Augmentons la pression pour la régie publique de l’eau !

« Il n’y aura pas de débat sur la gestion de l’eau
au conseil municipal de Montpellier », voilà ce que Mandroux et les élus
PS ont répondu à Francis Viguié, conseiller municipal GA/FASE, qui les
interpellait sur la question. Loin d’être anecdotique, cela donne un nouvel
éclairage à la prise de position des élus PS quant au retour de l’eau en régie
publique dans l’agglo…

affiche_collectif_eau.jpgAffiche gestion publique - A5U

Ci-dessus :
affiche et tract du collectif « pour en retour en régie public de l’eau et
de l’assainissement ».

 

Nous devons
donner toute son importance à la décision de Mandroux de refuser d’avoir tout
débat et tout vote en conseil municipal de Montpellier. Souvenons-nous que
Montpellier, pour être plus précis sa majorité puisqu’elle a tous les sièges, a
la moitié des sièges à l’Agglo, soit 45 sur 90 ! Ce qui pour être encore plus
clair, rien ne peut se faire à l’Agglo sans les votes de Montpellier. Cette décision
de refus de débat et de vote a été prise, en toute conscience, avant le conseil
municipal. « Mandroux ne pouvait anticiper ma question (quoique
j’interviens sur cette demande à chaque conseil) mais la réponse est claire et
en rupture avec ce qu’elle avait déclaré auparavant (un débat et vote en début
d’année) », déclare Francis Viguié, conseiller municipal GA/FASE.

Il est donc
évident, qu’au-delà de la querelle Mandroux-Moure sur les prochaines
municipales, le PS de l’Agglo est d’accord sur deux points : pas de vote en
conseil municipal et pas de consultation de la population. Cette unité va peser
lourd dans la décision finale.

Nous avons
maintenant une indication manifeste sur les positions du PS. Nous ne sommes
plus simplement dans l’analyse ou le pronostic, la consigne est : pas de
débat, pas de vote des conseils !

Il serait
bon de connaître la position de la Fédération 34 du PS. Quelle est la position,
pas seulement des élu-es, mais du parti PS ?

Nous vous
donnons ici un extrait du programme du PS pour la dernière campagne
Présidentielle :

2.2.1 Favoriser la maîtrise
citoyenne de l’eau

« L’eau est chère pour les 40 millions de Français qui la consomment au
robinet : son prix moyen a augmenté de 40 % en 15 ans ! Sur les 96 départements
de la métropole, seuls moins de 20 sont desservis, en permanence et pour la
totalité de leur population, par une eau conforme à la réglementation sur les
pesticides. Plus de la moitié du territoire est classée en « zone vulnérable »
pour les nitrates. Quant aux eaux souterraines, à peine 15 % sont recensées en
bon état écologique et moins d’un tiers en bon état chimique. Le gouvernement
actuel se satisfait d’un système qui conduit à dépenser des fortunes en
dépollution (payée par le contribuable) plutôt que traiter les problèmes
écologiques à la source.

La hausse du coût est souvent aussi le résultat de la gestion déléguée de
l’eau soutenue par la droite
. Usagers et collectivités payent
plus cher en l’’absence de transparence dans la fixation des prix par les
entreprises du secteur. L’encadrement des contrats est souvent déficient.
Depuis 2002, l’’ingénierie publique a été détruite, ce qui a affaibli le
soutien de l’’Etat aux élus locaux soucieux de contrôler les pratiques ou de
passer en régie publique.

Pourtant, malgré une répartition inégale sur le territoire, la
France ne manque pas d’eau. Il s’agit de mieux gérer et préserver cette
ressource.

En renforçant la décentralisation et en privilégiant l’échelle
intercommunale, nous souhaitons revoir la gouvernance de l’’eau tout en
réaffirmant le rôle essentiel des Agences de l’Eau
, en révisant leur
périmètre quand celui-ci ne correspond pas à un bassin hydrographique. Le retour
en régie pour les collectivités qui le souhaitent sera facilité. 
Une
structure nationale sera mise en place pour former les élus locaux et leur
donner une boîte à outils utile dans leurs relations avec les entreprises
délégataires.

Nous mettrons en œuvre une tarification différenciée selon les usages de
l’eau : 
elle restera accessible à tous, mais ses usages non
fondamentaux seront davantage coûteux. »

Sur ce
sujet, comme pour l’essentiel de la politique du gouvernement, nous sommes bien
loin de toute volonté de changement. Les pratiques politiciennes, le refus du
débat, la continuité sont au rendez-vous des responsables locaux du PS. Pour
celles et ceux attachés au bien commun, au service public, l’heure est à la
mobilisation. Si nous ne voulons pas que l’eau reste une marchandise, agissons
ensemble avec le « collectif pour un retour en régie publique de l’eau et
de l’assainissement. »

Ci-dessous 2
articles de presse du 27 mars 2013 suite à l’intervention de Francis Viguié au
conseil municipal :

        Midi Libre :                                      Hérault du Jour :

eau_midi_libre_27-03-13.jpg                           eau_HDJ_27-03-13.jpg

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Ensemble 34
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