Retraites « Il y a le 23, mais surtout le 24 qu’est-ce qu’on fait ? » (lu dans Midi Libre)

L’info du jour : Le bouclier fiscal a coûté 679 millions d’euros en 2009, soit + 23,47% par rapport à 2009 alors que, dans le même temps, le pouvoir d’achat global des Français devrait, lui, baisser de 0,5% en 2010. « Une première depuis vingt-cinq ans ! » souligne le Xerfi [institut d’études économiques]. (Le Monde et Rue 89). On rappellera que le gouvernement chiffre le déficit actuel du système de retraites à 32 milliards d’euros. Donc il est entendu que c’est ailleurs qu’il faudra chercher la solution. Mais cet ailleurs cela reste du côté d’une autre répartition des richesses. Et sur ce terrain, même symboliquement, le bouclier fiscal n’a pas lieu d’être.

Le Monde précise que, selon un rapport officiel, « la restitution moyenne [via le bouclier fiscal] a été de 36 186 euros [= plus de six RSA annualisés] par contribuable concerné par ce dispositif » et que « En bas de l’échelle, les 9 789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun. A l’opposé, les 1 169 les plus fortunés ont empoché un chèque du Trésor de 362 126 euros chacun [= plus de 25 SMIC annualisés net]. Ceux-là se sont partagé 423,32 millions d’euros, soit plus de 62 % de l’enveloppe totale.« .(ci-dessous le lien vers l’article du Monde) [à suivre plus bas]

RETRAITE à 60 ANS : ON PEUT GAGNER !

Lire ci-dessous l’article de l’Hérault du Jour sur le rassemblement hier, mercredi 15 septembre, à Montpellier. A lire ou à entendre ci-dessous également : Olivier Besancenot au Grand Jury de RTL-LCI-Le Figaro, l’appel national du NPA, la préparation du 23 à la SNCF, le communiqué du SNJ-CGT de France Télévisions : « assez de faux débats sur France Télévisions »…


(suite du commentaire sur le bouclier fiscal) Un gouvernement qui appauvrit les pensions et enrichit les riches, ça mérite bien une grève générale le 23 et d’organiser sérieusement et méthodiquement une reconduction partout où c’est possible jusqu’à ce qu’il lâche le morceau, non?

On en profite, au passage, pour suggérer aux militants socialistes qui ont rejoint le combat pour la défense des « 60 ans » de s’interroger sur les déclarations (lire ici) hier, mercredi, reprises par Le Monde, de Martine Aubry sur, selon elle, la nécessité qu’il y a pour une majorité de Français de travailler plus longtemps car, il faut comprendre, le PS est « un parti de gouvernement » qui, n’ est-ce pas, ne peut pas raconter n’importe quoi et qui doit, bien entendu, être « crédible« . Comme au temps de Mitterrand? Ou, plus près de nous, de Jospin? Ces socialistes qui, au pouvoir, ont mimé la droite jusqu’à plus soif et, frustration de la population aidant, ont boosté l’extrême-droite ou mis en selle le sarkozysme matraqueur? Sur les retraites comme sur le reste, attention aux zigs-zags qui ont 2012 en point de mire…pour le pire!

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Audio : Olivier Besancenot au Grand jury RTL, LCI, le Figaro (12 septembre)

Le bouclier fiscal a coûté 679 millions d’euros en 2009 (Le Monde)

Communiqué du SNJ-CGT de France Télévisions : « assez de faux débats sur France télévisions » A propos de l’émission « A vous de juger » (Acrimed)

« À vous de juger » sur France 2 devait permettre selon la chaîne de faire comprendre la réforme des retraites ! Il est vrai qu’avec Fillon, Thibault et Chérèque cela aurait pu être possible. Mais le « débat » était faussé dès le départ. Aucune confrontation, le Premier Ministre intervenant à 20h30, les deux secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT à 22h20 !

Nous avons assisté à une véritable opération de communication du Gouvernement pendant plus d’une heure avec deux journalistes servant la soupe.

Article à lire ici : Retraites : assez de faux débats sur France télévisions (SNJ-CGT)

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Retraites : en grève jusqu’au retrait de la loi ! (Tract NPA)

Aucune surprise dans le vote de la loi sur les retraites intervenu le 15 septembre à l’Assemblée Nationale… si ce n’est le niveau d’arrogance dont est capable l’UMP !

Les députés ont donc, coûte que coûte, voté la loi qui reporte l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui relève de 65 à 67 ans l’âge permettant d’avoir une retraite sans décote et qui allonge la durée de cotisation. Cette loi méprise celles et ceux qui ont un travail pénible et pénalise encore plus les femmes.

Le bras de fer est entamé.

Ce gouvernement est chaque jour un peu plus illégitime pour nous imposer cette terrible régression.

