Aude : déclaration des organisations du Front de Gauche 11 face aux fermetures d’entreprises et aux licenciements.

L’Aude a connu depuis 30 ans une très forte désindustrialisation. C’est actuellement l’usine PILPA (glace) qui est menacée de fermeture. Ses salariés sont en lutte depuis plusieurs mois. Dans ce contexte, les organisations du Front de Gauche 11 dont la Gauche Anticapitaliste 11 ont signé une « déclaration commune pour une réindustrialisation maîtrisée écologiquement responsable. »





Déclaration
commune des organisations

du
Front de Gauche dans l’Aude

 

CONVERGENCE COMMUNISTE,

FASE,

GAUCHE ANTICAPITALISTE


GAUCHE UNITAIRE,

PCF,

PARTI DE GAUCHE

En mettant SARKOZY dehors, sans pour autant adhérer au
programme social-démocrate de Hollande,
le peuple de France a marqué sa volonté de rompre avec les politiques
conduites par les Etats de l’Union Européenne qui imposent partout l’austérité.

Loin de résoudre les difficultés, elles enfoncent les pays dans la
récession (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie…).
En France, la situation n’est pas meilleure, dans la
mesure où la politique de la France demeure assujettie à celle de l’Union
Européenne et de l’OMC.

 

Il faut en finir
avec l’austérité
,
l’obsession
de budgets en équilibre au détriment des peuples et de nos capacités de
production que va aggraver le pacte budgétaire européen.

Dans ce contexte, les annonces de fermetures
d’entreprises ou de réductions d’activités et d’emplois, accompagnées de plans
anti-sociaux (honteusement mis de côté avant les échéances électorales),
illustrent bien la
nécessité de changer radicalement de politique et de
braquet.
 

 

Le recul de l’industrie, commencé dans les années 70, se
poursuit et engendre des désastres sociaux et des difficultés économiques sur
les territoires. Chacun connaît les grands dossiers nationaux actuels (PSA,
Fralib, Sanofi, sidérurgie, raffineries..). Dans le département, l’une des
dernières industries importantes, PILPA, est menacée de fermeture à court terme
par le fond de pension qui détient cette entreprise.

 

En 30 ans, l’Aude, autrefois très industrialisée, est
devenue une friche.
Toutes les filières industrielles ont quasiment
disparu : habillement (C17, Lauragaise de confection…), Mines (Salsigne),
Chimie (Someca, Formica, Micron-couleurs..), chaussure (Myrys, Chausséria..),
etc…

 

C’est d’autant
plus insupportable que
l’industrie est le secteur qui génère le plus d’emplois
induits
(1 emploi industriel=3 emplois induits en moyenne). Le
recul industriel a des conséquences néfastes sur les services publics, les
services, le commerce, les transports etc …
La question de la ré-industrialisation se pose donc avec acuité.

Elle sous-tend les questions de l’aménagement du territoire en
région, de l’emploi, du pouvoir d’achat et de la croissance.

A ce jour, le gouvernement n‘a pris aucune mesure allant
dans ce sens de la rupture avec la politique économique et sociale du capital.

Au contraire, il accompagne les fermetures d’entreprises et les
suppressions d’emplois, en validant les plans dits sociaux. Il favorise la
précarité à grande échelle avec les contrats dits d’avenir et il prépare la
flexibilité à travers les accords de compétitivité.

 

Les organisations
anti- capitalistes PCF, PG, ACC11, FASE, GAUCHE UNITAIRE, GAUCHE ANTICAPITALISTE,
appellent les salariés, qui ne peuvent compter que sur leurs luttes unitaires,
à se mobiliser et à se rassembler en toutes circonstances pour s’opposer aux
destructions industrielles et pour exiger avec nos organisations une autre
politique économique et sociale dans laquelle la ré-industrialisation du pays
doit tenir une place prioritaire.

 

Avec les travailleurs en lutte nous entendons promouvoir
des solutions qui sont en rupture avec les politiques libérales que la majorité
actuelle est en train de poursuivre. »

 

 

NOUS PROPOSONS 

               De
promouvoir des droits sociaux et leur harmonisation par le haut

         De
donner aux institutions représentatives du personnel des droits d’intervention
dans les entreprises, notamment un droit de véto sur les licenciements 

              D’interdire
les licenciements boursiers ou pour délocalisation

             De
développer la recherche publique

           Depasser d’une politique de concurrence
entre pays à celle de coopérations mutuellement avantageuses et écologiquement
responsable
 

  De
revoir la politique fiscale pour qu’elle favorise les entreprises qui
privilégient  l’investissement industriel au détriment de celles qui ont
pour objectif premier la redistribution des dividendes
 

               
De
créer un service public de l’emploi visant la sécurité sociale professionnelle
 

               
D’équilibrer
les rapports donneurs d’ordre et sous-traitants et de favoriser les
approvisionnements de proximité pour les matières premières

               
De
conditionner les aides à des créations d’emplois stables à temps plein avec des
contrats respectueux des droits sociaux

               
De
créer un pôle public d’investissement
 

               
De
planifier au niveau de l’état et des régions la politique industrielle

 

 

 

 

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