Conseil municipal de Montpellier : nous conservons notre independance !

Francis Viguié et Anne-Rose Le Van, conseillers municipaux Gauche Anticapitaliste – FASE réagissent à la décision des Verts de Montpellier, de rejoindre la majorité municipale. En 2008, la liste des Verts et la notre avaient fusionné pour le second tour. Depuis, nous faisions partie du même groupe, indépendant de la majorité municipale. Voir aussi ci-dessous le communiqué du Parti de Gauche.








CONSEIL
MUNICIPAL :

NOUS
CONSERVONS NOTRE INDEPENDANCE

Lors des élections municipales de 2008,
notre liste LCR-CUAL avait fait une fusion technique lors du 2éme tour avec la
liste des Verts. Avec plus de 18%, nous avions eu 5 élu-es et constitué un
groupe indépendant de la majorité PS-PC-Modem.

Plus de 4 ans après,les 3 conseillers
d’EELV viennent de décider d’entrer dans la majorité municipale, nous ne
partageons pas cette décision politique.

Nos divergences avec la majorité
municipale ne se sont en rien atténuées depuis la constitution de notre liste.

Le dernier rapport COMPAS (Centre
d’Observation et de Mesures des Politiques Sociales) a mis en évidence la
pauvreté et la précarité dans notre ville, plus d’un habitant sur quatre est
pauvre, les taux de chômage sont bien plus hauts que la moyenne nationale et
sont catastrophiques dans les quartiers populaires. Cette rentrée voit les
plans sociaux et les fermetures d’entreprises se multiplier (Sanofi, Virgin,
Crédit Immobilier de France…). Notre priorité sociale n’est pas la
multiplication des Zones de Sécurité Prioritaire (ZSP) pour les quartiers de
Montpellier mais la fin de la précarité et du chômage, c’est la mobilisation
pour une loi interdisant les licenciements en commençant par les entreprises
qui font du profit. C’est aussi, l’appropriation collective de Sanofi pour
l’intégrer dans un grand pôle public de la santé. A l’évidence, ce type de
décision ne rentre pas dans les pouvoirs de Mme le Maire, mais elle peut se
positionner en ce sens, être au côté des salariés en lutte, mettre les moyens
de la mairie à leur disposition pour coordonner leurs actions, agir avec les
autre villes et élus pour construire un rapport de force national, exiger du
gouvernement une loi, la réquisition des entreprises et une véritable
appropriation sociale…. Voilà comment nous concevons le rôle d’une majorité
dans un moment où pour réussir le changement il faut du courage politique et
oser rompre avec un capitalisme en crise.

Nous refusons
les augmentations d’impôts décidées par l ’Agglo et ceci d’autant plus que
cette instance n’est pas élue au suffrage universel. Où est sa
légitimité ?

Il est vrai que les transferts de
compétences (décidés par la majorité) font que des questions décisives se
décident à l’Agglo, mais rien ne peut se faire sans l’accord des élus de
Montpellier, soit 45 sur 90, et tous de la majorité. Il est inadmissible que
les transports publics à Montpellier coûtent 1,40 euros alors que les bus du
Département, et certains TER coûtent 1 euro ! Nous sommes pour la gratuité
des transports publics, c’est pourquoi tout ce qui va dans ce sens est positif.

Côté priorité écologique, nous sommes
pour que l’eau soit en régie publique et que cette décision soit annoncée
publiquement sans attendre. Le silence actuel ne peut que nous inquiéter alors
que l’échéance de fin de contrat arrive. Nous refusons le doublement de l’A9,
véritable aspirateur à voiture et à camion. Il est plus que temps, alors que le
PS a tous les pouvoirs, de renforcer le transport de fret alternatif au tout
camion (ferroutage, merroutage…). Le logement social reste une priorité majeure
dans une ville où 70% de la population peut y prétendre et où les dossiers en
attente se comptent par milliers. Il faut un véritable plan d’urgence dans
l’Agglo et ceci d’autant plus que nous allons passer à 25% ; Vu le retard
considérable pris, sans plan d’urgence volontariste nous n’arriverons jamais au
25% !, il faut un développement du logement social dans tous les quartiers
et dans toutes les communes de l’Agglo, une véritable mixité sociale sur
l’ensemble de la ville et non seulement confinée principalement aux quartiers
populaires.

Côté démocratie, nous n’avançons pas.
C’est ainsi que, par exemple, la majorité a décidé l’étalement urbain avec
symboliquement aujourd’hui des projets d’urbanisation au-delà de l’A9 ( gare
TGV, centre d’affaire, nouveau quartier OZ …), sans consultation ni contrôle ni
décision des populations.

C’est la conception quotidienne de la
démocratie locale menée par cette majorité que nous déplorons depuis 4
ans : très peu de participation des habitants, une concertation réduite au
minimum légale, des comités de quartier peu visibles et peu associés aux
décisions. D’autres municipalités en France et ailleurs ont une meilleure
politique de démocratie participative, il serait temps de s’en inspirer.

Pour finir, le choix fait par le
gouvernement Hollande de s’inscrire dans la réduction des déficits avec sa
« règle d’or » aura des conséquences catastrophiques pour les
collectivités territoriales. Les conséquences en terme d’emplois, de services
publics, d’investissements publics seront majeurs. L’austérité permanente
concernera aussi notre ville, c’est aussi pourquoi nous nous positionnons
contre ce traité d’austérité permanente.

 

C’est pour toutes ces raisons que, tout
en luttant fermement contre la droite comme nous l’avons fait pour nous
débarrasser de Sarkozy, nous ne demandons pas à intégrer cette majorité et
conservons notre indépendance.




Montpellier,
le 1 Octobre 2012.

Anne
Rose Le Van et Francis Viguié

conseillers
municipaux Gauche Anticapitaliste – Fase

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Communiqué du Parti de Gauche 34




Les élus EELV au Conseil municipal
de Montpellier ont rejoint la majorité municipale alors qu’ils avaient été élus
sur une liste d’opposition de gauche (Verts, LCR, FASE). Nous pourrions
comprendre un tel ralliement si les questions posées lors des élections étaient
réglées. Or, il n’en est rien. Aucune des questions majeures écologiques et
sociales n’ont été résolues :

       Les
transports en commun ( TAM) ne s’orientent pas vers la gratuité.

       Le
doublement de l’A9 se fait et l’aspirateur à camions va s’accélérer au détriment
du CO2.

       Aucun
engagement sur un retour au service public de l’eau. Aucun signe n’est donné
pour abandonner la soumission à Veolia.

       L’effort
pour obtenir 25 % de logements sociaux n’est pas du tout garanti.

       Et tout à
l’avenant en matière de services publics : outre l’eau, les crèches, le
funéraire, etc…

Le Parti
de Gauche à Montpellier demande des réponses claires sur ces questions écologiques
et sociales déterminantes pour notre Parti.

Montpellier,
le 4 octobre 2012

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Ensemble 34
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