Ecoles: Action le 13 mars

 Sardinade
géante devant le rectorat (rue de l’université) mercredi 13 mars à 12h.

« Nos
enfants ne sont pas des sardines ! Les travaux doivent être entrepris au plus
vite pour permettre l’utilisation des locaux disponibles ! Les classes fermées
doivent être restaurées et des écoles doivent être ouvertes sur Montpellier ! »

Des moyens pour l’école, c’est
maintenant!   
Les
parents d’élèves restent déterminés et mobilisés pour exiger la réouverture de
ces classes : ils invitent tous les parents des écoles de Montpellier et
au-delà, à cette manifestation originale.

 

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Les parents d’élèves ne lâchent
rien !
Pour
rappel, au dernier CDEN de l’Hérault, l’ouverture de postes ne s’est pas montré
à la hauteur des besoins. Pire, toutes les fermetures de classe envisagées par
le rectorat ont été maintenues.

La mobilisation des parents va donc
continuer(voir articles précédents), espérant
l’appui des enseignants et de leurs syndicats.

Ils appellent donc à se rassembler
très nombreux le mercredi 13 mars à 12 h devant le rectorat au 31 rue de
l’Université à Montpellier pour l’ouverture et la non fermeture de classes
autour d’ unegrande Sardinade.

Le CDEN qui
s’est tenu jeudi 21 février a donc tranché : toutes les fermetures de
classes dans le département sont entérinées, dont, pour Montpellier, une classe
à Auguste Comte (quartier Gambetta/Clemenceau) et Léo Malet (quartier
Celleneuve), alors que les écoles de Montpellier sont déjà surchargées et
au-delà de leurs capacités d’accueil. C’est inadmissible.

 

La
responsabilité en revient en premier lieu à la municipalité de Montpellier
dont la compétence principale est
justement la prise en charge de la petite enfance (crèche, école maternelle et
école primaire). Pour mémoire, l’école Auguste Comte est à 600 m de l’école
Sévigné où les élèves sont 32 en CP ! Comte où à la rentrée 2013 il y aura une
classe de CM1/CM2 à 35 élèves sans poste de directeur ! Rappelons également que
des écoles disposent de locaux que des travaux sommaires permettraient de
rendre fonctionnels… (notamment 120 m² à Curie et 80 m² à Sévigné). Rappelons
encore qu’en 2012, alors qu’il n’y avait pas eu de fermeture, une classe avait
dû être ouverte en urgence fin août pour répondre aux demandes d’inscriptions.
Rappelons enfin, qu’il y a 5 ans, la Mairie, voulant fermer l’école Auguste
Comte, a modifié la carte scolaire de manière à «assécher» les recrutements
d’élèves !

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Les parents
d’élèves s’interrogent :

« Devant
tant d’absurdités, il est difficile de trancher entre ce qui relève de la
volonté politique de

faire des
économies budgétaires sur le dos des enfants (et pouvoir ainsi dégager
davantage de

ressources
pour la communication de la Ville ou les frais de mission des élus) ou bien ce
qui relève

de
l’incompétence totale des services techniques de l’enseignement de la Mairie.
Pour nous peu

importe, le
résultat est là : les conditions d’accueil et d’apprentissage de nos enfants
vont encore se

dégrader à
la rentrée 2013. »

 

Mais la
responsabilité en revient également à l’Éducation Nationale et à l’État
. En effet M. Philippe Wuillamier, directeur
Académique des Services de l’Éducation Nationale
n’a pas pris (voulu
prendre?) en compte la gravité de la situation.

 

« Pour
nous, cela donne une bien étrange teneur aux propos ronflants sur la «
refondation » de l’école et sur la « priorité » accordée au primaire, ainsi que
sur « l’intérêt des élèves ».

Ces
promesses auraient-elles fait les frais des choix budgétaires du gouvernement
? »
ajoutent
amèrement les parents d’élèves en lutte.

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Communiqué de la Gauche
Anticapitaliste.

Une véritable refondation de l’école passe par une
autre idée de l’école.

Pour V.
Peillon, ministre de l’éducation, le projet de loi d’orientation et de
programmation présenté en conseil des ministres le 23 janvier 2013 est présenté
comme une« refondation » de l’école alors qu’ il n’est que la
poursuite des politiques des gouvernements précédents.
L’habillage le plus gros consiste à laisser croire qu’un effort budgétaire est
fait en termes de moyens et de créations d’emplois alors que la politique
budgétaire reste celle de l’austérité, du redéploiment des postes au sein de la
Fonction publique, privant d’autres services publics de moyens. Ce projet de
loi ne restitue pas les emplois supprimés précédemment puisque 60 000 emplois
devraient être créés pendant le quinquennat alors que 80 000 postes avaient été
supprimés Sarkozy.
La loi de refondation reprend les dogmes précédents : socle commun de
compétences et de connaissances réduisant les apprentissages à une conception
utilitariste, réformes des lycées, séparation des voies des lycées.


Refonder l’école, c’est rompre avec une politique éducative tournée vers
l’employabilité et une privatisation à terme. L’avenir de l’enseignement
professionnel public est posé avec le pilotage prévu à partir des régions en
fonction des préoccupations économiques locales.
Refonder l’école, c’est défendre une école gratuite, une école de la mixité
sociale et de la laïcité.
Refonder l’école, c’est proposer un système sans sélection ni orientation
imposée avant la fin du lycée, avant 18 ans.
Refonder l’école, c’est apporter de la démocratie dans le fonctionnement du
système, y compris avec les jeunes en formation, et dans l’élaboration des
contenus d’enseignement.


La mobilisation des enseignants du 1er degré au niveau parisien mardi 22
janvier, suivie à près de 90%, et celle au niveau national, aujourd’hui 23
janvier, contre les modalités de la réforme des rythmes scolaires, montre que
le passage en force n’est pas une solution. Réformer le temps et les rythmes
scolaires en alourdissant les conditions de travail des enseignants, sans
financement national des activités péri-scolaires, qui seront laissées à la
charge des collectivités locales, n’est pas acceptable.


La Gauche Anticapitaliste, membre du Front de gauche, soutient les
mobilisations des enseignants et prendra toute sa place dans les luttes pour
construire une école émancipatrice.
Dans le cadre du Front de Gauche, elle travaillera à faire vivre et développer
l’idée de l’école de l’égalité. Avec les personnels, les élèves et les
parents d’élèves, elle fera vivre l’idée d’une vraie démocratie dans l’école
par la construction commune de l’école pour tous et de tous.


Le 23 janvier 2013.

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