Gaz de schiste, non merci ! Réunion publique à Gabian le 4 juillet.

La
mobilisation populaire contre les gaz de schiste en 2010-2011 a permis d’obtenir
une loi abrogeant l’exploitation des gaz de schiste par fracturation
hydraulique, seule technique d’exploitation disponible pour ce type de sous-sols.
Cependant, les grosses sociétés pétrolières telles que Total ou Shuepbach
Energy n’entendent pas laisser filer la poule aux œufs d’or et lancent aujourd’hui
une bataille juridique contre la loi française pour l’invalider.


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La mobilisation populaire contre les gaz de schiste en 2010-2011
a permis d’obtenir une loi abrogeant l’exploitation des gaz de schiste par
fracturation hydraulique, seule technique d’exploitation disponible pour ce
type de sous-sols. Cependant, les grosses sociétés pétrolières telles que Total
ou Shuepbach Energy n’entendent pas laisser filer la poule aux œufs d’or et lancent
aujourd’hui une bataille juridique contre la loi française pour l’invalider.

C’est Shuepbach energy, multinationale texane, qui a lancé
les hostilités en portant l’affaire au niveau du conseil d’Etat qui a renvoyé
la question au conseil constitutionnel. Le prétexte, pour le moins fallacieux,
mais qui pourrait cependant donner raison à la multinationale, est que la loi
ne comporte « aucune procédure d’évaluation des risques » de la
fracturation hydraulique. De la mauvaise foi et une habilité à jouer sur les
textes de loi…alors même qu’aux Etats-Unis, la technique largement utilisée a
entraîné notamment de graves pollutions des nappes phréatiques…
 


Dans les plaines du Languedoc, c’est la société Lundin qui a
toujours ses permis d’exploitation et malgré la loi, elle est en droit aujourd’hui
d’explorer le sous-sol à la recherche d’hydrocarbures liquides et gazeux. C’est
d’ailleurs ce qu’elle fait puisque dans l’Aude, des camions de prospection ont été
aperçus récemment.

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Il n’est pas possible de perdre le bras de fer qui se
poursuit entre la population et des grosses entreprises pétrolières qui veulent
saccager l’environnement au nom du « sacro-saint » profit. En plus
des nombreuses expropriations d’agriculteurs, l’exploitation des gaz de
schiste entraîne la pollution des nappes phréatiques et par conséquent de nos
rivières et de leurs nombreux écosystèmes. Nous devons donc continuer la lutte
populaire et faire pression sur le gouvernement, aucun recul ne doit être
toléré !

Pour se mobiliser et en savoir plus sur les gaz de schiste, la méthode d’exploitation
et notamment dans la région, les communes concernées du Languedoc, une réunion
publique est organisée par le collectif « gaz de schiste, non merci ! »
à Gabian le 4 juillet.

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