Compte rendu du Conseil municipal de Montpellier du 06 mai 2013

Ci dessous le compte rendu du conseil municipal de Montpellier du 06 mai 2013 par les élus de la Gauche Anticapitaliste – FASE, Francis Viguié et Anne-Rose Le Van.



CONSEIL MUNICIPAL de MONTPELLIER du 6 MAI 2013.

 

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Avant toute chose nous tenons à
apporter une précision suite à la démission de C. Dupraz d’EELV du Conseil
municipal. Notre camarade David Hermet suivait sur la liste et aurait pu
prendre la place du démissionnaire. Nous ne l’avons pas fait par correction
politique et pour respecter l’équilibre politique issu du vote des électeurs en
2008. La liste LCR-CUAL avait fait 5,7% et celle des Verts un peu plus de 10%,
nous avions alors constitué notre liste du deuxième tour sur la base 2/3
membres des Verts et 1/3 LCR-CUAL. Nous remercions Marie Massart, nouvelle élue
EELV, d’en avoir fait état lors de son intervention de présentation.

 

Pour ce conseil, nous avons déposé
une question de fond à travers un vœu pour une régie publique de l’eau et de l’assainissement.
Les trois clans du PS (Mandroux, Moure, Saurel)  ont en commun de ne pas vouloir de ce débat en conseil
municipal. Mandroux, suite à une de nos interventions lors du dernier conseil,
avait refusé clairement ce débat en disant qu’un débat
aurait lieu à la maison de la démocratie
. L’Agglo doit trancher le mode
de gestion en Juillet, il était impératif d’imposer ce débat maintenant. C’est
pourquoi notre groupe a déposé un vœu en proposant de l’élargir à toutes celles
et ceux partageant notre position de fond : la régie publique. Un vœu était
la seule façon d’avoir un débat et un vote. J. L. Roumegas, comme président de
groupe, est intervenu sur l’ordre du jour pour demander que le vœu soit débattu
et voté en début d’ordre du jour. Mandroux s’y est opposée.

 

Ce conseil avait 88 délibérations à
l’ordre du jour, commencé à 18h il a fini autour de minuit.

 

La délibération 8 avait pour objet la Délégation de Service Public du
Parc de stationnement du Nouveau St Roch.
Il s’agit d’un parking
public en élévation de 9 niveaux comprenant environ 800 places. La délibération
comportait l’éternel copié-collé vantant les mérites de la DSP.

Nous sommes intervenus sur deux
aspects. Le premier pour rappeler notre opposition de fond cette DSP. Un
parking est pour nous un élément du Plan Local de déplacement, la ville doit
pouvoir maîtriser son PLD, ses parkings, ses tarifs et, bien entendu, ses
ressources. Nous ne savons pas à ce jour qui prendra cette DSP, mais il est évident
que l’entreprise qui sera délégataire ne le fait pas par conception de service
public mais pour en tirer des bénéfices. Comme d’habitude, nous avons déclaré être
contre cette DSP. Nous avons aussi insisté sur le plan global de déplacement et
de stationnement. Le parking des Halles Laissac va être détruit, il n’y a plus
de parking à la Gare, le parking Baures va laisser la place aux 1 200 logements
du nouveau quartier St Roch, il faut des parkings gratuits à l’entrée de la
ville afin que les gens puissent laisser leur voiture et renforcer le maillage
tram–bus –mini bus, une véritable continuité des pistes cyclables et des  déplacements doux

Nous avons voté contre cette délibération

Pour info EELV a demandé s’il y
aurait des places de parking vélo et H Mandroux a répondu qu’il y en aurait
800.

 

Les délibérations 36 et 37 concernaient les locaux des Maisons pour Tous
et l’attribution de locaux.

Nous sommes intervenus, une fois
de plus, pour poser le problème récurrent des salles de réunions à Montpellier.
Il ne s’agit pas simplement d’attribution de locaux pour telle ou telle
association, il s’agit d’offrir la possibilité de salles de réunions dans tous
les quartiers. Nous avons demandé que les Maisons Pour Tous puissent être
utilisées par les associations, les collectifs ou les partis.

Pour le moment, la majorité
maintient le statut actuel totalement insatisfaisant et posant problème pour
une véritable vie démocratique.

 

La délibération 44 proposait un nouveau jumelage avec la ville de
Sherbrooke (Canada)

Nous avons utilisé cette délibération
pour intervenir sur le bilan des jumelages et tout particulièrement sur Béthléem
et la Palestine.

