Le Motivées de juillet

L’édito de ce numéro

« La France d’en bas » est en finale!

Ça y est ! On a passé le premier tour avec succès : grèves, manifs massives, le peuple se mobilise pour battre les partisans de la coupe des retraites. Les entraînements se sont succédés sans défection, et avec de plus en plus d’intensité : 2 millions de français ont fait honneur, le 24 juin aux vraies valeurs que sont la solidarité et la justice sociale. Le peuple se mobilise pour gagner contre ceux qui veulent le voir défait, exsangue, sur la touche. Pas de frilosité, pas de tergiversations car le plus dur reste à faire : il va falloir gagner la finale à la rentrée, en septembre. Quant à cet homme arrogant et suffisant, à l’insulte facile, qui accumule les cartons rouges, il faudra le mettre hors jeu, isolé dans son vestiaire élyséen.
Comment, cet édito n’est pas sérieux ? Parce que tout le cinéma que nous venons de vivre avec la coupe du monde, c’est du sérieux vous croyez ?

Des gens qui découvrent et s’indignent que le sport le plus populaire soit aussi celui de la grossièreté et du fric ? Mais dans quel monde vivent-ils? Ils ne connaissent pas Monsieur Nicollin qui les incarne parfaitement ? Et personne ne crie au scandale à propos des salaires mirobolants perçus par les footballeurs, celui de Thierry Henry par exemple avec ses 666.000 euros mensuels ! Alors que la révolte gronde dans la rue, qu’on gèle les salaires, que le SMIC ne permet même pas de survivre, qu’on fait des coupes sombres dans les acquis sociaux, le coach qui nous gouverne reçoit d’urgence un footballeur désappointé bien appointé ! Ça signifie quoi ? Qu’ils amusent la galerie pour nous faire battre en retraite ! Mais nous ne sommes pas dupes, le dossier des retraites n’est pas un jeu. Sur ce terrain, il faudra jeter toutes nos forces dans la bataille, et elle n’est pas perdue d’avance. Après les premiers tours encourageants, nous ne ferons pas grève de l’entraînement, mais il faudra au contraire entraîner des millions de salariés, dans une grève générale. Dans l’unité, privé et public, jeunes et moins jeunes, une grève générale pour gagner et éviter une défaite sociale dramatique.

Claude Caumel 
Jean-Claude Carcenac
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Ensemble 34
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