de vœux…). Cependant notre élu, par sa détermination et le travail collectif fait autour de lui, a déjà réussi à acquérir une place.

La presse locale l’a surnommé « le trublion » car il est souvent le seul à voter contre les décisions de la majorité. Souvent, les Verts s’abstiennent. Quant aux élus du PCF, ils sont associés depuis des années à la gestion. Cela a d’ailleurs conduit à des épisodes schizophréniques lors de la campagne régionale. En effet, le programme de la liste unitaire qui associait le PCF, le PG et le NPA intégrait bien des points à l’opposé de la gestion municipale à Montpellier.

En effet, les sujets d’opposition à celle-ci sont nombreux : délégation de services publics à des entreprises privées depuis l’eau jusqu’aux parkings, subventions aux écoles privées bien au-delà du minimum légal, expansion urbaine accélérée sans vision à long terme ni souci de préserver une ceinture verte, dépenses de prestige, travail le dimanche imposé dans les médiathèques, hausse des impôts locaux et des tarifs des cantines et du transport, vidéosurveillance,…

À plusieurs reprises, les prises de position de notre élu ont été médiatisées. La première fois, cela portait sur l’entreprise DELL. Elle supprimait des emplois alors qu’elle avait touché des subventions publiques (voir ici). Vu le climat au sein de cette entreprise, la réaction des salariés était difficile. Aussi, F. Viguié a demandé des comptes en tant qu’élu et donc responsable de l’utilisation de l’argent public. Un rassemblement a ainsi pu être appelé tandis que la majorité municipale, unanime, refusait de discuter du sujet.

Les transports sont en ce moment le sujet d’actualité. Les embouteillages sont très nombreux. Alors que le département a mis en place des bus à un euro, les transports urbains, vu les kilomètres parcourus, sont bien plus chers. Nous menons donc bataille pour leur gratuité. Il est à noter aussi qu’à aucun moment, le conseil municipal ne discute des transports et de l’aménagement urbain dans sa globalité. Seuls des votes obscurs portant sur des portions très réduites ont lieu. Notre élu a du coup pris l’habitude de voter contre, tant qu’il n’y aura pas un débat global sur le devenir de la ville.

Un conflit oppose d’ailleurs en ce moment les habitants du quartier Figuerolles, dont notre élu, à la municipalité. Celle-ci à fait abattre des arbres et souhaite démolir une piste cyclable pour augmenter le trafic dans un boulevard, cela sans aucune concertation avec les habitants. Ceux-ci se sont rassemblés pour empêcher la poursuite des travaux. Sur ce sujet comme sur bien d’autres, avoir un élu nous donne une légitimité pour intervenir. Cela nous pousse aussi à nous saisir de questions que nous aurions pu négliger.

Notre élu rend régulièrement compte (voir ici) de son action, des débats et des votes au conseil municipal, ce qui d’ailleurs agace fortement certains élus qui votent en contradiction avec le programme de leur parti.

David Hermet

Article paru dans la Gazette de Montpellier du 02 juillet 2010

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