La ville de Sherbrooke  a déjà un partenariat avec l’université
de Montpellier, au vu de la faible réalité des autres jumelages, de leur
visibilité et de leur intérêt pour les habitants nous voyons peu d’intérêt à ce
nouveau jumelage. C’est pourquoi, nous nous sommes abstenus sur cette délibération.

Nous avons interpellé directement
Mme Mandroux comme maire de Montpellier sur deux points concernant Béthléem et
la Palestine. Tout d’abord, pour demander pourquoi le drapeau palestinien ne
flottait pas à égalité avec les drapeaux des autres villes jumelées ? Nous
lui avons demandé quelle était sa position politique sur cette question. Nous
avons continué sur la journée sioniste de Jérusalem « capitale éternelle d’Israël »
pour demander que la Mairie respecte les droits du peuple palestinien et le
droit international en n’apportant pas son soutien logistique, financier et
politique avec la présence des élus à cette initiative. Nous avons demandé
quelle était sa position sur cette journée. Nous lui avons aussi signalé les
différents courriers et demandes d’entrevue restés sans réponse à ce jour.

Comble de tout, Mandroux laissera
Perla Danan nous répondre. Pour elle, nous sommes de ceux qui « aboient »
et opposent les peuples ! Elle déclare que le drapeau flotte à la Maison
Internationale sans répondre aux questions de fond.

JL Roumegas a rappellé que
l’Ambassadeur de Palestine viendra à Montpellier les 15 et 16 Mai et à demandé
ce que la Mairie avait prévu. Il n’y a pas eu de réponse sur ce sujet.

 

La délibération 50 concernait les modalités de concertation proposées
par RFF concernant le projet de la nouvelle gare TGV.
La
proposition lie la nouvelle gare et le nouveau quartier OZ.

Notre intervention contre ce
projet a repris une série d’arguments que nous avions déjà développé. Nous
sommes pour une gare TGV en centre ville, l’avantage du train est de pouvoir
partir d’un centre pour arriver en centre ville. Nous sommes contre un étalement
urbain de l’autre côté de l’autoroute occupant toute la bande verte du littoral
jusqu’à Lattes, Boirargues, Mauguio. Avec le projet actuel, cette bande verte
va servir au doublement de l’A9, à la nouvelle gare TGV, au quartier OZ, à un
quartier d’affaires…. Nous avons voté contre les transferts de territoires à
ASF, nous renouvelons notre positionnement. De plus, un nouveau problème se
pose pour les gens venant en TER pour prendre le TGV. Comme il n’est pas prévu
de ligne train entre les deux gares, ils devront aller en tram jusqu’à la
nouvelle gare TGV ce qui fait perdre bien plus que le temps qui sera gagné pour
se rendre à Paris et idem pour le retour. Nous sommes pour une nouvelle ligne
rapide permettant fret et voyageurs et pour un lien ferroviaire entre la gare
de centre ville St Roch avec la nouvelle ligne (les
élus municipaux de la majorité débattent comme si la mixité fret/TGV était
acquise car elle permet que les trains de marchandise ne circulent plus en centre
ville mais rien n’est acquis pour le moment, quant au lien ferroviaire entre la
ligne TER et la nouvelle ligne TGV, il n’est même pas prévu). Nous sommes pour
un développement du fret comme alternative aux 17 000 camions quotidiens
passant à Montpellier. Nous sommes aussi pour préserver des terres agricoles
afin de développer une agriculture de proximité, une agriculture bio et les
circuits courts. Pour terminer, la proposition de RFF de mettre en place un
Partenariat Public Privé (PPP) pour le projet ne peut avoir notre accord.

Nous avons voté contre cette délibération,
EELV s’est abstenu

 

La délibération 67 concernait l’évolution du nombre de postes d’enseignants
pour la rentrée 2013.

Notre intervention a regretté que
nous en restions à l’habituelle délibération constat. Nous n’allons pas voter
contre une délibération qui se félicite des créations de postes et émet un avis
défavorable aux 5 fermetures de classes mais nous trouvons qu’il est désolant d’en
rester là sous un gouvernement qui dit faire de l’école sa priorité. Nous
notons qu’il y a des suppressions de postes dans des écoles où les parents et
les enseignants se mobilisent depuis des semaines. Les suppressions de postes
concernent les écoles A. Comte, J. Delteil (2), Gallilée et L. Mallet. Nous
jugeons inacceptable les suppressions de postes, c’est pourquoi la mairie
devrait mettre tous ses moyens pour soutenir l’action des parents et des
enseignants, agir pour que le gouvernement donne les moyens pour une école de
qualité. De plus, un plan d’urgence s’impose à Montpellier vu  les sureffectifs existants et la
moyenne d’enfants par classe supérieure à la moyenne nationale. C’est en ce
sens que nous voulons aller et pas simplement faire le constat habituel.