La mobilisation contre cette réforme ne cesse de grandir depuis des mois, avec des manifestations et des grèves de plus en plus massives et de plus en plus populaires dans toute la société. Après le 24 juin, le succès historique du 7 septembre avec près de 3 millions de manifestants, avec des grèves réussies dans le privé comme dans le public, marque un tournant.

Il y a désormais, face à face, d’un côté un gouvernement totalement discrédité, miné par les affaires et les scandales et, de l‘autre, la volonté majoritaire qui s’exprime dans la rue et par la grève.

Ce que le vote de quelques dizaines de députés au sein d’une assemblée au ordre de Sarkozy a fait la mobilisation de millions d’hommes et de femmes peut le défaire.

Une loi votée peut être retirée par le rapport de force, par la rue : ce fut le cas en 2006 avec le Contrat Première Embauche (CPE).

Les salariés ne peuvent pas remettre le sort de leur retraite au Sénat qui planchera sur la loi du 5 au 15 octobre

Ce projet n’est pas amendable, il doit être purement et simplement mis à la poubelle.

Le 23 septembre, les salariés du privé comme du public, les jeunes, les précaires sont appelés à une nouvelle journée de grèves et de manifestations. Cette journée est décisive. Elle doit rassembler encore plus de monde que le 7 septembre dernier. Elle doit aussi, par la reconduction de la grève, par des démonstrations de force, par des actions de blocage être le point de départ d’un mouvement d’ensemble généralisé qui bloque le pays sur la durée.

Gagner, c’est possible et ça se joue maintenant !

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SNCF : après le 7 septembre, généralisons la grève !

À la SNCF, la journée du 7 septembre a été un succès. Selon le décompte de la CGT, une majorité (51, 8 %) de cheminots était en grève. Même la direction reconnaît que les agents d’exécution étaient majoritairement en grève. Signe que le climat change, de nombreux grévistes, notamment non syndiqués, se sont déplacés pour aller grossir les rangs des manifestations. Ils étaient bien plus que lors des dernières journées d’actions.
L’idée qu’un « tous ensemble » est nécessaire pour faire reculer le gouvernement est largement répandue chez les cheminots. Il est admis qu’il faudra aller au-delà de quelques journées de grève de 24 heures, aussi réussies soient-elles, pour imposer le retrait du projet de loi. Les cheminots mobilisés insistent sur le fait qu’ils veulent s’inscrire dans un mouvement d’ensemble. En substance, ils disent : la grève ne doit pas être celle des seuls transports, mais de l’ensemble des salariés.

Il nous faut en effet pousser dans le sens de la généralisation de la grève. À ce jour, malgré les hésitations que les militants ont pu ressentir – le privé va-t-il se mobiliser ? Cette nouvelle journée d’action ne sera-t-elle pas un coup d’épée dans l’eau ? etc. –, les chiffres de grévistes montrent que les cheminots constituent un des secteurs les plus mobilisés. Bon nombre d’équipes syndicales influentes, en particulier au sein de la CGT et de SUD-Rail, sont conscientes qu’il faut aller dans un futur proche, vers la grève reconductible, le blocage prolongé de l’économie pour faire plier le gouvernement. Une grève des cheminots bien préparée, déterminée, contrôlée par la base, avec le poids économique qu’ils représentent peut y contribuer. D’autant plus que la SNCF est une entreprise étendue nationalement, ce qui peut permettre d’ouvrir des perspectives d’extensions dans l’ensemble du pays.

Force est de constater que les fédérations syndicales de cheminots ne prennent pas d’initiatives dans ce sens et se contentent de suivre les consignes de l’intersyndicale confédérale, qui se montre très hésitante à aller à l’affrontement avec le gouvernement. Un nouvel appel à la grève a été lancé par les fédérations de cheminots CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT pour la journée interprofessionnelle du 23 septembre. SUD-Rail entend déposer un préavis de grève reconductible à compter de cette date. Au sein de la CGT-cheminots, à l’image des discussions qui ont lieu dans l’ensemble de la CGT, la pression se fait sentir pour que celle-ci contribue à la construction d’un tel mouvement.

Dans ce contexte, les assemblées souveraines des grévistes, les discussions et les décisions prises en commun, l’organisation que sauront se donner les grévistes et tous les militants du mouvement, par-delà les rivalités d’appareil, seront indispensables pour offrir une perspective de victoire. Car il n’y a que la lutte et la mobilisation la plus large des travailleurs qui pourront nous permettre de gagner.

Axel Persson

Lire l’intégralité de l’article : Après le 7, on continue !

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Jeudi 16 septembre Montpellier Meeting à 20h à la salle Pelloutier (place Zeus, quartier Antigone).

Les intervenants de ce meeting seront : Christian Mahieux (Solidaires), Eva Sas (Verts), René Revol (PG), Gilles Marquet (NPA) et Michel Passet (PCF).

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