 

La délibération 71 faisait le bilan 2012 du dispositif Clé Montpellier
Logement.

Ce dispositif sensé aider les
jeunes à se loger a un succès des plus limité, en 2012 seulement 31 jeunes ont
pu en bénéficier ! Ce qui dans une ville où 25 % de la population a
moins de 25 ans et que nous accueillons des dizaines de milliers d’étudiants a
de quoi surprendre. Nous sommes intervenus pour demander des éclaircissements
sur ces chiffres et pour développer une orientation de construction de
logements sociaux, de logements étudiants, de blocage des loyers et de lutte
contre la spéculation immobilière. Les élus de la majorité trouvent qu’ils ont
fait le boulot concernant la spéculation car c’est la SERM qui crée les
nouvelles ZAC et pas des privés. Mais le résultat de la SERM en ce domaine est
discutable : Montpellier est très cher (environ 4000 euro/m² pour l’achat
d’un appartement neuf et 3000 euro/m² pour des primo-accédants).

 

La délibération 77 faisait le point sur la modification du tableau des
effectifs en Mairie

Comme cette délibération rajoutait
35 emplois d’avenir, elle a donné lieu à un débat général sur le chômage. Nous étions
intervenu sur le fond de la question des emplois d’avenir lors du dernier
conseil municipal. Il est clair pour nous que ce n’est pas ainsi que l’on
combat le chômage et nous l’avons redit lors de notre intervention. Nous avons
surtout insisté sur la question des licenciements. Alors que le conseil
municipal avait voté un vœu proposant une loi pour l’interdiction des
licenciements boursiers, nous avons dénoncé le fait que la majorité
gouvernementale ait refusé de se saisir de la proposition des députés du front
de gauche proposant cette loi. Leur refus fait que les salariés de Sanofi se
retrouvent sans cet appui dans leur lutte et va dans le sens des 250
suppressions de postes. Nous regrettons aussi que la Mairie n’ait pas levé le
petit doigt pour les salariés de Virgin aujourd’hui menacés clairement de
licenciements. Ils demandent l’appui de la municipalité pour leur lutte, il
faut être à leur côté. Combattre le chômage, c’est commencer par défendre l’emploi
existant et lutter contre les licenciements et suppressions de postes, c’est être
avec les salariés de Sanofi et de Virgin, c’est prendre les initiatives et
voter les lois qui font que ce n’est pas la finance qui gouverne.

 

La délibération 85 concernait le marché communication de la ville.

Pour la communication
institutionnelle de 100 000 à 550 000 euros

Pour la communication événementielle
de 150 000 à 550 000 euros

Ce qui fait tout de même jusqu’à 1
100 000 euros pour la communication !

Nous avons voté contre cette délibération
considérant que cet argent serait bien mieux utilisé dans d’autres postes budgétaires
répondant aux besoins sociaux.

 

La délibération 87 désignait le représentant de la ville au Pôle de
Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) Sud de France.

Nous sommes intervenus sur le fond
pour refuser le PRES qui fait suite à la LRU imposée par le gouvernement
Sarkozy- Pécresse. Nous refusons cette logique  de mise en concurrence des universités . Cette décision en
continuité avec la politique de Sarkozy, ressemblant comme deux gouttes d’eau à
la mise en place des Métropoles, ne peut recevoir notre accord.

Nous avons voté contre cette délibération

 

Vœu pour une régie publique de l’eau et de l’assainissement

Vu l’enjeu de ce débat, nous avons
tenu à présenter les arguments des différents groupes politiques présents au
conseil municipal, aussi nous le joignons à part .

Le PS, qui ne voulait pas ce débat,
qui hypocritement parle de dogmatisme et d’idéologie de notre part tente ainsi
de cacher son refus de l’eau comme bien commun géré en régie publique. Nous
venons de voir son refus de voter une loi d’interdiction des licenciements
boursiers, son refus de voter une loi d’amnistie des syndicalistes, nous avons
sous les yeux un nouveau recul. Comme un vœu oblige à un débat mais surtout à
un vote, le PS a bien du prendre position et il l’a fait en appelant ces
conseillers à voter contre le vœu ! Le vœu a donc été minoritaire au
conseil avec 10 voix pour (EELV-GA-FASE-PCF).

Voir ici le détail du débat sur ce voeu


Prochain conseil municipal le 17
juin 2013.

 

Anne Rose Le Van Francis Viguié conseillers Gauche Anticapitaliste-FASE

 

 

 

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